SIDA : Une semaine de mobilisation à Mayotte

SIDA : Une semaine de mobilisation à Mayotte

Comme chaque année, à l’occasion du 1er décembre, les acteurs de la lutte contre le Sida dans le monde entier, mettent en place une campagne d’actions et de communication.

 

“Cette journée est aussi une opportunité de manifester notre solidarité avec les patients de tous les pays”, explique m'agence régionale de santé (ARS). À Mayotte, les acteurs se mobilisent : associations, équipes médicales, Instance Régionale d'Éducation et de Promotion de la santé (IREPS), acteurs institutionnels. Avec le soutien de l’ARS Océan Indien, une campagne de sensibilisation est organisée du 30 novembre au 6 décembre, avec diverses animations pour s’informer sur la maladie, le dépistage ainsi que sur les moyens de se protéger notamment par l’usage du préservatif.

 

Tous les pays sont touchés à des degrés divers par l’épidémie de VIH/sida. L’Afrique est le continent le plus concerné par la maladie, en particulier l’Afrique du Sud et ses pays avoisinants. D’après l’ONUSIDA , l’épidémie VIH-Sida atteint actuellement plus de 36 millions de personnes et chaque année plus de 2 millions de personnes sont nouvellement infectées. Les femmes sont particulièrement touchées par cette épidémie. Des progrès remarquables ont été accomplis ces dernières années en termes d’accès aux traitements : à l’échelle mondiale, plus de 18 millions de personnes sont traitées, elles vivent ainsi plus longtemps et en meilleure santé. Les progrès restent cependant fragiles et les efforts sont plus que jamais à poursuivre pour la prévention et l’accès aux traitements.

 

Plus de 240 malades du sida à Mayotte

 

La maladie est présente à Mayotte depuis plusieurs années. De plus en plus de personnes infectées par le virus VIH sont suivies en milieu de soins : plus de 240 patients sont actuellement pris en charge par les infectiologues du service de médecine du Centre Hospitalier de Mayotte (CHM ). Chaque année, une dizaine de futures mères sont suivies et traitées pendant leur grossesse pour une infection VIH. L’activité de dépistage est importante sur le département et elle est essentielle. Chaque année, environ une vingtaine de nouveaux cas de séropositivité est diagnostiquée. À Mayotte, le principal mode de contamination du virus VIH s’effectue par voie sexuelle, lors de rapports hétérosexuels dans plus de 90 % des cas. Quant à la transmission du VIH de la mère à l’enfant au cours de la grossesse, elle est maintenant bien maitrisée à Mayotte : en 2015, il n’y a eu aucune transmission du VIH chez les nouveaunés de mères atteintes par le VIH grâce à l’effort conjugué des équipes soignantes.

 

La prévention est un élément clé permettant de mettre un terme à l’épidémie qui se transmet essentiellement par voie sexuelle : Il revient à chacun de se faire dépister et de se protéger. C’est pourquoi les acteurs du département se mobilisent du 30 novembre au 6 décembre, pour sensibiliser le plus grand nombre.

 

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