Chiens errants : Nouvelle campagne de capture

À lire également

Mayotte : la cause de la mort de personnes atteintes du Covid-19 passée sous silence ?

Le conseil d’État a été saisi par une entreprise locale de pompes funèbres concernant de graves accusations de dysfonctionnement dans la gestion de morts atteints du Coronavirus. Si aucune décision n’a encore été rendue, Jean L’Huilier, croque-mort, détaille les raisons qui l’ont motivé à intenter une telle action en justice. 

Mayotte dans le spectre d’une pénurie alimentaire

Les aides alimentaires semblent partir d’une bonne intention. Pourtant, cette initiative pourrait rapidement vider les rayons des magasins et provoquer une pénurie sur l’île, dans quelques semaines, si les acteurs sociaux ne changent pas de stratégie.

 

Le coronavirus a fait son entrée au CRA de Mayotte

Alors qu’associations et syndicats de police s’inquiétaient le mois dernier des conséquences sanitaires qu’impliquait la réouverture du centre de rétention administrative, les derniers ours viennent leur donner raison. Plusieurs cas de coronavirus y ont en effet été détectés, sans que les mesures nécessaires à contenir la propagation du Covid-19 ne soient prises.

“J’ai dû mentir sur ma fièvre pour être pris en charge”, un policier malade témoigne

Un policier, hospitalisé depuis ce lundi au CHM après avoir contracté le Coronavirus regrette la prise en charge dont il a été l’objet jusqu’à présent. Selon son témoignage, ce père de famille aurait été conduit à mentir sur son état pour, qu’enfin, un dépistage lui soit proposé.

 

À Mayotte, on compte aujourd’hui une population de chiens errants estimée entre 10 000 et 20 000 individus selon la préfecture. Ce phénomène présente un risque sur le plan sanitaire, un danger pour l’homme et le bétail, mais aussi un problème de protection animale, car ces animaux sont souvent victimes de mauvais traitements. Au-delà force est de constater que ces chiens sont la proie de délinquants qui s’en servent comme armes, pour menacer voire pour agresser leurs victimes. Une réunion, présidée par la directrice de cabinet du Préfet, Florence Ghilbert-Bezard, s’est tenue ce mardi 3 mai à la préfecture afin de définir un plan d’actions pour lutter contre ce phénomène et limiter la propagation de ces animaux.

Il n’y a toujours pas de fourrière

En premier lieu, un rappel réglementaire des textes et de leur champ d’application a été présenté à chaque participant. Ainsi, il a été précisé que le code rural prévoit que tout chien errant ou en divagation doit être placé en fourrière. Plusieurs difficultés ont été relevées par les intervenants, à commencer par l’absence de fourrière sur le territoire. En l’absence d’une telle structure, les services de la Daaf ont mis en place une convention avec un opérateur privé pour le gardiennage de ces chiens capturés. S’ajoutent à cela, des missions rendues désormais difficiles en raison des lieux d’intervention dans certaines zones sensibles du département.

Une trentaine d’attaques sur des tortues en 2015

Les dégâts occasionnés par ces animaux sont importants, notamment pour les autres espèces dont les tortues marines, inscrites sur la convention de Washington. En 2015, le Parc naturel marin a recensé une trentaine d’attaques mortelles sur des femelles venues pondre sur les plages mahoraises.

La présence de chiens errants à proximité des habitations et des établissements scolaires est par ailleurs préoccupante. Le cas du collège de Majicavo a été évoqué, où plusieurs intrusions de chiens ont été signalées.

Aux termes des échanges, il a été acté plusieurs actions : des opérations ponctuelles et organisées au nom de la sécurité seront organisées prochainement ; un recensement des élevages clandestins sera réalisé dans chacune des communes en liaison étroite avec les élus, les polices municipales et les forces de l’ordre ; une action sera organisée sur la plage de Moya, où plusieurs attaques ont été recensées sur des tortues marines, mais aussi des personnes ; en lien avec les élus, une réflexion sur la création d’une première fourrière va être lancée, avec la possibilité de financements de l’État et de l’Europe ; des opérations de capture vont également être menées dans les quartiers de la Convalescence et à Cavani sud, où des meutes de chiens ont été signalées ; une rencontre va être organisée avec les associations de protection des animaux afin de leur présenter le plan de lutte contre les chiens errants.

La préfecture précise que si quatre jours après la capture, personne n’a réclamé les chiens (avec preuve de propriété), ils seront euthanasiés. Une décision conforme au code rural, en métropole le délais est de 8 jours. Dans les outre-mer il est de quatre jours.

Mayotte Hebdo de la semaine

Le journal des jeunes

À la Une

Interpellation musclée à la barge : la nécessaire protection de l’identité des policiers à Mayotte

D’après le représentant syndical, Bacar Attoumani, les individus arrêtés ce mardi à la descente de la barge à Mamoudzou tentaient d’intimider un policier hors...

Covid, crise de l’eau, piste longue… Face au Sénat, un Sébastien Lecornu bien scolaire sur Mayotte

Dans le cadre de la crise sanitaire, le ministre a répondu aux questions des sénateurs à l’occasion d’une audition par la Délégation sénatoriale aux...

Rugby : Saison 2020/2021, le CTRM déjà bien lancé

Le Comité Territorial de Rugby de Mayotte a lancé la saison 2020/2021 au début du mois de novembre dernier. L’expérimentation du jeu à dix...

Département de Mayotte : Un dernier vœu et puis s’en va pour le président Soibahadine

Ce jeudi 14 janvier, le président du Département, Soibahadine Ibrahim Ramadani, a adressé ses vœux à la population, et plus particulièrement aux officiels du...

La feuille de route du Cesem pour désenclaver Mayotte

Ce mercredi, le conseil économique, social et environnemental de Mayotte a adopté à l'unanimité un rapport de 120 pages réalisé en auto-saisine sur le...