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Boulevard urbain de Mamoudzou : Le débat public terminé, place au choix du tronçon

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Le projet du Boulevard urbain de Mamoudzou (BUM), qui doit longer la commune de Mamoudzou par l’ouest, suit son cours. Les délais sont tenus pour le moment et le plan de financement sera bouclé dans le courant du mois de mars 2024 (voir encadré). Le conseil départemental de Mayotte, qui en est le maître d’œuvre, doit désormais mettre sur pied un groupe de concertation citoyenne chargé de déterminer le meilleur tracé.

Les travaux de la route de contournement de Mamoudzou par les Hauts, baptisé Boulevard urbain de Mamoudzou (BUM), démarreront bien en 2025 comme initialement programmés. La Commission nationale du débat public a rendu son rapport définitif au sujet de la démarche entamée en ce sens l’année dernière. Fait rare, elle a même distribué une note positive au conseil départemental de Mayotte sur la manière dont elle a mené le débat public sur ce projet en 2022, en présentiel et en mode dématérialisée. Elle constate que ce couplage a effectivement permis de toucher un maximum de citoyens et de recueillir leurs avis. Elle se satisfait aussi des dix-huit réunions de travail organisées en direction du public, des institutionnels, des services, des opérateurs économiques et des associations du territoire, notamment celles liées au secteur agricole impactées au premier plan par ce projet.

En un mot, la Commission nationale du débat public (CNDP) reconnait au Département de Mayotte d’avoir largement respecter ses recommandations quant à la communication grand public préalable aux futurs travaux. Un constat qui permet à l’équipe technique chargée de ce dossier d’enclencher la phase suivante : la mise en place d’un groupe de concertation citoyenne. Ce dispositif n’intégrera ni les élus, ni les autres membres du comité de pilotage. Il réunira l’équipe technique, les entreprises, les particuliers, les associations (notamment les groupements agricoles) et les usagers de la route. L’objectif recherché à travers leurs échanges, le tracé de la voie (27 mètres de large) de contournement à partir des deux fuseaux déjà définis. Il y a de fortes chances que le tronçon priorisé soit celui des crêtes de Koungou en direction de Kawéni. C’est celui qui comporte le plus de zones protégées. Selon Jean-Michel Lehay, qui dirige l’équipe technique du conseil départemental, « le Département prévoit de se concentrer autant que possible sur les parties où il possède le plus de foncier dans le but de limiter au mieux les dépenses ». Le comité de pilotage du BUM devrait être convoqué dans le courant du mois de mars pour valider la mise en place de ce groupe de concertation citoyenne.


Éviter le rapport de force avec les propriétaires

Le département de Mayotte prévoit de lancer dans la foulée onze procédures de déclaration d’utilité publique (DUP). Jean- Michel Lehay se veut rassurant quant au bien-fondé de cette démarche. « Il ne faut pas y entrevoir forcément une envie d’engager un rapport de force avec les propriétaires des fonciers traversés par ce projet de BUM. Le Département veut clairement privilégier une approche à l’amiable soit par l’achat de parcelles, soit en échangeant de foncier. » Il explique que l’enclenchement de ces déclarations vont permettre de lancer trois marchés publics, dont une étude de trafic destinée à estimer le report de population entre le BUM et la route nationale. Une étude de topographie et géométrie est également nécessaire pour découper et borner les tronçons de foncier, le CD envisageant de contacter individuellement chaque propriétaire afin d’échanger ces parcelles par d’autres. « L’intérêt d’une telle procédure est d’éviter une perte de temps à chacune des parties. L’échange de terrains à valeur équivalente permettra à tout le monde d’y retrouver son compte en évitant la lourdeur d’une DUP », estime le responsable du projet BUM.

Un autre marché public portera sur des études et des recherches. Il est dicté par l’importance de lacunes notées en matière d’approvisionnement de certains matériaux, très chers, parce que désormais en quantité limitée sur le territoire. La construction répondant aux standards métropolitains à Mayotte, il est envisagé de transformer directement sur place des matières premières disponibles sur place. Ce sera par exemple le cas pour des murs de soutènement de petite hauteur qui pourraient être réalisés avec des briques de terre compressée (en toute sécurité) à l’aide de moules spéciaux. Ce procédé est d’un intérêt non négligeable au regard des économies qu’il va générer sur le budget global alloué à la réalisation du BUM. Celui-ci peut, d’autant plus, être reproduit sur d’autres projets départementaux grâce à la détention de la propriété intellectuelle consécutive aux études à conduire sur l’adaptabilité de la latérite mahoraise à la conception de certains matériaux. En ce qui concerne la construction d’ouvrages d’art sur le tracé du BUM, des instructions formelles sont données pour qu’un pylône ne soit pas posé dans un cours d’eau.

Mais d’abord, il faudra déterminer le tracé.

Un plan de financement quasi bouclé

Les services du Département de Mayotte assurent pouvoir finaliser le plan de financement du BUM dans le courant du mois de mars 2024. Les négociations financières engagées avec l’État portent sur un accord global de 299 millions d’euros, soit le déblocage de 135 millions d’euros (hors CCT), auxquels se rajouteraient 164 millions d’euros (FCTVA).

Cet accord prévoit que le CD apporte une enveloppe de 100 millions d’euros (emprunt au titre de l’année 2026). De son côté, l’Union européenne s’engage (suite à une rencontre au Sénat en décembre dernier) à débloquer 700 millions d’euros via un mécanisme de financements spéciaux (hors Feder).  Ces sommes seront divisibles en sept tranches annuelles à partir de 2025.

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