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Zoubaïr Alonzo, Mahorais à haute responsabilité

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Il est le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Mayotte depuis presque dix ans. Zoubaïr Alonzo prend ses missions très à cœur, mais a aussi de grandes ambitions pour son île. Derrière son poste à haute à responsabilité se cache un homme intelligent et plein de bon sens, soucieux de toujours bien faire.

C’est dans son bureau, au dernier étage de l’immeuble de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Mayotte, que l’on retrouve Zoubaïr Alonzo. Il garde un œil sur son ordinateur, l’autre sur la paperasse qui jonche sa table. Des dossiers de la plus grande importance qui occupent tout son temps. « J’envoie un dernier mail et je suis à vous », lance-t-il. Malgré la charge de travail qui rythme son quotidien, le directeur général de la CCI semble totalement détendu et n’a pas l’air pressé, comme le sont souvent les cadres de son niveau. À 42 ans, il a compris qu’il fallait appliquer « chaque chose en son temps », et cette philosophie de vie lui est plutôt bénéfique.

« Je suis marié, et j’ai des enfants. Et depuis que je suis à Mayotte, j’ai toujours eu des postes à haute responsabilité mais cela n’impacte pas ma vie de famille car je maîtrise beaucoup de domaines et je ne passe pas tout mon temps sur un ou plusieurs sujets », explique-t-il. Pour ce père de famille, il est important que ses collaborateurs puissent également profiter de leurs proches. Alors lorsqu’il voit que l’un d’entre eux coince sur un dossier, il n’hésite pas à l’aider. « Ils savent que ma porte leur est toujours ouverte. Ils peuvent venir me voir et nous trouvons ensemble des solutions pour gagner du temps », précise-t-il. Serait-ce la clé d’un bon management ? Ça s’en rapproche fortement.

Un parcours d’élite

Zoubaïr Alonzo est le directeur général de la CCI depuis 2014 et ce n’est certainement pas par le fruit du hasard qu’il y est arrivé. Son parcours universitaire et professionnel l’a propulsé à ce niveau. Après son baccalauréat, il entame des études et devient ingénieur arts et métiers BTP. Suite à l’obtention de son diplôme, il s’installe à Paris au début des années 2000 et travaille pour une société qui effectue des travaux pour la SNCF. « C’était à l’époque où la SNCF voulait transformer les grandes gares parisiennes en centres commerciaux. J’y ai contribué et mes plus gros chantiers sont Paris-Est et la gare Saint-Lazare », affirme-t-il. En 2007, la Chambre de commerce et d’industrie de Mayotte le contacte pour gérer le port de Longoni. Il accepte et en devient le directeur technique. Si le jeune homme n’a aucune expérience en tant que directeur, il gère une équipe d’une centaine de personnes. Il est particulièrement fier de cette période car il estime avoir réalisé de grands travaux.

« On a créé et aménagé toute la zone vie de Longoni. Il n’y avait rien là-bas avant. Et puis lorsque j’étais en poste, on a également mis en exploitation le deuxième quai du port », affirme-t-il. En 2013, lorsque le groupe Mayotte Channel Gateway prend les rênes du port de Longoni, il quitte ses fonctions et décide de retourner sur les bancs de l’école. « Dans ma philosophie de vie, je n’aime pas prendre des responsabilités si je sens qu’il manque quelque chose », indique-t-il. Alors il s’inscrit en MBA à la Neoma Business School de Paris. Il termine son cursus en 2015, mais avant la fin, en 2014, on lui propose d’occuper le poste de directeur général de la CCI. « C’était une belle entrée en matière pour moi, qui était encore en école. Dès 2014, nous avons tracé nos axes prioritaires et avons commencé à redresser la CCI afin de la positionner là où on le souhaite. » À cette époque, Zoubaïr Alonzo reprend une Chambre en difficulté et mise sous tutelle. Mais cela ne le décourage pas, bien au contraire. Il est déterminé à sortir la tête de l’eau. En parallèle de ses obligations professionnelles, il reprend une nouvelle fois ses études et part se former à Institut des Hautes Études de Défense Nationale puis à l’INSP, ancien ENA. Son objectif est de créer de la valeur dans le département « parce qu’il faut que l’on arrive à prendre notre destin en main », estime-t-il.

Mayotte, une île internationale

Le directeur général de la CCI a de grandes ambitions pour Mayotte. « La mentalité californienne doit être la nôtre : Think globaly, act localy. On se positionne dès le début comme étant une île à dimension internationale », lance-t-il. Son modèle de réussite ? Singapour. « C’est un territoire plus petit que Mayotte, et il était très pauvre. En dix ans, ils ont réussi à devenir un territoire développé qui compte sur l’échiquier mondial. » Zoubaïr Alonzo entend bien apporter sa pierre à l’édifice. Cela fait neuf ans qu’il est à la tête de la CCI et il a visiblement l’intention d’y rester encore un moment car selon lui, « c’est dans la durée que l’on construit des choses. » Cependant, il dit comprendre ceux qui ont besoin d’avoir différentes expériences professionnelles, notamment à l’extérieur. « De toute façon quand on est Mahorais, on veut toujours revenir contribuer au développement de son île », affirme-t-il. Seule l’éducation de ses enfants pourrait l’inciter à quitter le département car il n’a pas envie de les « sacrifier », mais pour l’instant il a trouvé une solution, comme à son habitude.

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