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La Commune de Pamandzi organise le Maoulida Shenguè le samedi 26 octobre, de 6h à 18h, à la Place des Congrès.

La Commune de Pamandzi organise le Maoulida Shenguè le samedi 26 octobre, de 6h à 18h, à la Place des Congrès.

Cet événement culturel majeur rend hommage à Madame Zéna M’Déré et aux Chatouilleuses, symboles du courage et de l’engagement des femmes mahoraises. Devenu une tradition annuelle, le Maoulida Shenguè réunit la population autour de chants, danses, prières et moments de partage, pour célébrer la culture et la mémoire collective de Mayotte. La commune invite tous les habitants à venir honorer cette histoire et perpétuer les valeurs de solidarité et de respect.

La Commune de Pamandzi organise le Maoulida Shenguè le samedi 26 octobre, de 6h à 18h, à la Place des Congrès.

L’eau reçue pour Chido vendue aux enchères publiques par l’Etat

L’eau reçue pour Chido vendue aux enchères publiques part l'Etat

l’État vend ses stocks d’eau alors que la crise continue

Le 2 juin 2025, l’État a organisé à Mayotte une vente aux enchères publiques d’eau potable. L’opération portait sur un lot de dix palettes de 84 packs d’eau chacune, vendu à un prix de départ de 1 400 euros. Une vente réservée aux entreprises, principalement aux supermarchés, alors que l’île connaît toujours de graves difficultés d’approvisionnement.

Une deuxième vente devait suivre en octobre, mais elle a été suspendue à la dernière minute, au moment même où les tours d’eau atteignaient jusqu’à 96 heures consécutives dans certaines communes, en raison des travaux à l’usine d’Ourovéni. Le contenu de douze conteneurs a finalement été redistribué dans les communes du Sud et de l’Ouest.

Selon plusieurs sources locales, ces bouteilles proviennent du stock d’eau constitué après le passage du cyclone Chido, en janvier dernier.

Elles avaient été destinées à la distribution humanitaire, mais les cargaisons sont arrivées trop tard pour être utilisées. “Pendant Chido, on n’a pas reçu d’eau. Elle est arrivée trop tard. Puis les élus, accusés de voler de l’eau, ont refusé de continuer la distribution. C’est arrivé en retard et au moment de distribuer, les communes ont lâché l’État. Ça pourrait expliquer ces ventes aux enchères”, résume une personne qui souhaite rester anonyme.

Pour une population encore soumise à des restrictions massives, l’image est désastreuse : celle d’un territoire en soif, où même les réserves humanitaires deviennent un bien marchand. La crise de l’eau à Mayotte ne se limite pas à des épisodes ponctuels, elle est permanente, structurelle et désormais reconnue comme telle par les textes officiels.

La loi du 11 août 2025 sur la programmation pour la refondation de Mayotte reconnaît noir sur blanc l’existence d’une “crise récurrente de l’eau” sur l’île. Elle ajoute : “L’accès à l’eau potable constitue une priorité pour éviter la précarisation chronique des Mahorais déjà soumis à de fortes carences. Les épisodes récurrents de stress hydrique affectent directement la qualité de vie des habitants et freinent le développement économique.”

Le plan d’eau 2024-2027 prévoit 730 millions d’euros d’investissements entre 2024 et 2027 et promet la fin des tours d’eau d’ici 2026. Mais la situation reste alarmante. Près de 30 % des Mahorais n’ont toujours pas accès à l’eau potable dans leur logement, selon les chiffres les plus récents, et dans certaines communes les robinets restent à sec plusieurs jours par semaine.

Un arrêté préfectoral du 13 octobre 2025 fixe d’ailleurs les prix maximums de vente d’eau en bouteille jusqu’au 31 décembre 2025 — 1,45 € pour une bouteille d’1,5 l et 0,75 € pour 50 cl — en raison des conséquences du cyclone Chido et “des effets des travaux réalisés à l’usine d’Ourovéni sur l’approvisionnement en eau potable à Mayotte.”

Cette prolongation jusqu’à la fin de l’année est, à elle seule, la preuve que la crise n’est pas conjoncturelle mais bien récurrente.

Dès lors, comment expliquer la vente du stock d’eau de l’État, alors que la loi et les arrêtés reconnaissent une situation de pénurie chronique ? Et surtout, comment concilier cette décision avec le droit fondamental à l’eau ?

Ce droit ne relève pas d’une simple revendication morale. La résolution 64/292 de l’Assemblée générale des Nations unies, adoptée le 28 juillet 2010 avec le soutien de la France, reconnaît explicitement “le droit à une eau potable salubre et propre comme un droit fondamental, essentiel à la pleine jouissance de la vie et de tous les droits de l’homme.” Le Code de l’environnement français, dans son article L210-1, précise lui aussi que “l’eau fait partie du patrimoine commun de la Nation”.

Vendre des palettes d’eau dans un département où des milliers de personnes n’ont pas accès à l’eau courante interroge profondément. À Mayotte, l’État répète que l’eau est une priorité nationale. Mais sur le terrain, la population a le sentiment d’un double discours : d’un côté, l’eau est déclarée “bien commun et vital” ; de l’autre, elle se vend aux enchères.

Cette contradiction, plus qu’un symbole, illustre la fracture entre la promesse républicaine d’égalité et la réalité quotidienne des Mahorais : celle d’un territoire français où, en 2025, l’eau potable reste un privilège.

Bachelière, DJ, enseignant… des parcours atypiques au camp de migrants de Tsoundzou II

Bachelière, DJ, enseignant… des parcours atypiques au camp de migrants de Tsoundzou II
Le démantèlement du camp Tsoundzou II annoncé pour cette semaine

« La police est venue hier, c’était la panique. Tout le monde partait en courant. Personne ne voulait retrouver la guerre après être allé aussi loin. » À l’aube du démantèlement, les exilés africains s’étant réfugiés au camp de Tsoundzou II ont du mal à maîtriser leur peur. Parmi eux, des profils atypiques vivent ensemble.

Quand on pénètre dans le camp de migrants de Tsoundzou II, on découvre de nombreux abris détruits et des places vides, mais il en reste encore des dizaines. Plusieurs centaines d’exilés africains habitent toujours au camp. L’un d’entre eux nous interpelle, intrigué par nos appareils photo. La jeune fille n’y va pas par quatre chemins. Elle a obtenu des papiers, mais son titre de séjour ne lui a toujours pas été remis. « Je voulais vous demander… Ça fait 8 mois qu’on a accepté de me donner des papiers, mais je n’ai toujours pas reçu mon titre de séjour. J’ai appelé la préfecture il y a deux semaines. Ils ont confirmé que mon titre de séjour était chez eux, mais qu’il fallait…

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Un adolescent innocent traumatisé par 48 heures de garde à vue à Mayotte

Un adolescent innocent traumatisé par 48 heures de garde à vue à Mayotte
* image d'illustration générée par ia

Une mère brisée par la détresse de son fils, accusé à tort de violences qu’il n’aurait pas commises le 23 septembre 2025 devant et dans l’enceinte du lycée des Lumières à Kawéni. Elle s’interroge sur le fonctionnement du système à Mayotte, qui s’en prend aux victimes tout en laissant les véritables auteurs libres dans la nature.

« C’est vraiment du n’importe quoi qui se passe sur ce territoire, les plus faibles sont doublement victimes du système et servent de boucs-émissaires pour des autorités incapables de juguler une violence sans cesse croissante », s’insurge Fatima* (nom d’emprunt), mère de famille de Majicavo, qui a requis l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité. Issue d’un milieu aisé, elle a la malchance d’avoir plusieurs enfants scolarisés au lycée des Lumières, théâtre, pour la énième fois, d’affrontements entre jeunes le 23 septembre 2025…

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Succès populaire pour les Écoles multisports à Dembéni

Succès populaire pour les Écoles multisports à Dembéni
Près de 420 jeunes participent aux Écoles multisports et Olympiades de Dembéni, une initiative du Conseil départemental de Mayotte qui allie sport, culture et cohésion sociale pour valoriser l’engagement et l’épanouissement de la jeunesse mahoraise.

Le Conseil départemental de Mayotte, à travers sa Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS), renforce cette semaine son engagement en faveur de la jeunesse et du développement sportif. En partenariat avec la commune de Dembéni, la DJS organise une nouvelle édition des Écoles multisports et Olympiades, qui rassemblent plusieurs centaines de jeunes autour d’activités sportives, culturelles et éducatives.$

À Ongojou, malgré un temps peu clément, la mobilisation est impressionnante : près de 160 jeunes participent aux animations sportives, notamment les initiations aux sports de…

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Droit de retrait au STM

Droit de retrait au STM

Les voilà qui remettent une nouvelle couche à seulement 10 jours de la fin du dernier mouvement de grève. Décidément, les agents du Service de Transport Maritime (STM), ne perdent aucune occasion pour pourrir la vie aux usagers des barges. Ainsi, ceux d’entre nous qui ont fait la traversée entre Grande-terre et Petite-Terre dimanche 19 octobre 2025 ont appris par un message diffusé en interne que le personnel préposé aux fonctionnements des barges faisaient valoir un droit retrait à compter d’hier matin lundi 20 octobre 2025. Motif invoqué, insécurité, agression d’agents, manque d’hygiène dans les toilettes des navires, etc … Des revendications déjà entendues à maintes reprises lors des mouvements sociaux précédents. Et cerise sur le gâteau, le retrait du marché de billetterie confié à Transdev. Les Mahorais en ont par dessus la tête de ces enfantillages qui nuisent énormément à l’économie du territoire.

Saïd Haytham signe un triplé historique au Mondial ISKA 2025

Saïd Haytham signe un triplé historique au Mondial ISKA 2025

Le jeune athlète mahorais Saïd Haytham a réalisé une performance remarquable lors du Championnat du monde ISKA amateurs 2025, disputé à Brisbane, en Australie. Engagé dans la catégorie junior homme +68 kg, il décroche trois médailles d’or : en K-1, K-1 Light et Muay-Thai. Déjà double champion d’Europe et champion du monde 2024, Haytham confirme son ascension internationale et son potentiel exceptionnel. Une réussite qui illustre le dynamisme du sport de combat mahorais et la progression constante de ses jeunes talents sur la scène mondiale.

Les travaux de l’’usine d’Ourovéni sont achevés

Les travaux de l’’usine d’Ourovéni sont achevés

Grâce à la mobilisation exceptionnelle des équipes techniques, des services de l’État, de l’ARS et du RSMA, la durée d’intervention a été réduite de 20 à seulement 7 jours. Le préfet de Mayotte s’est rendu sur le site le 10 octobre pour saluer cette opération stratégique. Durant les travaux, 24 containers d’eau en bouteille ont été distribués aux publics vulnérables en coordination avec les communes et les CCAS. Les tests de remise en service se sont révélés concluants : la production reprend désormais à plein régime.

Journées Périnatales dans le département le plus jeune de France

Journées Périnatales dans le département le plus jeune de France

Dans le territoire français le plus jeune et l’un des plus fertiles, Mayotte accueillera les Journées Périnatales. La Technopole de Dembeni accueillera cette 12ème édition les 5 et 6 novembre 2025.
Cet événement incontournable réunit professionnels de santé et passionnés de périnatalité pour échanger sur des sujets essentiels : l’impact du cyclone Chido sur les maternités, les spécificités de la naissance dans l’océan Indien et au sein du territoire mahorais et le secret professionnel.
Les visiteurs auront l’occasion d’assister à des conférences animées par des experts, de bénéficier d’échanges privilégiés avec les intervenants et d’accéder à des ressources spécialisées.
L’inscription est obligatoire, à réaliser en présentiel jusqu’au 31 octobre ou en visioconférence jusqu’à la veille de l’événement.

Journées Périnatales dans le département le plus jeune de France

Anticor débarque à Mayotte : la lutte contre la corruption passe à la vitesse supérieure

Anticor débarque à Mayotte : la lutte contre la corruption passe à la vitesse supérieure
Anticor s’implante à Mayotte pour lutter efficacement contre une corruption quatre fois plus élevée qu’en métropole, en s’appuyant sur des référents locaux, l’action nationale de l’association et la mobilisation citoyenne.

À Mayotte, où les infractions à la probité sont plus fréquentes qu’en métropole, l’association Anticor, qui lutte contre la corruption et le favoritisme, ouvre son antenne locale, Anticor 976. Léo Jusiak, référent sur le territoire, explique que l’objectif est de sensibiliser la population, soutenir les lanceurs d’alerte et, si nécessaire, agir en justice. Cette ouverture vise à renforcer la vigilance citoyenne à Mayotte.

Flash-Info : Comment s’est fait le choix d’implanter Anticor à Mayotte ? Quelles ont été les motivations derrière cette décision ?

Léo Jusiak : Le choix de s’implanter à Mayotte s’est fait pour deux raisons. La première : un rapport de l’Agence France Anticorruption (l’AFA) a montré que Mayotte et La Réunion ont quatre fois plus d’atteintes à la probité qu’en métropole. Une alerte sérieuse et caractérisée qui permet de dire que les faits de corruption sont réels. Il faut donc prendre cette question au sérieux. La deuxième raison est…

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Abdou Abdallah : la mémoire et la jeunesse de Mayotte comme boussoles pour l’avenir

Abdou Abdallah : la mémoire et la jeunesse de Mayotte comme boussoles pour l’avenir
Abdou Abdallah, enseignant, formateur et auteur, écrit une série de 3 tomes pour mieux comprendre Mayotte

À la croisée des savoirs et des cultures, Abdou Abdallah incarne une nouvelle génération de penseurs déterminés à comprendre et transmettre l’histoire de leur île. Enseignant, formateur et désormais auteur, il signe une série de trois tomes intitulée Mayotte : histoire, défis éducatifs et perspectives d’avenir, dont le premier volume est paru en mai 2025. Entre rigueur scientifique et engagement citoyen, Abdou Abdallah explore les racines historiques, les enjeux identitaires et les défis éducatifs qui façonnent le présent du 101ème département. Dans cet entretien, il revient sur son parcours, sa démarche et sa conviction profonde : la jeunesse mahoraise détient les clés de l’avenir de l’île.

Flash Infos : Quel a été votre parcours avant d’écrire cette série de trois tomes Mayotte : histoire, défis éducatifs et perspectives d’avenir ?

Abdou Abdallah : J’ai d’abord été enseignant. J’ai passé un concours en biotechnologie, santé et environnement. Avant d’écrire, j’enseignais et je délivrais des formations, à la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) par exemple. Je suis un scientifique à la base. Ce livre, c’est la suite logique de mon travail de recherche qui mêle sociologie, psychologie et anthropologie.

F.I. : Vous avez toujours vécu à Mayotte ?

A.A. : Je suis né à Dzaoudzi. J’ai grandi en Petite Terre. Après avoir eu mon bac, je suis parti en métropole à Lyon où j’ai passé mon concours. Je suis revenu titulaire en 2020.

F.I. : Pouvez-vous nous expliquer les points essentiels de votre livre ?    

A.A. : De manière synthétique, il s’agit d’un travail de…

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Inquiétude à La Vigie : Chido continue à hanter les esprits à Mayotte

Inquiétude à La Vigie : Chido continue à hanter les esprits à Mayotte
Selon les services de météo France, la tempête tropicale "Chenge” ne présente aucun danger pour Mayotte.

Une tempête tropicale s’est formée dans l’océan Indien loin de Mayotte. Des médias en ligne comoriens seraient à l’origine d’une panique qui se répand parmi les habitants du quartier informel de « La Vigie » en Petite-Terre. Prises d’une certaine panique (syndrome post Chido oblige), des familles entières se prépareraient à rejoindre la Grande -Terre pour se mettre à l’abri.

L’usage excessif des réseaux sociaux n’est pas chose à recommander. Cet instrument (certes rapide et efficace) qui ne connait aucun système de modération et échappe aux autorités dans beaucoup de pays est malheureusement utilisé, très souvent, à mauvais escient par des millions d’internautes à travers la planète. Ces derniers sont convaincus y trouver la vérité absolue, le graal de l’information, en agitant à hue et à dia, l’éternelle règle d’un complotisme d’État, voir de groupuscule supranational. Depuis quelques jours, une nouvelle alarmante se répand dans l’île à « vitesse grand V »…

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Comores : un incendie « volontaire » cible l’aérodrome de Mohéli

Comores : un incendie "volontaire" cible l’aérodrome de Mohéli

Des personnes dont on ignore les motivations ont mis le feu sur la piste en usant des pneus et de l’essence, mais les forces de défense sont parvenues à maitriser l’incendie avant que celui-ci ne fasse de dégâts.

C’est un incendie qui aurait pu entrainer des conséquences désastreuses. Dans la nuit du jeudi à vendredi, les forces de sécurité, notamment des éléments de la gendarmerie ont réussi à maîtriser le feu signalé à l’aéroport de Moheli. Le soir du 16 octobre, des personnes se seraient introduites sur la piste 31 de l’aérodrome de Bandar Salam pour allumer des pneus, trois pour être précis, selon les éléments recueillis ici et là. « Les pneus auraient été arrosés d’essence et mélangés avec des clous et des boites de flytox, produit inflammable« , a indiqué une source locale qui a préféré garder l’anonymat. Cette dernière, a ajouté que seuls les…

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Anticor s’installe à Mayotte pour lutter contre la corruption

Anticor s’installe à Mayotte pour lutter contre la corruption

L’association Anticor, engagée contre la corruption, étend officiellement son action à Mayotte avec la création d’Anticor 976, marquant une étape importante dans son développement en outre-mer. Fondée en 2002 et reconnue pour son engagement en faveur de l’éthique en politique, l’association vise à lutter contre la corruption, le favoritisme et les irrégularités dans les marchés publics, alors que le territoire présente un taux d’infractions à la probité quatre fois plus élevé qu’en métropole.

Cette nouvelle antenne locale permet à Anticor de renforcer sa présence sur le terrain, jusqu’ici limitée à une intervention ponctuelle depuis La Réunion. Anticor 976 entend sensibiliser la population mahoraise aux problématiques de corruption et soutenir les lanceurs d’alerte. Pour ce faire, l’association prévoit des campagnes de communication, l’organisation de réunions publiques, le recrutement d’adhérents et l’écoute des signalements de dérives.

L’antenne pourra également se constituer partie civile dans certaines affaires, notamment lorsque des élus sont impliqués dans des cas de favoritisme ou d’irrégularités dans les marchés publics. Bien que ses missions restent à préciser, elles s’inspireront des actions menées par les autres groupes locaux d’Anticor en France métropolitaine et dans les territoires d’Outre-Mer. Cette implantation traduit la volonté de l’association de restaurer la confiance dans les institutions et de renforcer la vigilance citoyenne à Mayotte.

Un garçon de cinq ans se noie sur la plage des Badamiers

Un garçon de cinq ans se noie sur la plage des Badamiers

Dimanche après-midi, la Petite-Terre a été le théâtre d’un drame bouleversant. Vers 15 heures, sur la plage des Badamiers, un garçonnet de cinq ans a perdu la vie, victime d’une noyade alors qu’il profitait de la mer en compagnie de ses parents.

À l’arrivée des secours, l’enfant était déjà en arrêt cardio-respiratoire. Malgré les tentatives de réanimation menées par les pompiers, il n’a pas pu être sauvé.

Les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer. Le petit garçon a-t-il échappé à la vigilance de ses proches ou a-t-il été victime d’un malaise soudain ? Une enquête a été ouverte afin de faire la lumière sur ce drame.

Cette tragédie rappelle cruellement la vulnérabilité des enfants face à la mer. Quelques centimètres d’eau suffisent parfois à provoquer l’irréparable, même lorsque les parents sont présents. Dimanche, la marée était particulièrement haute et la journée s’inscrivait dans un épisode de fortes marées, placé sous vigilance par Météo-France pour risque de submersion.

La douleur de la famille est immense, et c’est toute la communauté qui se sent touchée. Ce lieu de détente et de loisirs s’est transformé en théâtre de désolation, laissant un vide et une tristesse profonds.

À travers ce drame, la prudence s’impose : la mer, si belle et attirante, reste imprévisible et dangereuse. La rédaction adresse ses condoléances attristées à la famille et partage la peine de tous ceux qui ont été touchés par cette perte tragique.

Clôture du Cercle d’échanges Octobre Rose 2025 : 3M place le dialogue et la prévention au cœur de la santé publique

Clôture du Cercle d’échanges Octobre Rose 2025 : 3M place le dialogue et la prévention au cœur de la santé publique

Ce samedi 18 octobre, le Groupe 3M a clôturé la deuxième édition du Cercle d’échanges octobre Rose, organisé à Madora Carrefour, confirmant son engagement fort en faveur de la prévention et de la santé publique à Mayotte. L’événement a réuni professionnels de santé, associations, personnalités locales et citoyens engagés, tous rassemblés autour d’un objectif commun : transformer la parole en levier d’action.

Placée sous le thème « Au-delà du ruban : transformer l’épreuve en force », cette édition a permis d’aborder sans tabou les réalités du dépistage et de l’accompagnement des femmes touchées par le cancer du sein, tout en valorisant les parcours de résilience et les initiatives locales.

Le temps fort de la journée fut l’intervention du Professeur Alain Toledano, oncologue et président de l’Institut Rafaël à Paris, référence internationale en médecine intégrative. Il a rappelé l’importance d’une prise en charge globale du patient, intégrant soutien psychologique, nutrition, activité physique et accompagnement social. Son message, salué par l’ensemble des participants, a résonné comme un appel à replacer l’humain au cœur du soin : « Soigner, c’est avant tout écouter, comprendre et accompagner la personne dans toutes ses dimensions. »

Au-delà des échanges scientifiques, les témoignages de femmes, de soignants et d’entrepreneurs ont mis en lumière la solidarité et la force du collectif dans la lutte contre le cancer du sein à Mayotte.

En initiant cette démarche, le Groupe 3M confirme sa volonté d’aller au-delà de son rôle économique pour agir en tant qu’acteur du bien commun, mobilisant ses enseignes, ses collaborateurs et ses partenaires au service de la prévention et de la sensibilisation.

Désormais bien ancré dans le paysage local, le Cercle d’échanges Octobre Rose s’impose comme un rendez-vous citoyen incontournable, où la parole, la science et l’expérience se rejoignent pour bâtir une culture de la prévention et de la santé durable.
Le Groupe 3M remercie chaleureusement l’ensemble des intervenants, participants et médias pour leur implication, et réaffirme son engagement à poursuivre cette dynamique de solidarité tout au long de l’année.

Tsingoni : le maire et deux élus renvoyés devant la justice

Tsingoni : le maire et deux élus renvoyés devant la justice
© Salimini

L’enquête ouverte sur la gestion municipale de Tsingoni connaît un tournant judiciaire. Ce vendredi 17 octobre 2025, le procureur de la République de Mamoudzou, Guillaume Dupont, a annoncé que le maire de Tsingoni, deux élus et trois cadres municipaux comparaîtront le 14 avril 2026 devant le tribunal correctionnel pour répondre de délits financiers présumés.

Au total, dix personnes avaient été placées en garde à vue dans cette affaire : trois élus, un directeur général des services, un directeur technique, un fonctionnaire, un cadre des bâtiments et travaux publics, un assistant de direction et un contrôleur de gestion…

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Menace hybride russe aux frontières de Mayotte : une réalité à ne pas sous-estimer

Menace hybride russe aux frontières de Mayotte : une réalité à ne pas sous-estimer

À la lumière des récents événements sociopolitiques à Madagascar, qui ont vu la déchéance du pouvoir d’Andry Rajoelina – l’ancien chef de l’État désormais en fuite aux Émirats arabes unis – , tous les regards se tournent désormais vers les Comores d’Azali Assoumani. D’aucuns se demandent si ce régime, qui vient de s’acoquiner avec la Russie de Vladimir Poutine, ne vivrait pas ses derniers jours. Et si sa chute n’annonçait pas un nouveau chaos dans une société mise à genoux par cinquante ans de dictature et de gabegie non assumées.

La Russie constitue une menace hybride – bien réelle – aux frontières de Mayotte. Ce n’est ni un fantasme, ni le scénario d’un film de science-fiction tout droit sorti d’Hollywood. C’est la conséquence de la cupidité immodérée du…

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À Mayotte, un coup de pouce de l’OFB pour préserver l’environnement

À Mayotte, un coup de pouce de l’OFB pour préserver l’environnement
Mayotte contribuera à former les agents du GRPFOI (Groupe de Recherche sur les Petits Mammifères de l’Océan Indien)

Dans le cadre du programme « Terres et Mers Ultramarines », financé par l’OFB (Office Français de la Biodiversité), 32 projets ont été retenus en Outre-mer. À Mayotte, des initiatives environnementales bénéficieront d’une enveloppe de 52 000 euros pour préserver la biodiversité terrestre et marine, durement éprouvée par les cyclones et la pression humaine.

Sous le soleil de l’océan Indien, Mayotte abrite une biodiversité unique : mangroves, forêts tropicales, récifs coralliens et lagon classé parmi les plus beaux du monde. Mais cette richesse naturelle reste fragile, menacée par le changement climatique, la pollution et les catastrophes naturelles, comme le cyclone Chido, qui a frappé l’île hippocampe en décembre 2024.

C’est dans ce contexte que l’OFB a dévoilé les…

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Disparition de Madi Youssoufa, Mayotte perd un pionnier et une mémoire vivante de son histoire

Disparition de Madi Youssoufa, Mayotte perd un pionnier et une mémoire vivante de son histoire

C’est une page de l’histoire de Mayotte qui se tourne. Madi Youssoufa, né le 30 août 1930, s’est éteint le lundi 6 octobre  à Madagascar, à Majungua, où il a été inhumé. La nouvelle de son décès a plongé l’île dans une profonde émotion. Figure emblématique, homme de devoir et de conviction, il fut non seulement l’un des tout premiers fonctionnaires de Mayotte, mais aussi le tout premier gendarme mahorais, un titre qui résume à lui seul la portée de son parcours exceptionnel.

À une époque où Mayotte n’était encore qu’à ses balbutiements administratifs, Madi Youssoufa a participé, aux côtés d’autres grandes figures telles que Georges Nahouda, à la mise en place des premières structures administratives du territoire. Dans un contexte de transition, marqué par les bouleversements politiques et identitaires de l’après-colonisation, il a su apporter rigueur, loyauté et discernement à une île en quête de repères.

Son engagement au service de l’État français et de Mayotte a contribué à façonner les fondations d’une gouvernance locale solide, fondée sur le respect, la responsabilité et la dignité.

Un trait d’union entre les Comores et Mayotte

Homme de dialogue, Madi Youssoufa a incarné un pont entre les Comores et Mayotte, deux terres sœurs liées par l’histoire, la langue et les familles. Au moment crucial du détachement de Mayotte de l’ensemble comorien, il a accompagné cette période avec sagesse, évitant les clivages et prônant l’unité dans la diversité.

Son rôle, souvent discret, fut pourtant essentiel : il représentait cette génération de Mahorais qui, avec courage, ont accepté d’assumer la complexité de l’histoire pour préserver la paix et l’avenir de leur île.

Au fil des décennies, Madi Youssoufa était devenu une véritable mémoire vivante. Connaisseur des lignages, des coutumes et des familles, il était l’un des derniers témoins directs de la construction de la société mahoraise moderne. Son regard, empreint de bienveillance, éclairait ceux qui cherchaient à comprendre d’où venait Mayotte et comment elle s’était bâtie, entre tradition et modernité.

Nombreux sont ceux – jeunes, chercheurs, élus ou simples citoyens – qui venaient l’écouter raconter l’histoire des Sorodas, des clans et des villages. Son savoir, transmis avec humilité, restera une source précieuse pour les générations futures.

Un homme de devoir et d’humilité

Dans le silence et la discrétion qui le caractérisaient, Madi Youssoufa a consacré toute sa vie à servir. Après sa carrière dans la gendarmerie, il n’a jamais cessé de conseiller, d’éclairer, de témoigner. Son autorité naturelle n’était pas celle des grades ou des titres, mais celle du respect, de la sagesse et de l’expérience.

Il était ce que l’on appelle à Mayotte un mzee –  un ancien, un sage – dont la parole apaisait et guidait. Ses proches, ses amis, ses anciens collègues, tous évoquent un homme profondément humain, attaché à la vérité et à la justice, animé par une foi inébranlable en l’avenir de son île.

Aujourd’hui, Mayotte perd un bâtisseur et un repère moral. Mais son héritage, lui, demeure. L’exemple de Madi Youssoufa nous rappelle qu’une société se construit sur la mémoire, le respect des anciens et la fidélité à ses racines.

À travers sa vie, c’est tout un pan de l’histoire mahoraise qui continue de vivre : celle des débuts modestes, des efforts collectifs et du courage tranquille de ceux qui ont cru en Mayotte avant qu’elle ne devienne ce qu’elle est aujourd’hui.

Alors que sa dépouille repose en terre malgache, Mayotte, elle, garde son souvenir vivant.

Que son nom reste à jamais gravé dans la mémoire de l’île, et que les jeunes générations se souviennent que, bien avant les institutions modernes, il y eut des hommes et des femmes comme Madi Youssoufa , des pionniers, des gardiens, des bâtisseurs.

Madi Youssoufa était également le voisin de votre journal à Cavani M’tsapéré depuis sa création en mars 2000. Nous garderons de lui un voisin discret et respectueux.

L’équipe de la Somapresse s’associe à la douleur de sa famille et adresse ses sincères condoléances.

Le flash infos du jour

Flash infos Mayotte du Jeudi 9 avril 2026
Jeudi 9 avril 2026

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes