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La croix et la bannière pour ramener d’Anjouan deux personnes âgées vulnérables

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Le conseil d’État a été saisi par une entreprise locale de pompes funèbres concernant de graves accusations de dysfonctionnement dans la gestion de morts atteints du Coronavirus. Si aucune décision n’a encore été rendue, Jean L’Huilier, croque-mort, détaille les raisons qui l’ont motivé à intenter une telle action en justice. 

Mayotte dans le spectre d’une pénurie alimentaire

Les aides alimentaires semblent partir d’une bonne intention. Pourtant, cette initiative pourrait rapidement vider les rayons des magasins et provoquer une pénurie sur l’île, dans quelques semaines, si les acteurs sociaux ne changent pas de stratégie.

 

Le coronavirus a fait son entrée au CRA de Mayotte

Alors qu’associations et syndicats de police s’inquiétaient le mois dernier des conséquences sanitaires qu’impliquait la réouverture du centre de rétention administrative, les derniers ours viennent leur donner raison. Plusieurs cas de coronavirus y ont en effet été détectés, sans que les mesures nécessaires à contenir la propagation du Covid-19 ne soient prises.

“J’ai vraiment cru ne pas avoir de vol”, un médecin raconte son périple ubuesque pour venir renforcer les équipes du centre hospitalier de Mayotte

Jérémie Gallon, comme des dizaines de membres du corps médical a pris la décision de venir prêter main-forte au CHM. Mais comme des dizaines de ses confrères ou collègues, il a d’abord dû, avant de partir “au front” contre la crise sanitaire, affronter “ce que l’administration peut faire de pire”. Récit d’un voyage en absurdie.

 

Les familles Ali* et Bacar* remuent ciel et terre pour faire rapatrier de l’Union des Comores leur mère et père respectifs, tous deux porteurs de pathologies graves. Mais ni la préfecture de Mayotte ni l’ambassade de France sur place ne semblent vouloir bouger le petit doigt dans l’immédiat. Or, leurs pronostics vitaux sont bel et bien engagés selon leurs enfants.

Pour les Ali, les vacances à Anjouan tournent au cauchemar… La fermeture des frontières et des liaisons aériennes les empêche de quitter l’île de l’archipel des Comores. Un casse-tête chinois, sachant que deux membres de la famille présentent des problèmes de santé inquiétants. Âgée de plus de 80 ans, la matriarche, habitante de Mayotte, doit se rendre à l’hôpital de Saint-Denis le 13 avril prochain pour changer les piles de son pacemaker. Problème : son vol, initialement prévu le 24 mars, a été reporté au 15 avril… Soit deux jours après son rendez-vous ! “Air austral nous a prévenu par texto le 17 mars, vers 20h”, dévoile sa fille, Amina, qui a laissé son mari et son enfant de 9 ans à l’île Bourbon où elle vit. “J’ai remué ciel et terre pour la ramener. Au bout de deux, trois jours, je me suis rendue avec ma sœur au Consulat de France. On nous a envoyées dans les roses”, s’indigne-t-elle, en expliquant avoir été escortées par la sécurité. Face à ce mutisme, elle lance un appel à tous les ressortissants français dans la même situation et les invite à se présenter devant le bâtiment officiel le mardi. “On a été reçus par des gendarmes, on n’a même pas pu rentrer sur notre propre sol”, crie-t-elle au scandale.

Ne constatant aucune activité à distance du stimulateur cardiaque, le médecin traitant basé à Majicavo Lamir s’inquiète et prend contact avec le cardiologue. “Il a rédigé un certificat médical pour la ramener dans les plus brefs délais pour suivre l’évolution de son cœur”, stipule Amina. Mais une nouvelle fois, la lettre reste morte. Une situation qui fait tout simplement exploser Sofia, l’autre fille, qui a réussi à s’entretenir au téléphone avec l’ambassadrice, Jacqueline Bassa-Mazzoni. “Notre dossier n’est pas considéré comme prioritaire, car on m’a fait comprendre qu’on était des Franco-Comoriens et surtout qu’on n’était pas blanches. Elle nous a dit d’arrêter de la harceler”, s’emporte-t-elle dans son combiné. “Alors qu’est-ce que je dois faire ? Je dois prendre un kwassa-kwassa pour rentrer à Mayotte ? Avant de mettre un pied à terre, ma mère serait déjà morte…” Un constant glaçant qui en dit long sur le désespoir des deux sœurs, qui ne savent plus vers qui se tourner pour trouver une solution. Seul conseil proposé par l’ambassadrice : se rendre chez le médecin de cette dernière, qui est en réalité un dermatologue… Toute la famille s’y présente mardi dernier. Tous tombent des nues en découvrant la véritable identité du professionnel de santé, qui n’a rien pu faire.

Risque de paralysie pour le père de la famille Bacar ?

Mais l’état de santé de la mère de la famille Ali n’est pas le seul préoccupant. Celui du père des Bacar n’invite pas non plus à l’optimisme. Atteint de rhumatisme, il doit se faire injecter un médicament chaque semaine. Sauf qu’il n’est tout simplement pas disponible à Anjouan et qu’il est impossible de l’acheminer par voie aérienne ou maritime vu le contexte sanitaire mondial… Dans une lettre adressée à l’ambassadrice en date du 21 mars, leurs fils mettent en lumière la situation actuelle. “Sans la prise de ce traitement, [notre] père est en danger et son pronostic vital sera engagé.” Une course contre la montre qui pourrait l’amener “à se retrouver en fauteuil roulant s’il ne se fait pas piquer dans les temps”. Sa situation est d’autant plus alarmante en période de Coronavirus. Si l’Union des Comores assure que le virus ne circule pas sur son territoire, la présence du Covid -19 dans la région n’incite pas à la confiance. “Les gens sortent, ils n’ont pas conscience du danger. Aucunes mesures barrières ne sont mises en place. En cas de Coronavirus, les Comoriens vont tomber comme des mouches”, s’inquiète Sofia, qui a peur pour la centaine de ressortissants français présents à Anjouan.

Pour celles et ceux qui espéraient un dénouement comme pour les voyageurs revenus le week-end dernier de Madagascar, il va falloir prendre son mal en patience. En effet, selon la préfecture, “il n’y a pas encore d’instructions pour un rapatriement des Français présents aux Comores”. Et visiblement, la réponse des autorités ne satisfait pas Sofia, qui monte sur ses grands chevaux : “Si le cœur de ma mère s’arrête, je déposerai une plainte pour non-assistance à personne en danger.” À ce jour, la date du 15 avril annoncée par Air Austral par SMS semble donc l’option la plus crédible.

* les prénoms et les noms de famille ont été modifiés pour ne pas leur porter préjudice

 

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