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Un imagier bilingue pour « aider les plus jeunes à maîtriser le shimaore »

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Flash infos : Quel a été votre inspiration pour créer cet imagier bilingue français-shimaore ?

Naouirou Issoufali : Ce livre est né d’une rencontre avec l’illustrateur Rivo Radremba en 2012, au salon du livre jeunesse de la ville du Port à la Réunion. Nous sommes devenus amis et l’idée m’est venue de créer un imagier bilingue pour les plus petits. Entre temps, j’étais passé à autre chose ; j’ai travaillé sur d’autres projets. L’idée était restée dans un coin de ma tête et je me suis repenché dessus il y a un an environ.

FI : Comment avez-vous porté ce projet ?

NI : Je l’ai financé de A à Z ; j’ai payé l’illustrateur, le transport, tout. Le livre est édité par une maison d’édition malgache, à 500 exemplaires. Une diffusion est prévue en librairie. Surtout, je compte me rapprocher des institutions pour qu’elles puissent s’imprégner du livre, et pourquoi pas en commander pour les écoles.

FI : La question de l’apprentissage du shimaore à l’école est-elle importante à vos yeux ?

NI : Oui, tout à fait. La loi du 21 mai 2021 donne une importance aux langues régionales, et shimaore et kibushi ont été reconnus comme telles. C’est ce qui m’a donné l’envie de créer un outil pour permettre aux jeunes d’apprendre correctement le shimaore. Je suis parti d’un constat : aujourd’hui, dans les familles mahoraises, on force nos enfants à parler français sans même leur avoir appris notre langue, que beaucoup ne maîtrisent plus correctement. Or, c’est en maîtrisant d’abord notre langue que l’on pourra être aussi performant en français.

FI : Comment ont été choisis les mots inclus dans l’imagier ?

NI : L’imagier est constitué de trois chapitres : dagoni pour le vocabulaire de la maison, malavouni pour le lexique du champ (fruits, légumes, etc.) et matsungani, celui de la ferme et des animaux. Il s’adresse en priorité aux enfants de 3 à 10 ans, mais peut servir à monsieur et madame tout le monde.

FI : On sait que la graphie et l’orthographe du shimaore sont débattus. Comment avez-vous procédé ?

NI : J’ai suivi les préconisations de l’association Shime dont le président, Rastami Spélo, a supervisé la rédaction de l’imagier en validant l’orthographe et les traductions. Je le remercie pour son aide.

FI : Avez-vous d’autres projets similaires en cours ou prévus à l’avenir ? Si oui, pouvez-vous nous en dire plus ?

NI : Cet imagier est un coup d’essai. S’il est bien accueilli, j’en prévois d’autres, thématiques et plus fournis. Le prochain s’intéressera aux animaux. J’espère aussi inclure le kibushi. Par ailleurs, cet exercice m’a donné envie d’écrire davantage en shimaore. Dans le cadre de la journée internationale de la langue maternelle, j’ai participé au concours d’écriture organisé par l’association Shime, et pour lequel j’ai été récompensé. C’est un retour aux sources qui m’a plu. Je projette donc de publier une nouvelle ou un recueil de poésies en shimaore.

FI : En quoi écrire en shimaore est-il différent du français ?

NI : Ce n’est pas évident car on s’aperçoit rapidement qu’on ne maîtrise pas forcément aussi bien la langue qu’on ne le pense ! C’est plus long à écrire ; il faut faire attention à la signification des mots… Mais cela me plaît beaucoup car poétiquement, les mots résonnent bien, et certains ont plusieurs sens… J’y ai pris goût ! Conserver sa culture, son patrimoine est d’une grande importance pour nous, artistes. Si on maîtrise bien notre langue, alors on ne pourra que mieux la transmettre !

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