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« Il faut peut-être en tuer » : trois mois avec sursis pour Salime Mdéré

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Le premier vice-président du conseil départemental de Mayotte a été reconnu coupable, ce jeudi 7 mars, de « provocation à commettre un crime ou un délit », après ses propos sur le plateau de Mayotte la 1ère au tout début de l’opération Wuambushu. Il échappe à une peine d’inéligibilité qui avait été requise par le parquet du tribunal judiciaire de Saint-Denis (La Réunion), où il était jugé.

Ses propos, tenus en plein journal télévisé, avaient suscité un véritable tollé médiatique. Le 24 avril, Salime Mdéré s’était emporté sur le plateau de Mayotte la 1ère après visionnage d’une vidéo montrant des bandes en train de semer la terreur à Tsoundzou. « Ces délinquants, ces voyous, ces terroristes, un moment donné, il faut peut-être en tuer. Je pèse mes mots. », avait déclaré le premier vice-président du conseil départemental de Mayotte à la présentatrice, médusée.

Salime Mdéré avait par la suite été convoqué en correctionnelle au tribunal judiciaire de Saint-Denis (La Réunion), pour « incitation à la haine » et « provocation à la commission d’atteintes à la vie ». Deux associations, la Ligue des droits de l’Homme et SOS Racisme, se sont constituées partie civile pour l’audience, qui s’est tenue le 2 février.

Ce jour-là, le parquet de Saint-Denis a requis trois mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité contre Salime Mdéré. L’avocat du premier vice-président, Me Yanis Saouhaili, a quant à lui plaidé pour la relaxe de son client, estimant que la situation sécuritaire instalble à Mayotte avait conduit l’élu du conseil départemental à tenir ces « propos malheureux ».

Pas d’inéligibilité

Un mois après, le couperet est tombé. Ce jeudi 7 mars, Salime Mdéré a été reconnu coupable de « provocation à commettre un crime ou un délit ». Il écope d’une peine de trois mois de sursis et 10 000 euros d’amende, deux fois le montant réclamé par le parquet.

Dans sa décision, le tribunal correctionnel de Saint-Denis a par contre relaxé Salime Mdéré du délit de « provocation à la haine raciale », déboutant les deux associations qui s’étaient constituées partie civile au procès le 2 février (la Ligue des droits de l’Homme et SOS Racisme).

Le tribunal considère que les propos du vice-président ne ciblaient pas des personnes en raison de la race, l’ethnie ou l’origine.

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