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Du haut de ses 24 ans, La Mendosa s’est déjà fait un nom dans le monde du rap mahorais. Elle crée de la musique depuis son adolescence, mais la rappeuse s’est dévoilée au public il y a deux ans. Désormais, elle s’est imposée comme étant la révélation féminine de ces dernières années dans cet univers très masculin, particulièrement à Mayotte. De nature discrète, La Mendosa a accepté de se confier exclusivement.

À Cavani, La Mendosa est chez elle. Elle y a grandi, elle connaît tout le monde et se sent à l’aise. Même si aujourd’hui beaucoup la reconnaissent dans la rue, elle affirme être la même fille de quartier. « J’ai les mêmes amis, les mêmes fréquentations. Et d’ailleurs je m’inspire de mon entourage, de ce que je vis, pour créer. »

L’artiste n’est pas novice dans l’univers du rap. « J’ai commencé plus jeune avec mes frères qui en faisaient », se souvient-elle. C’est à l’âge de 14-15 ans qu’elle commence à s’y intéresser sérieusement. Au début, il ne s’agit que d’un passe-temps après ses heures de cours, mais très vite, l’adolescente qu’elle était se passionne pour cet art qui « n’a rien de féminin », selon certains. « On me dit parfois que je suis une fille et que je devrais chanter au lieu de rapper, mais je n’en ai pas envie et je ne vois pas où est le problème. » Pendant des années, elle fait du rap uniquement avec ses amis de quartier et préfère se concentrer sur ses études. Elle est d’ailleurs diplômée d’une licence de droit. Mais à son retour à Mayotte en 2019, l’un de ses soutiens la pousse à enregistrer. Elle refuse d’abord avant de revenir sur sa décision. C’est à ce moment que la machine est lancée.

La considération des rappeurs Mahorais

La Mendosa commence à se faire connaître en faisant des featurings avec des artistes mahorais tels que Walter, Patsaou ou encore Nixo. Mais pour l’instant, son plus gros succès solo est le titre « N.V.M », sorti en février de cette année. Son public ne manque pas d’éloges à son égard. La rappeuse écrit et compose ses chansons, toutes en langue locale. Elle a créé un petit studio chez elle qui lui permet d’enregistrer tranquillement. « C’est Reed Blowz qui m’a offert mon premier matériel pour faire ce studio », souligne-t-elle.

Elle y passe des heures à gribouiller, faire des essais, enregistrer. « C’est en studio que je me sens à mon aise. Dans tout ce processus de création de musique, c’est ma phase préférée. » En effet, elle reconnaît ne pas être dans son élément sur scène ou devant les caméras, à cause du regard des gens. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle elle accorde rarement d’interviews. Mais l’interprète de « Gangsta Love » peut toujours compter sur ses compères rappeurs mahorais, qui l’ont immédiatement très bien accueillie et l’encouragent à se surpasser. « Je remercie surtout Walter et El Saphir, parce que sans eux ça ne serait pas pareil. »

Sa famille, un soutien sans failles

Ses frères, ceux qui lui ont fait découvrir l’univers du rap, ne sont également jamais bien loin quand elle a besoin de conseils. Au même titre que ses parents, qui l’ont soutenue dès le début. « Mon père nous encourage dans tout ce que l‘on entreprend, mais dès le départ il m’a dit que si je voulais me lancer là-dedans, il fallait que je le fasse à fond et que j’assume. » Sa famille lui sert de barrière contre les mauvaises critiques et ceux qui lui disent qu’elle est une « Diam’s de Wish ». La jeune femme ne répond pas et ne lit pas les avis car « je sais que certains commentaires peuvent être haineux et je préfère m’en préserver », affirme-t-elle.

Loin d’être timide, elle est même considérée comme étant « la patronne » dans son quartier, mais aujourd’hui l’artiste a fait le choix de passer outre ce genre de remarques car elle est fière de son travail. « Je me respecte en tant que femme et en tant qu’artiste. Je fais très attention à ne pas être vulgaire car je sais que mes parents regardent tout ce que je fais et je ne veux pas qu’ils me voient comme ça », ajoute-t-elle. Le seul reproche qu’ils lui font, c’est de ne pas comprendre tout ce qu’elle raconte dans ses chansons. « C’est normal, c’est un langage de rue, ils ne peuvent pas tout saisir », sourit-elle. Elle est aujourd’hui déterminée à prouver qu’une femme mahoraise peut faire du rap, qui plus est en shimaoré. Retenez bien son nom, La Mendosa, puisqu’elle marquera certainement la scène musicale mahoraise dans les années à venir.

Retrouvez ce portrait dans le numéro 1010 de Mayotte Hebdo.

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