“E.M.M Nassur n’est plus le porte-parole des cadis”

“E.M.M Nassur n’est plus le porte-parole des cadis”

C'est avec la plus grande surprise qu'El- Mamouni Mohamed Nassur a appris hier matin que le Conseil départemental a envoyé un courrier à la presse stipulant qu'il ne le considère plus comme porte-parole des magistrats musulmans. L'intéressé était pourtant l'invité en tant que tel de l'émission Kalaoidala mercredi soir.

Contacté par téléphone El-Mamouni Mohamed Nassur qui est directeur général des services à la mairie de Tsingoni rappelle que cette fonction de porte-parole est bénévole : “je consacre une demi-journée par semaine aux cadis, ce n'est pas un poste budgétaire, c'est-à-dire qu'il n'a pas été créé par le Conseil départemental”. Or le département répond que les cadis sont des agents du conseil départemental rattachés à la direction de la médiation sociale, conformément au nouvel organigramme. “À ce titre, c’est le président du Conseil départemental qui doit autoriser leur sortie médiatique”, ajoute-t-il.

Mais El-Mamouni Mohamed Nassur explique que ce sont les cadis qui lui ont demandé de continuer son rôle de porte-parole. Employé depuis 2013 par le Conseil départemental comme chargé de mission pour réaliser une mission sur l'avenir des cadis. Elle a pris fin en décembre dernier à la suite de la publication de son rapport. “Personnellement, je ne comprends pas cette décision ni les raisons qui les ont motivés”, explique l'intéressé. “On aurait pu trouver une manière plus intelligente d'en parler plutôt qu'à travers un communiqué.” Serait-ce la parole politique qu'occupe le porte-parole à travers sa prise de position notamment sur l'insécurité qui gênerait le Conseil départemental ? Quoi qu'il en soit, les cadis ont appelé à l'organisation d'une réunion tripartie avec le conseil départemental et l'ex (désormais) porte-parole des cadis, assure ce dernier. Ils attendent à présent la réponse du département.

GD

 

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