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Comores : la grève des commerçants bien suivie dans la capitale

Comores : la grève des commerçants bien suivie dans la capitale

En dépit du boycott des organisations patronales du pays, le syndicat national des commerçants comoriens et celui des transports en commun et des marchandises ont globalement respecté leur mot d’ordre, plus particulièrement à la Grande Comore.

Du nord jusqu’au Sud, la capitale de l’Union des Comores, ressemblait hier, mercredi à une ville endormie. Excepté quelques boutiques ouvertes, Moroni ne vivait pas à son rythme habituel. Artères routières fluides, circulation timide, les transporteurs et les commerces ont suivi majoritairement la grève appelée ce 1er octobre par les principales organisations derrière ce mouvement social. Souvent habituée à des embouteillages monstres, surtout en cette période de rentrée scolaire, la capitale avait, dès la matinée, l’air d’une journée de…

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Publiez vos annonces légales en ligne sur mayottehebdo.com

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Bonne nouvelle pour les entreprises et les particuliers de Mayotte : MayotteHebdo.com propose désormais un service en ligne pour le dépôt d’annonces légales à Mayotte.

Accessible directement à l’adresse https://www.mayottehebdo.com/annonces-legales/, cette plateforme permet de gagner du temps en publiant son annonce en quelques clics sur notre quotidien Flash infos Mayotte, sans déplacement.

Toutes les annonces légales prévues par la réglementation peuvent y être diffusées : création de société, modification de statuts, changement de siège social, dissolution, liquidation ou encore avis de vente. Les formalités des professionnels comme celles des particuliers trouvent ainsi une solution simple, rapide et conforme aux obligations légales.

Ce service en ligne vient compléter l’offre du journal pour accompagner la vie économique locale et faciliter les démarches des entrepreneurs mahorais.

Reprise progressive du trafic sur le réseau halO’

Reprise progressive du trafic sur le réseau halO’

Le réseau halO’ informe ses usagers de la fin du mouvement de retrait observé depuis le mardi 16 septembre 2025 par plusieurs conducteurs opérant dans la zone nord. Après deux semaines de perturbations, le trafic a repris hier après-midi.
Les dessertes desservant notamment l’arrêt Abribus Vahibé ainsi que l’axe Dzoumogné – Mamoudzou seront remises en service dès cet après-midi, avec un retour à la normale prévu dans les prochains jours.
Cette reprise intervient à la suite de la signature d’un protocole d’accord conclu entre les différents acteurs du réseau. Cet accord prévoit plusieurs mesures destinées à renforcer la sécurité des conducteurs, un point central des revendications qui avaient motivé le droit de retrait.
La direction de halO’ invite les voyageurs à se tenir informés des horaires de passage et remercie l’ensemble des usagers pour leur patience et leur compréhension durant cette période de perturbations.

Ouangani 2026 : Lahadji Abdou entre en lice avec un projet de renouveau pour la commune

Ouangani 2026 : Lahadji Abdou entre en lice avec un projet de renouveau pour la commune

Lahadji Abdou, figure reconnue du monde associatif et de l’économie solidaire, a officiellement annoncé sa candidature aux élections municipales de mars 2026 à Ouangani. Porté par le mouvement citoyen NEO (Nouvel élan pour Ouangani), il entend proposer « une commune ambitieuse, solidaire et innovante », en rupture avec les pratiques politiques classiques.

Très attaché à sa commune où il a grandi, Lahadji Abdou s’est engagé depuis plus de vingt ans dans le tissu associatif local : président du club Barakani Coconi Basket, fondateur du centre social Kaza, et acteur majeur au sein de la Ligue régionale de Basket de Mayotte. Sur le plan professionnel, il a dirigé pendant seize ans le groupe économique solidaire Tifaki Hazi, confirmant son attachement au développement territorial et à l’économie sociale.

Sa candidature repose sur cinq axes structurants : transparence et participation citoyenne, développement économique et entrepreneuriat local, éducation, culture et jeunesse, aménagement durable et renforcement de la solidarité.

« Cette candidature, c’est avant tout la volonté d’insuffler un nouveau souffle démocratique et d’apporter un projet porteur d’espoir à chaque habitant de Ouangani », affirme Lahadji Abdou, qui place la proximité, la transparence et l’innovation sociale au cœur de son engagement.

Pour lui, l’échéance de 2026 représente bien plus qu’une simple élection : c’est l’opportunité de transformer Ouangani et de donner aux habitants les moyens de construire ensemble l’avenir de leur commune.

Anchya Bamana alerte sur la pénurie d’eau et le retour de la diphtérie

Anchya Bamana alerte sur la pénurie d’eau et le retour de la diphtérie

La députée de Mayotte, Anchya Bamana, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme face à deux menaces qui mettent en péril la santé et la dignité des Mahorais : l’accès à l’eau potable et la résurgence de maladies contagieuses. Depuis près de dix ans, l’île vit au rythme des coupures d’eau. Les habitants doivent payer une eau non potable, la faire bouillir après des heures de rationnement, ou se résoudre à acheter des bouteilles à des tarifs exorbitants.

Un courrier de Vinci, délégataire du service public, adressé aux élus annonce de nouvelles coupures du 06 au 27 octobre 2025, période durant laquelle certaines communes ne seront alimentées qu’un jour sur quatre en raison de travaux sur l’usine d’Ourovéni. Dans une lettre au préfet, Anchya Bamana réclame des mesures d’urgence : réquisition d’autres prestataires pour renforcer le réseau, installation de citernes mobiles, et distribution élargie d’eau embouteillée pour les personnes vulnérables, notamment les malades et les familles précaires.

Cette crise de l’eau fragilise directement la santé publique. Faute d’hygiène et d’accès à une eau sûre, des maladies que l’on croyait disparues refont surface. À Vahibé, plusieurs cas de diphtérie ont été confirmés en septembre. La députée fustige le manque de communication de l’ARS auprès des enseignants et parents, ainsi que le retard dans les campagnes de vaccination. Elle demande que la présentation d’un carnet de vaccination à jour devienne obligatoire pour toute inscription scolaire.

« L’accès à l’eau potable n’est pas un privilège, c’est un droit fondamental », tranche la député Anchya Bamana, qui exhorte l’État à agir rapidement et à envisager des solutions pragmatiques, comme l’importation d’eau embouteillée depuis Madagascar, moins coûteuse que celle venue d’Europe. Pour Mayotte, l’urgence est vitale : sans eau, c’est toute une population qui voit sa santé et sa dignité menacées.

Complot ou magouilles du maire de Kani-Kéli ?

Complot ou magouilles du maire de Kani-Kéli ?

À la barre du tribunal judiciaire de Mamoudzou, costume gris et chemise blanche, le maire de Kani-Kéli, Abdou Rachadi, 65 ans, écoute, visage fermé. Le voilà poursuivi pour prise illégale d’intérêts, soupçonné d’avoir signé les contrats de trois agents municipaux recrutés en 2021 dans des conditions douteuses : deux anciens colistiers et la sœur de son premier adjoint.

Le juge Ludovic Dupry fixe le prévenu et entre sans détour dans le vif :
— « Est-ce que vous avez favorisé l’embauche de ces personnes ? »
— « Non », répond le maire. « Les postes ont été publiés, il y a eu des candidatures, des jurys. Tout a été fait dans les règles. »

Mais depuis la réception par le procureur d’une lettre anonyme en 2022 dénonçant un «népotisme flagrant», les gendarmes ont décortiqué les dossiers de recrutement. Ils ont relevé de nombreux manquements : CV et lettres de motivation absents des archives, entretiens menés par téléphone, absence de procès-verbal de classement des candidats.

« ça se fait partout »

Durant l’audience, le juge commence par rappeler la loi de 2019 et son décret d’application, qui imposent égalité d’accès, transparence et objectivité. Puis il lit un à un les extraits des procès-verbaux recueillis lors…

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STM, la réfection du quai « Issoufali » ne fait pas des heureux

STM, la réfection du quai « Issoufali » ne fait pas des heureux
Le démarrage des travaux du quai Issoufali engagé par le département de Mayotte occasionne de nombreux désagréments qui exaspèrent les usagers des barges.

Une colère qui monte crescendo depuis une semaine. Les travaux de réfection du quai « Issoufali » sur le rocher Dzaoudzi exaspèrent aux plus haut point les usagers des barges. En cause, la non prise en compte de la pénibilité qu’entraine cette situation auprès des passagers des avions. Ils sont obligés de trainer enfants et bagages sur une distance balisée qui ne leur laisse aucune alternative. Résultat, ils pestent contre les services départementaux, les noms d’oiseaux fusent par légions entières.    

Un manque – probable- de coordination et de communication ruine deux années d’efforts en vue de d’améliorer la vie aux usagers des barges entre Dzaoudzi et Mamoudzou. Cordon ombilical entre les deux principales îles de l’archipel mahorais, les barges constituent un centre névralgique pour les milliers d’hommes et de femmes qui les empruntent chaque jour. Elles sont aussi un objet de focalisation de toute l’attention du public sur la gestion de l’île par l’exécutif du département propriétaire des dits navires qu’il fait naviguer sous la houlette du Service des Transports Maritimes, devenu une direction à part entière depuis peu.

Le STM est un service qui a très mauvaise presse au sein de la population locale et des visiteurs occasionnels en raison d’un nombre incalculable de dysfonctionnements et d’une tendance exagérée aux mouvements de grève à répétition qui exaspèrent pour tout le monde et nuit au bon fonctionnement de l’économie locale. Mais tel n’est pas le sujet du jour, le courroux des usagers est dicté cette fois par les désagréments que génèrent les travaux qui ont débuté la semaine dernière au quai Issoufali à Dzaoudzi. Des travaux annoncés pourtant de très longues dates par Ali Omar, le 3 ème vice-président du département en charge des transports et de l’administration générale. « Nous en avons marre de ces incapables qui nous gouvernent, il n’y a besoin de faire l’ENA pour comprendre qu’il y a des situations à anticiper avant d’engager un chantier de cette ampleur quand même ? Ils prétendent tous avoir BAC + 5 mais qu’est-ce qu’ils sont nuls à chier ! Entamer des travaux sous un soleil de septembre, à la fin du chassé-croisé entre Mayotte et la métropole à la fin des vacances d’été, ou Mayotte et Madagascar, voir avec La Réunion et les pays d’Afrique de l’Est, il faut vraiment une grande intelligence pour le faire », ricane le trentenaire, vêtu comme un prince, pour aller prendre l’avion.

Les équipes changent mais la logique et les bêtises demeurent les mêmes

Mais sa belle tenue est maintenant toute froissée parce qu’il a été contraint de porter sa valise sur l’épaule et trainer en parallèle un gros sac rouge à roulette (sans doute un deuxième bagage) entre le beaching d’accostage des barges et l’endroit où il peut espérer trouver un taxi pour se rendre à Pamandzi. Encore un élu qui en prend pour son grade dans l’opinion publique, en raison d’une incompétence émanant de ses services. Une semaine seulement depuis que ces travaux ont débuté et la tension ne cesse de monter chez les usagers des barges. Cette fois-ci, il n’est nullement question des mouvements aléatoires des barges, ni des conditions d’accueil et la qualité de l’attente aux gares maritimes, mais de la gestion des flux entre le quai Ballou (ou les barges accostent désormais) et l’ancienne route de l’hôpital à proximité de l’ancienne et de la nouvelle place de France. Il n’est pas le seul à laisser libre cours au verbe, croustillant « d’amabilités et de nectar de fleurs tropicales ». Une dame, enveloppée dans une robe pourpre d’or brodée sur les rebords, cherche, elle aussi, à se rendre à l’aéroport de Pamandzi, chargée de bagages à ses deux épaules et trainant deux garçonnets dans son sillage, l’ai embaumé par les effluves de son parfum. Les traits de son visage en disent long sur la pensée qui est la sienne, à l’instante, à l’égard des conducteurs de ce projet. « Combien leur couterait 10 ou 15 chariots pour nous permettre de tirer nos bagages jusqu’aux taxis ? C’est vraiment du n’importe quoi ! Les équipes changent mais la logique et la bêtise demeurent les mêmes. Ah, qu’il est loin le temps des anciens élus, Younoussa Bamana et les autres …  Eux ils vivaient avec nous et pour nous, ils étaient l’âme de Mayotte et nous le corps. Aujourd’hui nous les avons perdus pour gagner des petits prétentieux sans personnalité » ! Des propos surement excessifs mais justifiés par la situation extrême à laquelle sont soumis les usagers du STM depuis une semaine. Et pour cause, aucun véhicule ne peut accéder à l’embarcadère, assez éloigné du point de dépotage des taxis. Il est vrai que trainer ses bagages pour rattraper une barge devient galère. La perte des pertes identitaires et du protocole et du savoir-vivre à l’ancienne n’arrange rien. Aucun bon samaritain pour prendre pitié de ces personnes et les soulager de leurs fardeaux sur cette distance.

Une trentaine de gendarmes et des policiers municipaux mobilisés tous jours pour un service qui pourrait se gérer autrement

Hélas, les lamentations des usagers des barges ne s’arrêtent pas à cela. Le passage balisé qui conduit dans les deux sens au quai Ballaou et au nouveau parking des taxis n’est vraiment au goût de personne. « Il faut 30 gendarmes et policiers municipaux chaque jour, du lever du soleil à la nuit tombée pour gérer des mouvements de personnes qui pourraient s’articuler autrement dans le calme et la sérénité, il n’y a que le conseil gère mal pour réussir à le faire. En attendant qui va s’occuper des tâches habituelles de ces militaires et fonctionnaires ? Qui va pouvoir nous protéger des hordes de délinquants qui nous empêchent de vivre dans la quiétude traditionnelle de nos quartiers et de nos villages ? Mais dans quoi sommes-vraiment tombés dans ce pays ? Et ils osent appeler cela un développement » ?  Pour les quelques rares agents du STM qui osent s’exprimer sur cette colère populaire qui monte crescendo, « l’erreur n’est pas à leur niveau, ils ne font qu’obéir aux ordres donnés par leur hiérarchie ». Ils s’inquiètent de ce qu’il adviendra de cette situation dès qu’arriveront les premières pluies de l’année 2025, en sachant que ces travaux sont sensés durer jusqu’en janvier 2026, si tant est que l’agenda initial soit respecté.

Le président des départements de France en visite à Mayotte ce lundi

Le président des départements de France en visite à Mayotte ce lundi
Christophe Ramond, président du Tarn et Nicolas Lacroix, président de la Haute-Marne, ont visité le SDIS tandis que François Sauvadet s’est rendu sur le plateau de Mayotte la Première.

François Sauvadet, le président des Départements de France était en visite à Mayotte ce lundi en compagnie d’une délégation composée de 2 autres présidents de Départements hexagonaux.

François Sauvadet, le président des Départements de France, et sa délégation composée de 2 autres présidents de Départements hexagonaux, ont vu leur visite à Mayotte de ce lundi 29 septembre écourtée par un retard d’avion. La séquence prévue au conseil départemental a donc été annulée et ils se sont directement rendus à…

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À Mayotte, la condamnation de Sarkozy ne change rien à la reconnaissance des Mahorais

À Mayotte, la condamnation de Sarkozy ne change rien à la reconnaissance des Mahorais

À Mayotte aussi, les citoyens ont appris par la télévision la condamnation, en première instance, de Nicolas Sarkozy à cinq ans d’emprisonnement ferme (avec un mandat de dépôt différé) pour « association de malfaiteurs ». Pendant plusieurs jours, la population a suivi les commentaires des journalistes, les prises de parole de personnalités civiles et surtout la réaction des plus hauts représentants de la magistrature, qui réfutent « toute vengeance ou haine » envers l’ancien chef de l’État. « Le droit, rien que le droit, lui est appliqué comme il le serait pour tout citoyen », ont-ils martelé.

Mais sur le territoire mahorais, ce point de vue est diversement apprécié, car le justiciable Nicolas Sarkozy bénéficie d’un autre statut : celui de « père de la départementalisation » de l’île.
Après un silence assourdissant la semaine dernière, lorsque la nouvelle de la condamnation à cinq années de prison ferme est tombée, les Mahorais commencent à peine à…

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Le pont de Dzoumogné, symbole d’une inertie coupable

Le pont de Dzoumogné, symbole d’une inertie coupable

Depuis plus de quatre décennies, le pont de Dzoumogné reste figé dans le temps, comme un vestige d’une époque où l’urgence du développement semblait secondaire. Pourtant, ce pont est chaque jour traversé par des centaines d’habitants, de travailleurs, d’agriculteurs et de commerçants. Il est le passage obligé pour tous les habitants du nord. Or, depuis sa mise en place, il souffre d’un défaut criant : il est trop étroit pour permettre à deux voitures de se croiser.

Chaque passage se transforme ainsi en épreuve de patience et de danger. Les véhicules s’arrêtent, négocient au millimètre, reculent parfois au risque de provoquer un accident. Une situation qui avait poussé les jeunes de Longoni de mettre le feu en juillet 2022 afin de pousser les autorités à réagir. Trois ans après aucune avancée, alors que les Chinois viennent de construire le plus haut pond du monde qui culmine à 625 m en cassant des montagnes en deux au bout de 3 ans. Chez nous, des promesses répétées, mais jamais tenues. Au fil des ans, ministres, élus et responsables locaux se sont succédé, tous promettant une réhabilitation, un élargissement, voire la construction d’un nouveau pont. Les annonces publiques se sont multipliées avec des discours grandiloquents sur la modernisation des infrastructures. Mais à ce jour, aucune pierre n’a été posée, aucun chantier n’a vu le jour. Cette inertie n’est pas qu’un simple retard administratif : c’est le signe d’un profond mépris pour les réalités vécues par les habitants. Comment expliquer que, dans un territoire qui aspire à se développer, un tel goulet d’étranglement puisse persister pendant quarante ans ?

L’absence de travaux sur le pont de Dzoumogné n’est pas seulement un problème de confort ou de sécurité : c’est aussi un frein économique. Les transporteurs perdent un temps précieux, les coûts logistiques augmentent et l’attractivité de la région s’en trouve diminuée. Les agriculteurs peinent à écouler leurs productions dans les temps, les entreprises hésitent à investir, et les habitants subissent au quotidien les conséquences d’une infrastructure indigne de notre époque.

Le système scolaire à bout de souffle, grève reconductible à partir du 30 septembre

Le système scolaire à bout de souffle, grève reconductible à partir du 30 septembre

À Mayotte, la colère gronde dans la communauté éducative. Le syndicat FSU SNUipp appelle à une grève reconductible dès le 30 septembre 2025 pour dénoncer des conditions scolaires jugées intenables : classes surchargées, absence de remplaçants, manque criant d’enseignants titulaires et anomalies persistantes sur les salaires. Les enseignants réclament notamment le respect des seuils fixés lors de la grève de novembre 2024, un plan de titularisation pour les contractuels, ainsi qu’un recrutement massif pour pallier les absences.
« La Rectrice n’a pas le droit de revenir sur les engagements pris », tonne le syndicat, qui dénonce aussi l’inaction face aux infrastructures scolaires délabrées et aux difficultés d’accueil des élèves. Un rassemblement est prévu devant le rectorat dès 8h30 lundi.
Dans le même temps, la FCPE Mayotte tire la sonnette d’alarme et parle d’une véritable « crise humanitaire ». Dans un communiqué, la fédération des parents d’élèves dénonce « l’effondrement organisé du système scolaire mahorais », où se cumulent insécurité, violences, manque de salles de classe et d’enseignants. Elle appelle à la création d’un Observatoire indépendant de l’éducation et réclame un véritable plan de construction et de sécurisation des établissements.
« L’école de la République est devenue un champ de ruines à Mayotte », accuse la FCPE, rappelant les attaques régulières de bus scolaires et la peur quotidienne des familles. Pour les parents, comme pour les enseignants, l’heure n’est plus aux promesses mais à des réponses concrètes de l’État, attendu au tournant.

Droit de réponse du Conseil départemental

Droit de réponse du Conseil départemental

En réaction à la diffusion d’un article contenant des propos inexacts et diffamatoires à l’encontre du Président Ben Issa OUSSENI, le Département de Mayotte tient à rétablir la vérité.
Depuis 2021, le Président du Conseil départemental n’est pas Président de la Commission d’Appel d’Offres (CAO). Cette seconde fonction est assurée par le 3ᵉ vice-président.
Quinze jours après sa prise de fonction, le Président a transmis sa déclaration d’intérêts à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), qui en a accusé réception.
L’audit évoqué a été commandé par le Président lui-même, dès sa prise de fonction, afin d’améliorer la commande publique au sein de l’institution départementale. Réalisé de juillet à septembre 2023, il a porté sur les exercices 2019 à 2023.
Cet audit a révélé une part de 34 % de marchés passés en gré à gré, soit 243 M€ de dépenses sur la période. Ces chiffres contredisent totalement ceux mentionnés dans l’article publié.
Dès octobre 2023, un plan d’amélioration a été engagé et se poursuit. Grâce à ce travail, le taux de gré à gré est passé de 34 % à 22 %, fin août 2025.
Enfin, les 4 milliards d’euros destinés à la reconstruction de Mayotte relèvent du nouvel Établissement Public de Refondation et de Développement (EPRD), et non du Département. Celui-ci accompagnera néanmoins pleinement cette mission.

Le département célèbre le livre et la lecture avec la 4ᵉ édition du SALIMA

Le département célèbre le livre et la lecture avec la 4ᵉ édition du SALIMA

Le Conseil départemental de Mayotte, à travers sa Direction de la Culture et de la Lecture Publique, annonce le retour du Salon du Livre de Mayotte (SALIMA) pour sa 4ᵉ édition. Ce rendez-vous culturel majeur se tiendra du mercredi 8 au samedi 11 octobre 2025, avec un lancement officiel à la Bibliothèque départementale de Cavani, avant de se déployer sur la Place de la République à Mamoudzou.
Événement phare de la scène littéraire mahoraise, le SALIMA réunira une riche diversité d’acteurs du livre venus de Mayotte, de l’Hexagone, mais aussi de la côte Est africaine et des îles de l’océan Indien. Auteurs, éditeurs, illustrateurs, libraires, bibliothécaires, imprimeurs et associations se retrouveront pour quatre jours d’échanges, de découvertes et de partages autour de la lecture et de l’écriture.
Cette édition mettra un accent particulier sur la littérature jeunesse, la création littéraire locale et régionale, ainsi que sur la valorisation du patrimoine immatériel mahorais. Au programme : rencontres, ateliers, expositions, spectacles, dédicaces et tables rondes, afin de favoriser l’accès à la lecture pour tous et de célébrer la richesse culturelle de Mayotte.
Ouvert à tous les publics, le salon proposera également des animations gratuites, des stands d’éditeurs et de libraires, ainsi que de nombreux temps forts pédagogiques et festifs destinés aux scolaires, aux familles et aux passionnés de littérature.

Le département célèbre le livre et la lecture avec la 4ᵉ édition du SALIMA

Démantèlement imminent du camp de Tsoundzou 3

Démantèlement imminent du camp de Tsoundzou 3

Depuis près de six mois, la forêt de Tsoundzou II, au sud de Mamoudzou, abrite un campement informel où vivent plus de 600 personnes exilées. Ce site, désormais surnommé Tsoundzou 3, devrait être démantelé très prochainement. Dans un arrêté publié dimanche 28 septembre et remis le même jour aux habitants, la préfecture se donne “23 jours” pour agir. Mais, selon nos informations, l’évacuation pourrait intervenir dès cette semaine.

Au fil des mois, le camp s’est transformé en véritable village : deux mosquées, un salon de coiffure, un restaurant de fortune, un service de recharge de téléphones et une échoppe construitée en bambous et bâches ont vu le jour entre les tentes. Ces dernières, numérotées à la bombe par la préfecture et l’ARS le 4 et 8 septembre, avaient été recensées à 264. Depuis, de nouveaux arrivant…

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Nouvelles coupures d’eau à Mayotte : un nouveau tour de vis dans la distribution d’eau potable

Nouvelles coupures d’eau à Mayotte : un nouveau tour de vis dans la distribution d’eau potable

Partagés entre résilience et colère, les habitants de Mayotte vont, une fois de plus, devoir composer avec des coupures d’eau au robinet. Le rationnement s’annonce particulièrement brutal : trois jours sans eau pour une seule journée de distribution. Cette fois-ci, la rareté de la ressource n’est pourtant pas en cause. Les autorités invoquent la nécessité de remplacer des conduites vétustes afin de réduire les pertes massives dans l’acheminement.


Une explication qui n’apaise en rien la colère, jugée légitime, des usagers face à un problème qui perdure depuis des années.
Et voilà que le cycle infernal des tours d’eau reprend sur l’île. Un demi-million de personnes entassées sur 374 km² seulement, et une eau qui vient encore à manquer, pour la énième année consécutive…

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Refondation de Mayotte : passer de la stratégie à l’action concrète

Refondation de Mayotte : passer de la stratégie à l’action concrète
Salama Ramia (sénatrice de Mayotte) présente à la diaspora mahoraise à Paris le plan quinquennal derefondation de Mayotte post-Chido

Objet de nombreuses critiques sur le territoire, la stratégie quinquennale du général Facon pour rebâtir Mayotte après le cyclone Chido entame une phase de large vulgarisation. Elle quitte désormais les salons feutrés des hautes autorités de l’État pour aller à la rencontre du grand public.

Première étape : une présentation, hier matin, lundi 29 septembre 2025, à Paris, à destination de la diaspora mahoraise réunie pour l’occasion à la Maison de Mayotte.

À Paris, il a donc beaucoup été question de Mayotte, non pas dans les salles de l’Assemblée nationale ni dans les couloirs des ministères, mais dans…

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Lycée des Lumières : quand les guerres inter-villages s’invitent au lycée

Lycée des Lumières : quand les guerres inter-villages s’invitent au lycée
Des jeunes oisifs « traînent » en permanence aux abords du lycée, créant un climat propice aux violences

Mardi dernier le lycée des Lumières de Kaweni a été le théâtre d’une violente rixe entre élèves qui a dégénéré, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre et l’évacuation du lycée. 11 mineurs ont été interpelés et soumis à des mesures éducatives et de sûreté. L’inquiétude subsiste néanmoins au sein de l’équipe éducative du lycée.

Le lycée des Lumières de Kaweni a le « défaut » de réunir dans son enceinte des élèves issus de deux villages ennemis : Kaweni et Majicavo. Si les guérillas entre jeunes issus de ces deux villages voisins empoisonnent régulièrement la vie des riverains, le lycée des Lumières était pourtant à peu près épargné jusqu’à présent. Or mardi dernier, une violente rixe a éclaté entre élèves et a dégénéré avec l’intrusion au sein du lycée d’individus…

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Flambée de violence à Madagascar : ils ont vécu la peur de leur vie

Flambée de violence à Madagascar : ils ont vécu la peur de leur vie

Une grosse frayeur pour des touristes mahorais coincés dans leurs chambres d’hôtel à Antananarivo, Majunga et Diégo-Suarez. Ils se souviendront longtemps des quatre jours de violences qui ont marqué la semaine écoulée. Mais plus de peur que de mal : le retour à Mayotte s’effectue sans difficultés particulières.

Vacanciers, hôteliers, commerçants ou résidents permanents à Mayotte – pour certains détenteurs de la double nationalité franco-malgache – se sont retrouvés bloqués à Majunga, Antananarivo ou Diégo-Suarez, dans le nord de la Grande Île, en pleine révolte populaire contre le pouvoir d’Andry Rajoelina, l’actuel chef de l’État malgache. Incendies, pillages et destructions de biens publics et privés ont émaillé la semaine, faisant craindre le pire aux visiteurs étrangers, peu habitués à ces flambées de violence dont le peuple malgache a le secret lorsqu’il décide d’en découdre avec le régime en place.

Tout a commencé par une protestation populaire : des milliers d’hommes et de femmes sont descendus dans les rues pour dénoncer les coupures d’eau et d’électricité dans la capitale. Les manifestations ont rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Le mouvement s’est ensuite propagé à plusieurs villes de province, notamment Majunga, dans l’ouest de la Grande Île, et Diégo-Suarez, dans le nord.
En fin de semaine dernière, on déplorait déjà plus d’une trentaine de blessés et moins d’une dizaine de morts, selon des sources non officielles mais corroborées par des organisations non gouvernementales comme la Croix-Rouge. Des informations également relayées par la presse étrangère et plusieurs ambassades, qui ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre à Madagascar.
Ces scènes d’une rare violence ont rappelé à certains expatriés les épisodes qui avaient précipité la chute des régimes de l’amiral Didier Ratsiraka et de son successeur Marc Ravalomanana.

« Ce n’est plus le moment de faire des affaires, il faut rentrer à Mayotte »

Les ressortissants mahorais présents sur l’île rouge ont craint le pire, surpris par cette autre facette du peuple malgache à laquelle ils ne sont pas habitués.
« Il faut être sur place pour voir ça, ce sont des scènes d’une extrême violence », témoigne Saïd Omar Hamidou, originaire de Dzaoudzi-Labattoir, joint par téléphone vendredi depuis Antananarivo.
« Pour le moment, ce sont surtout des affrontements entre Malgaches, forces de l’ordre et manifestants, mais il y a énormément de dégâts matériels et financiers. Nous ne savons pas comment tout cela va finir. Apparemment, le chef de l’État malgache se trouverait aux Nations Unies, à New York, et les manifestants craignent que son retour n’entraîne une nouvelle flambée de violences. Nous sommes coincés dans les hôtels, la peur au ventre, mais, à ma connaissance, aucun touriste n’a été pris à partie. »

Hachim Mohamed Abdou, habitant de Bandraboua dans le nord de Mayotte, importe des produits agricoles depuis différentes provinces malgaches, notamment le Vakiniankaratra (Antsirabé).
« C’est le chaos ici. Il faut savoir se faire tout petit pour passer inaperçu, éviter de sortir de l’hôtel quand ce n’est pas indispensable. Je cherche à avancer mon départ pour Mayotte et à annuler les rendez-vous que j’avais prévus avec des producteurs en brousse. Ce n’est pas le moment de faire des affaires car on ignore complètement la tournure que peuvent prendre les événements. »

Son problème : il est censé reprendre son vol vers Mayotte au départ de Majunga, mais les informations dont il dispose font état de scènes similaires là-bas – pillages, incendies et répressions.
« Je ne sais pas quoi faire. Je pense que je vais être obligé d’attendre que la situation se calme un peu avant d’envisager un déplacement à Majunga », confie-t-il.
Jeudi soir, il a appris, par le personnel de son hôtel, qu’un avion français n’avait pas pu se poser et avait été dérouté vers l’île de La Réunion.

Un retour progressif au calme après trois jours de couvre-feu

Houmadi Omar Abdillah séjourne encore à Majunga avec sa femme et leurs deux enfants. Des amis connaissant bien la région de Boeny leur avaient conseillé d’attendre la mi-septembre, fin de la haute saison touristique, pour profiter de vacances plus calmes, loin de la foule habituelle des touristes mahorais.
« L’idée n’était pas mauvaise, mais là il n’est plus du tout question de vacances : nous devons sécuriser au plus vite nos enfants. Ici, tout est fermé, nous n’arrivons pas à contacter les bureaux d’Air Austral pour modifier nos dates de retour. Aucun taxi n’ose circuler à cause des violences, les manifestants ont déjà brûlé et pillé de nombreux magasins en centre-ville. Il est hors de question pour nous de quitter l’hôtel, où nous sommes en sécurité pour le moment. »

Le jeune père explique que des Malgaches incitent les touristes à rester encore quelque temps, afin de ne pas donner aux autorités un prétexte pour faire intervenir l’armée et mater la révolte.
L’une de ses connaissances, originaire de Sada, a toutefois réussi vendredi après-midi à rejoindre l’aéroport d’Amborovy grâce à des complicités locales, en empruntant un touk-touk.
« Apparemment, les bureaux d’Air Austral sont ouverts là-bas et il a pu obtenir une place pour Mayotte sur un vol d’Ewa Air. »
Aux dernières nouvelles, le couple et ses deux enfants devraient refouler le sol mahorais ce lundi, malgré une reprise en main progressive de la situation sécuritaire par les autorités malgaches.
Un couvre-feu a été décrété depuis vendredi, et le retour de New York du chef de l’État, Andry Rajoelina, aurait quelque peu apaisé les tensions.

Plus de peur que de mal, donc, pour les ressortissants français de Mayotte, qui n’en garderont pas moins le souvenir d’une frayeur intense.

Comores : les commerçants et les chauffeurs en grève ce 1er octobre

Comores : les commerçants et les chauffeurs en grève ce 1er octobre

Le syndicat national des commerçants comoriens dénonce la mise en application depuis le début de septembre, d’un nouveau mode de calcul de taxes douanières, tandis que les transporteurs eux, déplorent la réquisition des voitures avec volant à droite, sans alternative.

Ils promettent un mouvement de grève illimitée sans précédent à partir de ce mercredi 1er octobre. Dans un point de presse tenu, samedi, les commerçants et les chauffeurs ont annoncé l’arrêt de leurs activités pour une durée indéterminée afin d’obtenir la satisfaction d’un certain nombre de revendications. Pour l’instant, seuls le syndicat national des commerçants comoriens (Synaco) et le syndicat national des transports en commun et des marchandises se sont prononcés officiellement. Selon les conférenciers, les doléances sont nombreuses. Au niveau des automobilistes, le porte-parole du syndicat des transports, a énuméré deux causes qui les poussent à rentrer en grève. D’abord la…

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Les professeurs ne sont plus payés… et cela dure depuis trois mois

Les professeurs ne sont plus payés… et cela dure depuis trois mois

Que se passe-t-il dans les bureaux du rectorat de Mayotte ? C’est la question que se posent des dizaines d’enseignants de l’académie. Certains n’ont pas perçu leur salaire, d’autres ont vu leur paie amputée, et beaucoup n’ont tout simplement rien touché pour le mois de septembre.

« Cela fait trois mois que je n’ai pas été payée. Avec des enfants à charge, c’est invivable », témoigne Mariama (prénom d’emprunt), enseignante du second degré. Contractuelle et sans interruption de contrat, elle ne comprend pas ce qui bloque. Elle assure avoir effectué toutes les démarches nécessaires : contacter son gestionnaire, solliciter le service des ressources humaines… mais sans réponse.

Le cas de Mariama est loin d’être isolé. Des dizaines d’enseignants se retrouvent dans la même situation et expriment leur désarroi sur les réseaux sociaux. Beaucoup redoutent qu’un mouvement social ne soit bientôt inévitable.

Du côté du rectorat de Mayotte, c’est le silence radio : aucune communication officielle, aucune explication sur ces salaires non versés.

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