Après l’Aïd… reprise des expulsions ?

Après l’Aïd… reprise des expulsions ?

À Ouangani, un collectif citoyen a en effet interpellé la mairie, le procureur et la préfecture sur la question des occupations illégales dans la commune. I l faut dire que la seconde partie du mois de Ramadan, après un retour au calme relatif, a été marquée par une montée en puissance des cambriolages, malgré le mois sacré… Avec souvent des auteurs de vols qui sont des migrants en situation irrégulière toujours armés et parfois violents. Les collectifs citoyens se mobilisent donc à nouveau.

À Ouangani, le courrier envoyé au maire par le collectif citoyen évoque “une immigration clandestine en développement constant”. Les villageois souhaitent que “ces mouvements de populations soient mieux maîtrisés”. “À défaut, précise le courrier, les chances de développement de cette commune se réduisent, la cohésion sociale dans notre canton est fragilisée et l’intégration des immigrés légaux est rendue plus difficile”. Avant le Ramadan déjà, le village d’Ouangani a procédé à deux journées de “mobilisation” au cours desquelles les étrangers qui vivent en situation irrégulière dans le village ont été sollicités à quitter les lieux. Environ 200 personnes ont déménagé spontanément du village. Mais le collectif a constaté “des retours”, à l’initiative selon lui, gucci watches replica de certains habitants. Il a ainsi dressé une liste des habitants qui hébergent et font travailler des étrangers en situation irrégulière, liste qui a été envoyée au procureur de la République.

Les membres du collectif ont aussi recensé les parcelles appartenant aux collectivités et squattées par des cases en tôles. Ils attendent une réaction des autorités, sans quoi, et cela vaut pour d’autres villages, les expulsions pourraient reprendre. Pour autant le collectif se défend de toute xénophobie, expliquant, “ne pas oublier l’accueil réservé à ceux qui, au contraire, ont choisi la voie légale proposée par la loi de la république pour entrer sur ce territoire et, le cas échéant, s’y installer et s’y intégrer”. Malgré la trêve du Ramadan, la problématique de l’immigration de retombe donc pas et plusieurs villages de communes du centre et du Nord de Mayotte pourraient procéder à de nouvelles expulsions dans les semaines à venir. 

AT

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