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« Le bruit de la sirène doit devenir familier à Mayotte »

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Dans le cadre de la mise en place du système d’alerte et d’information des populations, des essais de sirènes sont programmés jusqu’au mercredi 15 juillet sur les 23 sites où elles sont installées (quatre sur des mairies, quatorze sur des établissements scolaires, une sur une maison de la jeunesse et de la culture, une sur le centre universitaire et une sur un centre départemental de secours et d’incendie). Un test mensuel sera ensuite effectué le premier mercredi de chaque mois à partir du mois d’août. L’objectif est de sensibiliser la population en cas de cyclone ou de tsunami. État des lieux avec Laurence Carval, la directrice de cabinet du préfet.

Flash Infos : Ce jeudi matin, vous avez procédé aux premiers essais de la sirène installée à la mairie de Koungou. Un test de fonctionnement qui en précède bien d’autres sur les 22 autres sites d’ici le 15 juillet, comme l’avait annoncé le désormais ex-préfet, Jean-François Colombet, en octobre dernier.

Laurence Carval : Cette sirène, que nous venons de tester, qui fonctionne et que nous entendons de loin, fait partie d’un réseau de système d’alerte et d’information aux populations. Ce réseau est mis en place par le ministère de l’Intérieur, qui finance l’expédition, l’installation et la pose. Il y aura dans les prochains jours des tests sur les 23 sirènes qui maillent l’ensemble de l’île, sur Petite-Terre et Grande-Terre, à l’exception de Ouangani, qui n’a pas de façade côtière, et de Tsingoni, qui est moins susceptible d’être victime d’un tsunami.

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Les sirènes sont déployées en premier lieu pour les tsunamis, avec le risque immédiat d’arrivée de houles et de dangers pour les populations situées en bord de mer. Mais elles pourront aussi servir, à terme, pour d’autres événements climatiques ou de grande ampleur, à l’instar des alertes cycloniques quand nous demandons, par exemple, aux habitants de rentrer se confiner à leur domicile. Tout le monde n’est pas en permanence avec un poste de radio à portée de main. Le bruit de la sirène doit devenir un bruit familier, qui donne le réflexe à toutes les Mahoraises et tous les Mahorais de se mettre en sécurité.

FI : Concrètement, comment fonctionnent les sirènes ? Sont-elles déclenchées à distance ou manuellement depuis chaque site ?

L. C. : L’intérêt du système mis en place est qu’il peut être déclenché de façon manuelle sur chacun des sites. Vous l’avez vu : il y a un petit bouton poussoir. C’est assez simple ! Mais il peut aussi être contrôlé par le service de la protection civile de la préfecture depuis Dzaoudzi. Par une simple commande par voie de téléphone, nous pouvons allumer l’ensemble du réseau.

Nous sommes totalement à l’identique du système national : le déclenchement des alarmes le premier mercredi de chaque mois, à midi, est une tradition en France. Eh bien à Mayotte aussi, nous aurons un test mensuel à partir du mois d’août !

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FI : Comment comptez-vous vous y prendre pour sensibiliser la population ?

L. C. : Comme nous étions encore en phase de pose des sirènes, nous n’avons pas communiqué pour nous assurer que le dispositif fonctionne. D’ici la mi-juillet, toutes les sirènes vont être testées. Et nous allons lancer une grande campagne de sensibilisation dans les écoles, parce que les enfants seront les premiers ambassadeurs des gestes réflexes à acquérir. Mais aussi mettre l’accent par voie de presse audiovisuelle, avec des clips et des messages, et par la diffusion de prospectus en français et en shimaoré avec la graphie arabe, de façon à ce que tout le monde puisse, au fur et à mesure, s’approprier la bonne conduite à tenir pour se mettre en sécurité.

C’est tout un travail de pédagogie. Au déclenchement, cela n’interpelle pas grand monde. Ici, à Koungou, les gens ont l’habitude avec la carrière à proximité où une alarme retentit lors de tirs d’explosifs. Il faut pouvoir revenir sur le sujet, expliquer au quotidien à quoi cela sert et les bonnes mesures qui sauvent. Cela ne se fera pas en huit jours, nous en sommes tous parfaitement conscients. Mais au moins maintenant, nous avons l’outil, ce qui n’était pas le cas auparavant. Il ne nous reste plus qu’à former les populations et à les mettre dans la boucle de ce système.

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