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Tribune : « Non aux politiques publiques mortifères ! »

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Alors que l’épidémie de Covid-19 continue sa propagation à Mayotte et que le flou règne sur la situation sanitaire en Union des Comores, la LIC se poursuit, d’ailleurs amplifiée pour limiter l’impact que pourrait avoir l’importation de nouveaux cas sur le territoire. Pour autant, après une baisse, les arrivées de kwassas tendent à reprendre depuis quelques jours, sans qu’elles ne soient a priori imputables au Covid-19. Le point avec Julien Kerdoncuf, sous-préfet délégué à la lutte contre l’immigration clandestine. 

Le député mahorais Mansour Kamardine interpelle la Première ministre, annoncée sur le territoire pour le 8 décembre. Dans un communiqué dont le nom complet est « Non aux politiques publiques mortifères ! Oui à la co-construction, c’est-à-dire à la prise en compte des priorités des Français concernés ! », il s’oppose à plusieurs politiques en vigueur sur l’île qui encourageraient, selon lui, l’immigration clandestine.

« Une visite officielle à Mayotte d’Élisabeth Borne est annoncée pour le 8 décembre 2023. Ce serait le premier déplacement d’un chef de gouvernement depuis 15 ans dans le 101ème département français. Il est également annoncé que le programme de la Première Ministre serait axé autour des constructions scolaires, des logements sociaux et de la politique maternelle et infantile. Bref, le traitement social des échecs de la politique de maîtrise des frontières serait le cœur battant de l’action gouvernementale.

En effet, actuellement, pour absorber les conséquences de l’immigration clandestine massive, il faudrait construire, à Mayotte, une salle de classe par jour et un quartier d’habitation par mois ! Or ces deux politiques sont mortifères pour Mayotte, car elles contribuent à un appel d’air permanent à l’immigration qui déstabilise le territoire. Plus on construit d’écoles, plus les 200.000 gamins vivant aux Comores viennent à Mayotte ; plus ils y viennent et plus nous construisons ; plus nous en construisons et plus ils y viennent. C’est un cercle vicieux et un puit sans fond dont la conséquence est indubitablement, dans les faits, le remplacement des populations locales par des populations étrangères, comme en atteste le taux de gamins d’origine étrangère dans nos écoles qui dépasse les 80%. C’est inacceptable !

« Les Mahorais sont sous le joug de la terreur »

Dans le même temps, le gouvernement refuse de mettre fin au titre de séjour spécifique à Mayotte qui transforme l’île en zone de concentration dans laquelle les Français ne représentent plus que le tiers de la population et où ils subissent la loi des gangs, des atteintes permanentes aux biens et aux personnes et des violences barbares qui terrorisent littéralement, comme ces derniers jours, des quartiers entiers.

Mayotte est en feu, les Mahorais sont sous le joug de la terreur, mais le gouvernement privilégie le traitement social de l’immigration incontrôlée ! Or traiter les conséquences sans traiter les causes ne fait qu’amplifier le problème !

Malgré la demande unanime de la société civile mahoraise et des élus, le pouvoir exécutif refuse d’envisager la convergence sociale réclamée à cor et à cri par les Mahorais au nom de l’égalité républicaine, mais également pour se maintenir dignement sur leur territoire plutôt que de le fuir pour des régions plus clémentes de la France.

Malgré cette profonde divergence exprimée avec force au Conseil départemental de Mayotte au ministre délégué aux outre-mer mardi 28 novembre et fidèle à notre tradition d’accueil de nos hôtes de marque, je demande aux Mahorais de venir nombreux réserver notre meilleur accueil à la Première Ministre le 8 décembre, lui montrer ainsi la richesse de notre culture régionale, mais également lui dire notre ferme désaccord quant aux priorités gouvernementales actuelles de notre territoire.

Cette politique à sens unique, faisant fi des priorités des Français directement concernés, nous la rejetons. Nous ne la voulons pas. C’est pourquoi nous proposons à la Première Ministre une autre politique, celle qui privilégie les priorités des Mahoraises et des Mahorais. Serait-ce trop demander en démocratie ?

« La convergence sociale doit être une réalité en 2026 »

La société civile et les élus ont dit avec force, dans deux réunions différentes le 28 novembre, au ministre délégué aux outre-mer qui est venu leur parler de l’attendu projet de loi Mayotte, qu’ils demandent au gouvernement de rétablir l’ordre public, de restaurer la sécurité, de maîtriser les frontières en priorité et en urgence, pour ensuite mettre en œuvre une politique de développement durable et non une politique en tout axé sur l’accueil des étrangers.

Ce que nous lui proposons, c’est, avec les fonds prévus pour les écoles à Mayotte, qu’il aille construire des écoles aux Comores. Ce que nous lui proposons pour Mayotte, c’est de construire, sous le sceau de l’urgence, les infrastructures porteuses de développement économique social et culturel durable de l’île et notamment concernant les mobilités, les routes nationales, la piste longue aéroportuaire et le port de Longoni. Ce que nous voulons, c’est une cité judiciaire, le second hôpital, la seconde prison, l’université. Ce à quoi nous aspirons, c’est à la convergence sociale promise depuis 2015 et qui doit être une réalité pour 2026 au plus tard et le versement de dotations de droit commun aux collectivités territoriales. Un traitement équitable, serait-ce trop demander dans un état de droit ?

C’est dans cette direction que nous invitons le gouvernement à nous accompagner s’il veut construire ce territoire avec nous et pour nous, Français de l’océan Indien. Autrement comment comprendre que le gouvernement entende co-construire pour Mayotte et avec les Mahorais quand il annonce la mobilisation d’une dotation de 850 millions d’euros pour le futur contrat de plan Etat-Région, alors qu’il projette de les affecter à la scolarisation et aux logements d’étrangers.

A Mayotte, comme partout en France, les Français comptent également ! »

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