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La bathymétrie, une étude pour décider du sort du port de Longoni

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Pierre angulaire du trafic maritime mahorais, le port de Longoni doit connaître une transformation majeure d’ici 2030 avec la réparation et le renforcement de ses deux quais. Si un premier chantier est actuellement en cours, une étude bathymétrique réalisée ces derniers jours doit permettre au Département de choisir les meilleures options sur la table pour faire de ce site une référence dans le Canal du Mozambique.

« Nous avons envoyé une sonde sous l’eau reliée à un GPS par une perche pour obtenir toutes les hauteurs d’eau. » Un travail d’orfèvre réalisé depuis un navire professionnel durant trois jours, du vendredi 7 au dimanche 10 janvier, par Marie Sciboz et son collègue hydrographe, Paul Dufour, à l’intérieur du port de Longoni. Dans le jargon scientifique, il s’agit ni plus ni moins de levés bathymétriques permettant de mesurer les profondeurs marines. Et aux premiers abords, le fond du site ne présente « rien de choquant ». Un constat relativement inhabituel pour être noté, selon la directrice de Ceres. « Souvent, il n’est pas rare d’y retrouver des voitures…. Même en surface, nous n’avons vu aucun déchet flotter. L’environnement est plutôt bien préservé ici. »

De retour en métropole ce jeudi, les deux collaborateurs de la société spécialisée dans les recherches et les expertises sous-marines doivent désormais « pouvoir affiner le traitement des données » et ensuite « rendre un rapport définitif d’ici une dizaine de jours ». Une mission indispensable dans le cadre du projet d’extension mené par le conseil départemental. Mais cela n’empêche pas de prendre les devants puisque la réparation et le renforcement des structures en béton du quai n°1 sont en cours de réalisation depuis le début de l’année 2021. « Les travaux ont pris un peu de retard à cause de problèmes techniques, mais tout devrait être terminé pour la fin du mois de mars », assure Mustoihi Mari, le directeur général adjoint en charge de l’aménagement au sein de la collectivité. Et ainsi démarrer la deuxième phase, à savoir s’attaquer aux pieux qui supportent la dalle, pour une durée comprise entre 10 et 12 mois.

Prise en compte des repères géodésiques

Si cela laisse encore le temps de voir venir, la mission de la semaine dernière doit permettre aux élus départementaux de se projeter et de faire un choix sur le devenir du port de Longoni en fonction de l’emprise terrestre et maritime. « La spécificité propre à Mayotte sont les repères géodésiques avec l’enfoncement de l’île. Si nous ratons le référencement en état, nous pouvons nous tromper de quelques centimètres… Or, quand nous inspectons un quai, il faut être le plus précis possible », soutient Marie Sciboz, avant de préciser que les résultats lui permettent notamment de modéliser en 3D l’immersion des structures de déchargement des containers.

En d’autres termes, la finalisation des études bathymétriques va conditionner la suite des opérations. « En fonction de la faisabilité, nous pensons que nous pourrons afficher la solution technique retenue dans le courant de l’année 2022 », confie sans trop se mouiller Mustoihi Mari. À titre d’exemple, deux idées revenaient régulièrement sur le coin de la table en 2019 pour améliorer la desserte portuaire : le prolongement du quai n°2 vers l’intérieur ou l’extérieur de la darse ou l’installation d’un quai flottant de 270 mètres de long sur 35 mètres de large. Quelles que soient les options retenues, le Département table sur un investissement prévisionnel de l’ordre de 100 millions d’euros d’ici la fin de la décennie. Et ainsi permettre au port de Longoni de concurrencer les pays voisins, lui qui à l’heure actuelle ne représente que 0.6% du trafic maritime régional, avec un tonnage global estimé à 1.15 million en 2017…

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