Accès aux préservatifs : Du mieux en 2016 ?

Accès aux préservatifs : Du mieux en 2016 ?

Ce n’est que dans les pharmacies que l’on peut aujourd’hui trouver à la vente des préservatifs*. Un problème lorsque l’on sait que les jeunes de moins de 25 ans, qui représentent 60% de la population, n’ont pas vraiment de possibilités de s’en procurer lorsqu’ils sortent le week-end.

La situation pourrait s’améliorer en 2016, si l’on se fie au projet en cours de Fahamou Maecha. L’association, financée par l’Agence régionale de santé (ARS) OI et le conseil départemental, prévoit ainsi d’installer 6 distributeurs de préservatifs en extérieur l’année prochaine.

« Ils devraient être implantés sur les grands carrefours de l’île, à savoir Chirongui, Mamoudzou, Combani, Mamoudzou, Dzoumogné ou encore Petite-Terre. Il sera possible de se procurer un étui de 5 préservatifs pour 50 centimes d’euro (en pharmacie, un préservatif coute 40 centimes d’euro, ndlr). » Interrogée par nos soins, une source se montre toutefois sceptique sur ce projet, en mettant en avant le risque de vandalisme.

En parallèle l’Ireps (Instance régionale d'éducation pour la Santé) Mayotte, indique avoir noué un partenariat avec certains épiceries pour que ces dernières proposent à la vente en 2016 des préservatifs à coût moindre que dans les pharmacies. Il y a deux ans, l’instance avait été missionné par l’ARS pour réfléchir à comment améliorer cet accès aux préservatifs.

OL

 

* Des préservatifs sont distribués gratuitement au CDAG (Consultation de dépistage anonyme et gratuit), dans les services de protection maternelle et infantile (PMIs) ou encore dans les établissements scolaires.

 

Forte hausse du taux de l’octroi de mer pour les préservatifs

Le taux de l’octroi de mer pour les préservatifs passera le 1er janvier de 5% à 30%, suite à la délibération prise par le conseil départemental relative à l’harmonisation des taux d’octroi de mer, lors de l’assemblée plénière du 10 décembre dernier. Interrogé par nos soins, un pharmacien indique que cette hausse aura un impact « léger » sur le prix de vente des préservatifs. De son côté, Saindou Boina-Said, le président de Fahamou Maecha, qui lutte aussi contre le sida et les addictions, explique que la hausse du taux amènera l’association à sacrifier certaines de ses actions, « dans l’hypothèse où l’ARS n’augmente pas la subvention allouée à l’achat de préservatifs. D’autant que nous ne pouvons pas nous fournir en préservatifs sur place puisque nous devons respecter des normes européennes. » Même son de cloche chez Azida Kartoibi, le directeur de l’Ireps Mayotte, qui explique que cette hausse va « impacter le budget de l’instance ».

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