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La vanille mahoraise en quête de relance après le cyclone Chido

La vanille mahoraise en quête de relance après le cyclone Chido

Du 29 septembre au 1er octobre, Tahiti accueillera le symposium des vanilles françaises, placé sous le parrainage d’Emmanuel Macron. Pendant trois jours, les principaux acteurs de la filière échangeront autour des enjeux économiques, climatiques et culturels qui façonnent l’avenir de ce produit d’exception.

Parmi eux, l’association Saveurs et Senteurs de Mayotte, qui représente 48 producteurs, portera la voix d’une filière particulièrement fragilisée. Le cyclone Chido a en effet détruit ou endommagé 70 % des plantations de vanille sur l’île, une culture qui met plusieurs années à se régénérer même lorsqu’une partie des lianes survit. Les exploitations mahoraises, de taille modeste – en moyenne 2.500 m² – et menées selon des méthodes traditionnelles, peinent déjà à rivaliser avec Madagascar, leader mondial de la production.

Malgré cette fragilité, la vanille mahoraise jouit d’une qualité reconnue, illustrée par les distinctions obtenues par le producteur Foundi Madi au Concours Général Agricole de Paris. Pour Mouhamadi Attoumani, vice-président de l’association, la participation à ce rendez-vous international traduit une volonté forte : « Notre présence à Tahiti montre notre détermination à relever la filière et à partager notre expérience avec les autres territoires. »

La délégation mahoraise profitera également du déplacement pour visiter plusieurs îles polynésiennes et s’inspirer des pratiques locales, alors que la Polynésie française s’affirme comme premier producteur de vanille de l’Hexagone.

11ème salon du tourisme de Mayotte : un élan collectif pour l’avenir

11ème salon du tourisme de Mayotte : un élan collectif pour l’avenir

Bien que le secteur du tourisme ait été très durement touché par le passage du cyclone Chido en décembre dernier, l’Agence d’attractivité Départementale du Tourisme de Mayotte a néanmoins décidé de maintenir sa 11ème édition. Elle se tiendra ces 12, 13 et 14 septembre sur la place de la République à Mamoudzou. Michel Madi, le directeur de l’agence, nous présente ici les particularités de cette édition.

Flash Info : Pourquoi avez-vous choisi d’organiser une 11ème édition du Salon du Tourisme cette année, alors même que ce secteur a été très fortement touché par les conséquences du cyclone Chido ?

Michel Madi : Je ne vous cache pas qu’au niveau de l’AaDTM, nous avons longuement hésité à organiser cette édition. Nous estimions que notre priorité était davantage d’aider les opérateurs touristiques à se relever après le passage du cyclone, notamment en trouvant des financements. Nous ne pensions pas qu’ils seraient dans une dynamique propice à participer à un Salon. Notre conseil d’administration a finalement décidé de…

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La CUF et la SIM s’associent pour accélérer la régularisation des Mahorais

La CUF et la SIM s’associent pour accélérer la régularisation des Mahorais
Cédric Maleysson, directeur de la CUF de Mayotte, et Ahmed Ali Mondroha, directeur général de la SIM, signent une convention

Le cyclone Chido en décembre 2024, suivi de près par le cyclone Dikeledi le mois suivant, se sont révélés dévastateurs pour le secteur de l’immobilier. Pour accélérer la phase de reconstruction, la CUF (Commission d’urgence foncière) et la SIM (Société immobilière de Mayotte) ont signé une convention ce jeudi 11 septembre.

Cédric Maleysson, directeur de la CUF, a tenu à remercier son nouveau partenaire. Face à Ahmed Ali Mondroha, directeur général de la SIM, il rappelle l’intérêt de cette collaboration récente. « On travaille déjà main dans la main pour accélérer la régularisation des personnes occupant des logements SIM dans le cadre de la prescription trentenaire. » Les actions de la CUF comportent un double intérêt :…

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Jacqueline Guez  » lève le voile  » sur la saison 3 de  » Colocs ! « 

Jacqueline Guez " lève le voile " sur la saison 3 de " Colocs ! "
Gérante de la société Clap Productions depuis 2015, Jacqueline Guez s’est lancée dans la réalisation de la série "Colocs !" dont la première saison est sortie en 2023.

Gérante de la société audiovisuelle Clap productions depuis 2015, Jacqueline Guez est également la réalisatrice de la célèbre série mahoraise « Colocs ! ». Ayant terminé le tournage de la saison 3 début septembre, elle a accepté de donner à nos lecteurs un « avant-goût » du spectacle audiovisuel qui les attend au mois de novembre.

Flash Info : Pouvez-vous rappeler à nos lecteurs ce qui vous a poussé au départ à réaliser la série « Colocs ! » ?

Jacqueline Guez : J’avais envie de réaliser une œuvre audiovisuelle qui parle de Mayotte en évitant les 2 schémas traditionnels de « documentaire façon carte postale »  » ou de « documentaire choc ne montrant que le pire de Mayotte » ! Ici aussi, nous avons des rêves, des espoirs et des luttes ! Il me tenait notamment à cœur d’évoquer la réalité de…

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Préserver et valoriser le kibushi par l’écriture

Préserver et valoriser le kibushi par l’écriture
L’association Marovoanio œuvre pour la préservation et la valorisation du kibushi en menant une démarche scientifique et participative, associant chercheurs et habitants à la création d’un alphabet commun.

L’association Marovoanio, présidée par Boinali Toibib Toumbou, poursuit son travail autour de la langue kibushi avec le lancement du Programme de Validation Alphabétique Participative (PVAP). Le premier atelier se tiendra dimanche 14 septembre à la mairie d’Acoua. Objectif : associer chercheurs et habitants à une réflexion collective sur la mise en place d’un alphabet commun pour cette langue ancestrale de Mayotte.

Flash-Info : Quelle est la démarche de l’association Marovoanio ?

Boinali Toibib Toumbou : C’est une association pour la promotion de la langue kibushi dans sa vitalisation et sa valorisation. Nous nous situons dans ces deux approches. La première, sa vitalisation au travers de ses traditions et de ses influences extérieures. La seconde, par sa valorisation, c’est-à-dire la stabilisation de la langue par la création de son alphabet. Car, comme on dit, les paroles s’envolent et…

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Eliasse en concert à Mayotte : « Je remets le compteur à zéro »

Eliasse en concert à Mayotte : « Je remets le compteur à zéro »

Vingt ans après y avoir donné son premier concert, Eliasse revient ce week-end à Mayotte avec l’association Hippocampus. Artiste comorien aux multiples influences, il s’est imposé au fil des années comme l’une des voix majeures de l’océan Indien, tout en gardant une ouverture sur le monde. Dans cet entretien, il revient sur son parcours, ses inspirations, son rapport aux langues et son regard sur les liens complexes entre Mayotte et les Comores.

Flash Infos : Revenir à Mayotte vingt ans après votre premier concert, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Eliasse : C’est très particulier. Je dis souvent que je suis né à Mayotte artistiquement. C’est ici que mon nom a été affiché pour la première fois, et c’est aussi ici que ma fille est née. Mon premier concert à Mayotte était très spécial. J’étais encore hésitant. Je chantais des reprises : Maalesh, (qui l’a fait découvrir Mayotte pour la première fois), Baco, M’Toro Chamou, Mikidache. Je glissais timidement mes chansons, pour tester la réaction du public. Ce soir-là, je n’ai pas reçu de tomates (rires), alors je me suis dit : « Je peux chanter mes propres textes ». C’est ici que j’ai pris confiance, et ça a changé ma trajectoire. Revenir vingt ans après, seul sur scène, c’est comme tenter de…

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Comores : six cas de sida détectés mensuellement depuis janvier

Comores : six cas de sida détectés mensuellement depuis janvier

Des données rendues publiques cette semaine, révèlent une explosion du nombre de personnes séropositives entre janvier et juin, un semestre durant lequel le pays a enregistré 45 cas, soit l’équivalent de trois années cumulées, de 2019 à 2021.

Depuis mardi, la presse locale s’est emparée du sujet, bien que ce soit « Le Quotidien de la Réunion »qui a publié en premier un article, le 5 septembre sur l’évolution du VIH*Sida aux Comores. Cet intérêt des titres nationaux, s’explique surtout par la situation alarmante décrite par Mohamed Abdourazak, le médecin-référent de la pandémie. Ce dernier, n’était pas disponible ce jeudi pour répondre aux questions de Flash Infos. Mais, les informations qu’il a communiquées mardi, tournent en boucle en ligne. En effet, le spécialiste avait indiqué que l’Union des Comores connait une explosion du…

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Un premier réfectoire scolaire ouvre ses portes à Doujani 1

Un premier réfectoire scolaire ouvre ses portes à Doujani 1

Depuis ce mercredi 10 septembre, les élèves de l’école élémentaire Abdallah Sidi à Doujani 1 disposent enfin d’un réfectoire fonctionnel. Ce site de restauration scolaire, le tout premier de la commune de Mamoudzou, marque une étape importante dans l’amélioration des conditions d’accueil des enfants.

Intégré à la conception de l’établissement en 2023, le réfectoire avait nécessité des travaux complémentaires, retardés par le passage du cyclone Chido. Entièrement remis à neuf, il est désormais opérationnel et pourra servir un repas chaud par jour aux élèves. « C’est tout un programme qui est mis en place pour les accueillir dans les meilleures conditions », se félicite Abdallah Zandjabila, responsable de la restauration scolaire de la ville.

L’organisation a été pensée pour répondre aux contraintes de l’école : les repas seront servis en trois rotations, entre 12h30 et 14h30, avec une capacité de 132 couverts par service. Pour accompagner ce lancement, une équipe dédiée a été formée et renforcée.

Si ce réfectoire constitue une première, il ne restera pas un cas isolé. La municipalité de Mamoudzou prévoit déjà d’intégrer des cantines scolaires dans ses prochaines constructions, avec l’ambition de réduire le déséquilibre actuel entre collations froides et repas chauds. En 2023, la chambre régionale des comptes relevait que 47 710 collations étaient distribuées chaque jour aux élèves mahorais, contre seulement 4 890 repas complets.

Cette ouverture pourrait donc annoncer une nouvelle dynamique pour la restauration scolaire à Mayotte, avec l’objectif de garantir à chaque élève un repas équilibré dans de meilleures conditions d’apprentissage.

Concours photo : Mayotte célèbre les ornements de ses maisons

Concours photo : Mayotte célèbre les ornements de ses maisons

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) de Mayotte lance un concours photo inédit intitulé « Photographier les ornements des maisons mahoraises ». Ouvert du 8 au 28 septembre pour le grand public et du 19 septembre au 10 octobre pour les collégiens et lycéens, il invite les participants à immortaliser les détails qui façonnent l’identité architecturale de l’île : poteaux sculptés, rambardes moulurées ou ferronneries artisanales. L’initiative vise à constituer un véritable répertoire de ce patrimoine populaire et à en souligner la valeur culturelle. Doté de plus de 4 300 € de récompenses, le concours se conclura par une remise des prix le 18 octobre au Pôle culturel de Chirongui pour le grand public, puis fin octobre au lycée des Lumières pour les scolaires.

Le MoDem Mayotte insiste sur la stabilité après la démission de François Bayrou

À la suite de la démission du Premier ministre François Bayrou, le Mouvement Démocrate de Mayotte a réagi ce mardi 9 septembre en saluant « la lucidité » de l’ancien chef du gouvernement. La formation politique place cet épisode dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, les pressions financières et le soutien de la Russie aux Comores sur la question de Mayotte. Elle rappelle les mesures adoptées ces derniers mois en faveur du territoire, notamment l’enveloppe de 100 millions d’euros pour la reconstruction post-cyclone Chido et la programmation d’investissements jusqu’en 2031. Le MoDem Mayotte estime que ces engagements ne doivent pas être remis en cause et souligne que le département « a besoin de stabilité pour avancer ».

La poste et Mlezi Maore s’allient pour l’inclusion sociale et le numérique

La poste et Mlezi Maore s’allient pour l’inclusion sociale et le numérique

Ce jeudi 4 septembre 2025, la Direction exécutive de la Poste de Mayotte et Mlezi Maore ont signé une lettre d’intention de partenariat. Au cœur de cette collaboration, trois axes prioritaires : l’inclusion numérique et l’ancrage territorial, le déploiement de services de proximité pour les séniors et les personnes fragiles, et un accès facilité à l’examen du code de la route solidaire pour la jeunesse.

Des aides à la scolarité confirmées par décret

Des aides à la scolarité confirmées par décret
Elisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale démissionnaire en visite à Mayotte le 18 août 2025, accompagnée de la rectrice de Mayotte, Valérie Debuchy.

Le renversement du gouvernement lundi à l’Assemblée nationale a contraint l’exécutif à publier en urgence une série de textes réglementaires avant de passer sous le régime des affaires courantes. Parmi ces textes, un décret et un arrêté concerne directement la jeunesse mahoraise : la réinstauration d’un fonds de soutien aux activités périscolaires pour les communes et intercommunalités de l’île, supprimé en métropole.

Réservé aux communes et intercommunalités dotées d’un Projet éducatif territorial (PEdT), il s’adresse aux écoles mahoraises afin de financer des activités en dehors du temps scolaire. Le montant des aides reprendra les taux du FDSAP, soit 50 euros par élève, avec une majoration de 40 euros selon l’organisation scolaire. Le nombre d’élèves bénéficiaires sera apprécié au 15 octobre, un premier versement intervenant avant le…

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Refondation de Mayotte : « Faire pour nous, sans nous … et donc contre nous » !

Refondation de Mayotte : « Faire pour nous, sans nous … et donc contre nous » !
Anchya Bamana se refuse à réduire la Reconstruction de Mayotte à une gestion de l’urgence.

La stratégie suggérée par le général Facon pour rebâtir et refonder Mayotte après le cyclone chido n’est au goût d’aucun des quatre parlementaires de l’île. Si le rejet est commun, la méthode elle, diffère. Il y a ceux qui préfèrent les esclandres en public et ceux qui consignent leur mécontentement par écrit. La députée (RN) Anchya Bamana a adopté une démarche alliant critiques ouvertes et propositions visant à enrichir la stratégie arrêtée par le général Facon. 

Le sénateur Saïd Omar Oili n’est pas le seul pourfendeur de la méthodologie choisi par le général Facon pour asseoir la refondation et la reconstruction de Mayotte dont le coup d’envoi officiel est programmé pour le 1 er janvier 2026. La député Anchya Bamana (2 nd circonscription) n’est pas en reste. Dans une communication adressée à la presse, elle fustige à son tour la stratégie quinquennale 2026/2030, n’hésitant pas à faire part d’un certain nombre d’observations.

Pour commencer, elle déplore « la démarche du gouvernement qui consiste à nous [responsables politiques mahorais] consulter à postériori : pas normal » !  Se voulant fidèle à sa propre ligne, « qui la caractérise », la parlementaire souhaite continuer à…

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Diplomatie : le Département refuse de saisir la Cour internationale de Justice

Diplomatie : le Département refuse de saisir la Cour internationale de Justice
La motion déposée par le conseiller départemental de Sada-Chirongui Soula Said Souffou visant à solliciter l’avis de la Cour internationale de Justice (CIJ) sur le statut de l’île a été rejetée par les élus de la majorité hier mercredi 11 septembre dans l’hémicycle Younoussa Bamana.

Le Conseil départemental de Mayotte a tranché : ce mercredi, la motion déposée par Soula Said Souffou visant à solliciter l’avis de la Cour internationale de Justice (CIJ) sur le statut de l’île a été rejetée. Une décision motivée par la crainte d’ouvrir une boîte de Pandore diplomatique et juridique, alors que la question de Mayotte reste, depuis des décennies, au cœur d’un flou juridique international.

Le conseiller départemental de Sada-Chirongui Soula Said Souffou, également président du Mouvement pour le Développement de Mayotte (MDM), avait défendu une proposition audacieuse : demander au gouvernement français de saisir les Nations Unies pour obtenir un avis consultatif de la CIJ.

Dans un communiqué l’élu précisait son objectif : « Cet avis doit trancher sans ambiguïté la valeur du traité de 1841 face aux résolutions non contraignantes de l’ONU, et mettre un terme aux contestations comoriennes qui fragilisent Mayotte depuis trop longtemps. »

Pour Soula Said Souffou, la démarche aurait permis de clarifier définitivement le statut de Mayotte et de couper court aux revendications incessantes de l’Union des Comores, qui continue de considérer l’île comme partie intégrante de son territoire.

La peur d’une « arme à double tranchant »

Mais la majorité départementale n’a pas suivi. Pour le président du Conseil départemental, Ben Issa Ousseni, la démarche est trop risquée : « Quand on saisit des magistrats, personne ne peut prédire leur réponse exacte. »

Le chef de l’exécutif local insiste sur la nécessité d’agir avec une extrême prudence : « Nous avons demandé à ce qu’on nous donne les garanties nécessaires, qu’on ne s’engage pas sur une voie dangereuse pour le territoire. »

Le président appelle désormais à une large consultation des « experts du territoire », soulignant que la question ne concerne pas uniquement l’assemblée, mais l’ensemble de la population mahoraise.

Un vieux contentieux jamais refermé

La décision du Conseil départemental met en lumière une vérité inconfortable : le statut de Mayotte reste entouré d’ambiguïtés juridiques. Entre 1976 et 1994, les Nations Unies ont adopté une série de résolutions contestant la présence française sur l’île. Si depuis trente ans le sujet n’a plus été remis à l’ordre du jour à New York, il n’a jamais été officiellement clos.

Deux visions du droit international s’opposent :

  • La France s’appuie sur les référendums organisés dans l’archipel, notamment celui de 1974, où les Mahorais avaient massivement exprimé leur volonté de rester français. Paris invoque ainsi le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
  • Les Comores, elles, invoquent le principe de l’intangibilité des frontières issues de la décolonisation, selon lequel un État indépendant conserve les limites héritées de la colonisation. Selon cette interprétation, Mayotte, ancienne partie intégrante de l’archipel, aurait dû rejoindre l’Union des Comores à son indépendance en 1975.

Ce duel juridique, resté sans arbitre officiel, continue d’alimenter les tensions diplomatiques dans la région.

Des tensions ravivées dans l’actualité récente

Si la question semblait s’être éloignée des radars, plusieurs épisodes récents ont ravivé les crispations.

En avril dernier, lors du sommet des chefs d’État de la Commission de l’Océan Indien (COI), les Comores ont rejeté la demande du président Emmanuel Macron d’intégrer Mayotte dans les programmes de coopération régionale. Un camouflet diplomatique pour la France, qui souhaitait renforcer la place de l’île dans les échanges de l’océan Indien.

Quelques mois plus tard, début août, la polémique a resurgi lors des Jeux des jeunes de la CJSOI (Commission de la Jeunesse et des Sports de l’Océan Indien). Les athlètes mahorais se sont vu interdire de porter leur propre drapeau, décision qui a suscité une vive indignation sur l’île et au-delà.

Ces épisodes illustrent combien le statut de Mayotte reste une plaie vive, instrumentalisée dans les rapports diplomatiques et source de frustrations pour la population locale.

Entre identité, souveraineté et avenir

Au-delà du droit international et des débats diplomatiques, la question touche à l’identité même des Mahorais. Majoritairement favorables à leur appartenance à la République française, ils doivent composer avec un environnement régional où leur statut est contesté, et où chaque événement sportif, diplomatique ou culturel peut se transformer en affront symbolique.

Pour certains élus, comme Soula Said Souffou, il est urgent de mettre un terme à cette incertitude. Pour d’autres, comme Ben Issa Ousseni, mieux vaut préserver la situation actuelle, aussi imparfaite soit-elle, plutôt que de risquer une remise en cause par la plus haute juridiction internationale.

Un débat qui ne fait que commencer

Le rejet de la motion ne met pas fin au débat. Bien au contraire, il confirme que la question du statut de Mayotte reste un sujet sensible, à la croisée des chemins entre histoire, diplomatie et avenir du territoire.

Dans un contexte marqué par de fortes tensions sociales, migratoires et économiques, l’ombre du contentieux avec les Comores continue de peser sur les décisions politiques locales. Si l’assemblée départementale a choisi la prudence, la pression internationale et régionale pourrait, à tout moment, ramener le sujet au premier plan.

Mayotte reste ainsi suspendue entre deux mondes : française par la volonté de ses habitants, mais contestée sur la scène internationale. Une ambiguïté qui, tant qu’elle ne sera pas levée, continuera d’alimenter incertitudes et crispations.

Santé mentale : des disparités chez les jeunes ultramarins

Santé mentale : des disparités chez les jeunes ultramarins
L’Outre-mer : des territoires en détresse psychique sans équivalent

Cinq après la crise du COVID, alors que les signaux de détresse psychique se multiplient, en particulier chez les jeunes, la santé mentale s’impose enfin en 2025 comme une grande cause nationale. Mais cette promesse est-elle respectée dans les territoires d’Outre-mer et à Mayotte ?

Des disparités territoriales en santé mentale

Publiée en septembre 2025 par l’Institut Terram en collaboration avec l’Institut Montaigne, l’étude « Santé mentale des jeunes : de l’Hexagone aux Outre-mer » s’appuie sur une enquête de l’Ipsos menée auprès de 5633 jeunes de 15 à 29 ans dans l’Hexagone et les Outre-mer. À l’origine de cette enquête, l’ambition de dresser un état des lieux de la santé mentale des jeunes en fonction de leur territoire de résidence.

Au niveau national, le constat est alarmant. 25% des jeunes de 15 à 29 ans souffrent de…

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Grande Caravane 2025 : quand la musique rallume l’espoir à Mayotte

Grande Caravane 2025 : quand la musique rallume l’espoir à Mayotte

Neuf mois après le passage dévastateur du cyclone Chido, Mayotte panse encore ses plaies. Le 14 décembre 2024 reste gravé dans toutes les mémoires : habitations balayées, infrastructures publiques réduites à néant, activités économiques et sociales paralysées. Si les secteurs dits essentiels s’efforcent de se relever, la culture, elle, demeure en souffrance. Pourtant, c’est souvent dans la musique, la danse et les arts que la jeunesse mahoraise trouve son énergie, sa voix et ses repères.

Consciente de ce vide, l’association Austral Organisation, avec le soutien de la Fondation de France, a choisi de répondre par un projet inédit : la Grande Caravane Musicale 2025. L’objectif ? Ramener la culture au cœur des villages, créer des espaces de rencontre et d’expression pour les jeunes, et lutter contre…

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Mayotte : un soutien pour la restauration de l’église Saint-Michel de Dzaoudzi

Mayotte : un soutien pour la restauration de l’église Saint-Michel de Dzaoudzi

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, la Fondation du patrimoine remettra le 20 septembre 2025, à 9h30, un chèque symbolique au profit de la restauration de l’église Saint-Michel de Dzaoudzi. Ce soutien s’inscrit dans le cadre de la Mission Patrimoine, portée par le ministère de la Culture et FDJ UNITED, et vient appuyer le projet mené par l’association Les Enfants de Saint-Michel Mayotte.

L’édifice religieux, gravement endommagé par le cyclone Chido en décembre 2024, nécessite d’importants travaux de restauration. Pour mener à bien ce chantier, l’association a également lancé un appel à la générosité du public. Les dons collectés bénéficieront d’un mécanisme d’abondement mis en place par la Fondation du patrimoine : chaque euro versé sera doublé, dans la limite de 20 000 €.

Ce geste de solidarité, conjugué à la mobilisation locale et nationale, vise à redonner vie à un bâtiment emblématique de Dzaoudzi et à préserver un pan essentiel du patrimoine historique et culturel de Mayotte.

Dembéni : la distribution gratuite des bacs à ordures débute cette semaine

Dembéni : la distribution gratuite des bacs à ordures débute cette semaine

La Communauté d’Agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) annonce le lancement d’une nouvelle opération de distribution de bacs à ordures pour les habitants de la commune de Dembéni, à partir du mardi 9 septembre 2025. Cette initiative, entièrement gratuite, s’inscrit dans le cadre des missions de service public liées à la gestion et à la collecte des déchets.
Le calendrier de distribution se déroulera selon le planning suivant : mardi 9 et mercredi 10 septembre pour Hajangoua, jeudi 11 septembre pour Iloni, lundi 15 septembre pour Ongojou, et mardi 16 et mercredi 17 septembre pour Tsararano et Dembéni. Pour retirer leur bac, les habitants devront présenter un justificatif de domicile (facture EDM ou SMAE) et une pièce d’identité en cours de validité. Un plan cadastral pourra également être fourni, de manière facultative.
La CADEMA souligne que cette opération vise à améliorer la qualité du service public de gestion des déchets et à contribuer à un meilleur cadre de vie pour l’ensemble des habitants. Les responsables appellent la population à se conformer aux modalités de retrait afin de faciliter la distribution et d’assurer une couverture complète du territoire.

Lancement de la phase 3 de réhabilitation du quai Issoufali pour moderniser les infrastructures maritimes de Mayotte

Lancement de la phase 3 de réhabilitation du quai Issoufali pour moderniser les infrastructures maritimes de Mayotte

Le Conseil départemental informe la population du lancement de la phase 3 des travaux de réhabilitation des infrastructures maritimes, portant cette fois sur la rampe du quai Issoufali. Cette étape, qui a débuté le 8 septembre 2025 par des travaux préparatoires, se poursuivra jusqu’au 15 janvier 2026. Les opérations, cofinancées par l’État et le Département pour un montant total de 10 022 956 €, visent à renforcer la sécurité, améliorer le confort des traversées et moderniser les équipements pour mieux répondre aux besoins actuels et futurs du territoire.

Après l’achèvement de la phase 2 sur le quai Ballou, la fermeture temporaire du quai Issoufali à partir du 15 septembre permettra de rediriger l’ensemble du trafic maritime vers le quai Ballou. Durant cette période, la circulation sera réglementée et le stationnement strictement encadré. Des aménagements spécifiques ont été prévus, notamment un nouvel emplacement pour les taxis et une zone d’attente pour les véhicules accédant à la barge.

Le Conseil départemental invite les usagers à anticiper leurs déplacements, à privilégier les modes de transport doux comme la marche ou le vélo, et à utiliser les navettes mises en place. L’objectif est de limiter les perturbations et de fluidifier le trafic malgré ces travaux indispensables.

Ces interventions, bien que temporaires, s’inscrivent dans une démarche de modernisation et de sécurisation du réseau maritime de Mayotte. Elles reflètent la volonté des autorités locales de garantir des infrastructures fiables et adaptées aux besoins économiques et logistiques du territoire, tout en assurant la continuité du service pour les usagers.

Mayotte en attente : les 4 milliards de la refondation, premier test pour Lecornu

Mayotte en attente : les 4 milliards de la refondation, premier test pour Lecornu

Emmanuel Macron a tranché. Au lendemain de la chute de François Bayrou et à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation sociale, le président de la République a nommé mardi Sébastien Lecornu Premier ministre. À 39 ans, l’ancien ministre des Armées devient le septième chef de gouvernement du quinquennat Macron, dans un contexte de crise politique profonde. L’annonce est scrutée avec une attention toute particulière à Mayotte, où la population attend toujours les 4 milliards d’euros promis pour la refondation de l’île après le passage dévastateur du cyclone Chido en décembre 2024.

La nomination de Sébastien Lecornu survient dans un climat politique inédit sous la Ve République. Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, aucune majorité claire ne s’est dégagée, entraînant une instabilité gouvernementale jamais vue. Michel Barnier, puis François Bayrou, se sont succédé sans parvenir à stabiliser la situation.

En confiant Matignon à son fidèle ministre, Emmanuel Macron mise sur un homme de confiance, formé au fil des crises, aussi bien militaires qu’institutionnelles. L’Élysée lui a confié la mission prioritaire de trouver un…

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Le flash infos du jour

Flash infos Mayotte du Jeudi 9 avril 2026
Jeudi 9 avril 2026

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes