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FBI Mayotte : Naftal Dylan joue désormais dans la cours des grands

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On ne le présente plus. Naftal Dylan, producteur, scénariste et réalisateur de la série FBI Mayotte, a fait un bond en avant. Parti d’une série diffusée sur les réseaux sociaux, il est aujourd’hui passé à un autre niveau. Il y aura bel et bien une saison entière de la série policière, mais Naftal Dylan n’est pas au bout de ses peines. Les partenaires financiers se multiplient, mais le Département censé soutenir la culture est aux abonnés absents.

Flash Infos : Depuis la diffusion du dernier épisode de FBI Mayotte sur les réseaux sociaux, que s’est-il passé ?

Naftal Dylan : Le projet a bien évolué. Nous avons signé avec la préfecture de Mayotte qui devient officiellement notre plus important partenaire. L’équipe du préfet m’a dit qu’ils sont contents de voir la réalisation d’un tel projet chez nous. Ils sont prêts à travailler avec moi. Ils estiment que le territoire a besoin de ce genre de projet pour encourager les jeunes talents. Je suis également en négociation avec d’autres gros partenaires, à l’exemple de Marcel Rinaldy. Il m’a dit qu’il encourage les initiatives des jeunes talents mahorais afin de développer l’île. Je dois maintenant écrire mon scénario afin de pouvoir inclure certains de ses produits. Je comprends sa démarche et c’est tout à fait possible. J’ai aussi beaucoup de partenaires qui vont m’aider sur la logistique, notamment pour la location des voitures, les scènes en hélicoptère, ou encore la prise en charge des personnes qui vont travailler avec nous. L’office du tourisme de Petite-Terre fera aussi partie des nôtres. La Cadema et la mairie de Mamoudzou, avec qui je suis en négociation, sont très intéressés. J’espère que d’autres offices de tourisme et intercommunalités suivront aussi.

FI : Tous ces financeurs seront-ils suffisants pour couvrir tous les frais de la série ?

N. D. : Pour le moment, cela ne suffira pas. J’ai fait appel au conseil départemental qui est l’instituion qui pourrait me donner le plus gros budget, mais pour l’instant, je n’ai pas eu de retour. Le cinéma est nouveau pour tout le monde, alors je prendrai le temps qu’il faut pour leur expliquer les enjeux et la positivité d’un tel projet pour l’île. Un tournage n’est pas facile, il y a plein de choses à payer, toute une logistique, chaque centime sera déboursé à bon escient. Je vais travailler avec une vingtaine de personnes, c’est conséquent ! J’ai bon espoir qu’ils reviennent vers moi et qu’ils me soutiennent sur ce projet pour le bien de Mayotte puisque finalement, je mets en avant la culture mahoraise, l’île, la gastronomie.

FI : Quelles seront vos alternatives si le conseil départemental ne revient pas sur sa décision ?

N. D. : J’espère avant tout que les élus verront l’intérêt de ce projet et tout l’engouement qu’il y a derrière. Certains candidtas aux cantonales me promettent de me soutenir s’ils sont élus… Je ne sais pas si c’est vrai ou pas, mais il y a une petite lueur d’espoir. Malgré tout, je ne suis pas naïf… Je continue à toquer aux portes de tout le monde. Je ne baisserai pas les bras et je chercherai des partenaires ailleurs. Je ferai tout pour atteindre mes objectifs. Sans la subvention du conseil départemental, cela prendra beaucoup plus de temps, mais je crois fermement à l’aboutissement de ce projet.

FI : Quel est le stade d’avancement de la série FBI Mayotte actuellement ?

N. D. : Nous sommes à la phase d’écriture du scénario, nous avons fini de rédiger l’épisode 4. Nous allons proposer une saison de 10 épisodes de 30 minutes. Et la série sera diffusée à la télé.

FI : Qu’y-aura-t’il dans cette nouvelle saison ?

N. D. : Il y aura beaucoup de rebondissements, de suspens, d’actions et surtout beaucoup de surprises. Je ne peux entrer dans les détails, mais des surprises il y en aura ! Je souhaite également tourner dans les pays de la région, notamment aux Comores et à Madgascar. Mais cela dépendra du budget que j’aurai parce que tous ces déplacements sont coûteux. Nous allons aussi voir l’arrivée de nouveaux acteurs. Je reçois pleins de messages de personnes qui veulent jouer dans la série. Je vais d’ailleurs lancer le casting dès que le scénario sera bien ficelé. Nous espérons tout finir cette année pour une diffusion courant 2022.

FI : Le secteur du cinéma est encore très peu développé à Mayotte, n’êtes-vous pas freiné par certaines contraintes sur l’île ?

N. D. : Mon associé et moi avons un rêve et nous nous disons que rien n’est impossible. Il fallait que nous nous lancions et nous l’avons fait avec notre vision, sans savoir ce qui nous attendait. Nous n’avons aucune certitude que cela va fonctionner, nous devons juste travailler et essayer d’atteindre nos objectifs. Par rapport à FBI Mayotte, nous puisons notre inspiration dans la vie de tous les jours. J’ai grandi ici, je connais le territoire, j’ai des souvenirs qui m’inspirent. Je n’invente rien, je raconte simplement la vie des Mahorais.

FI : Avez-vous d’autres projets en cours ?

N. D. : Je suis en train de préparer des émissions télé. Je prévois aussi prochainement le retour de Zana za mahorais, pour la troisième édition. Mon objectif est de faire de grosses productions de séries et d’émissions afin de développer le secteur du divertissement à Mayotte et par la même occasion créer de l’emploi. Parce que si nous faisons uniquement FBI Mayotte, mon équipe ne travaillera que de temps en temps, et ce n’est pas ce que voulons.

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