Des contrats régionaux pour attirer plus de médecins dans l’île

Des contrats régionaux pour attirer plus de médecins dans l’île

La préfecture a publié au début du mois au registre des actes administratifs l’arrêté de l’agence régionale de santé (ARS) concernant l’approbation de contrats de types régionaux pour Mayotte et La Réunion organisant les rapports entre les médecins libéraux et l’Assurance maladie. Concrètement, ces contrats doivent permettre d’améliorer l’attractivité du territoire en termes d’installation de professionnels de santé.

 

Voilà une nouvelle qui va peut-être rassurer les habitants de l’île. Alors qu’il y a quelques semaines, les urgentistes tiraient la sonnette d’alarme sur le manque de personnel dans leur service et une situation qui risque de s’aggraver, l’ARS a signé un arrêté le 29 mars dernier instaurant des contrats régionaux pour inciter des médecins libéraux à s’installer dans les zones sous dotées (en termes de dotations de l’État) dont Mayotte de manière durable ou d’effectuer des missions temporaires. 4 types de contrats ont ainsi vu le jour. Le premier, le Caim (contrat d’aide à l’installation des médecins) comme son nom l’indique il vise à favoriser l’installation des professionnels de santé libéraux. Le second contrat, le Cotram (contrat régional de transition et de coordination) a pour but d’assurer la transition entre un médecin qui part à la retraite et son successeur. Le troisième, le Coscom (contrat de stabilisation et de coordination médecin) concerne les médecins installés dans les zones sous dotées, dont Mayotte. Le quatrième contrat porte sur la solidarité territoriale médecin (CSTM ). Il est mis en place en faveur des médecins s’engageant à réaliser une partie de leur activité toujours des zones sous dotées comme le 101ème département. “Ces contrats sont publiés en format type sans les majorations”, précise l’ARS. “Nous allons réfléchir avec nos partenaires (Caisse de sécurité sociale et les médecins) sur les modulations (avenants, primes, etc.)”, ajoute l’agence. L’objectif pour l’institution de santé est clairement de stabiliser les effectifs sur Mayotte, donc réduire les départs et favoriser de nouvelles installations. “Mais nous n’avons pas la main sur la venue des professionnels de santé”, explique l’ARS. Autrement dit, l’agence ne peut pas annoncer un objectif sur le nombre de médecins à convaincre de venir dans l’île au lagon pour 2017 ou une période à compter de l’année en cours. Par ailleurs, aucun budget particulier n’a été fléché pour ce plan d’attractivité. Le coût de ce dispositif ne pourra être éventuellement évalué annuellement qu’après la signature des premiers contrats. En espérant qu’ils permettent réellement de faire venir des professionnels de santé notamment spécialisés, car l’île manque cruellement de médecins dans certains domaines comme l’ophtalmologie ou l’orthodontie.

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