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Habitat illégal | Quel avenir pour les délogés de Kawéni ?

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Julien Kerdoncuf, sous-préfet à Mayotte en charge de la lutte contre l’immigration clandestine : “Nous n’avons pas constaté d’arrivées de kwassas liés au Covid”

Alors que l’épidémie de Covid-19 continue sa propagation à Mayotte et que le flou règne sur la situation sanitaire en Union des Comores, la LIC se poursuit, d’ailleurs amplifiée pour limiter l’impact que pourrait avoir l’importation de nouveaux cas sur le territoire. Pour autant, après une baisse, les arrivées de kwassas tendent à reprendre depuis quelques jours, sans qu’elles ne soient a priori imputables au Covid-19. Le point avec Julien Kerdoncuf, sous-préfet délégué à la lutte contre l’immigration clandestine. 

Discorde à la mairie de Mamoudzou

Rien ne va plus à la mairie de Mamoudzou. L’opposition sort les griffes via un courrier envoyé le 23 avril, demandant au maire de réunir les conseillers municipaux. Le courrier signé par neuf d’entre eux pointe du doigt la politique de la mairie pendant la crise sanitaire. L’équipe du maire Mohamed Majani dénonce un coup politique.

La semaine dernière, les habitations illégales érigées sur les terrains Batrolo, à Kawéni, ont enfin fait l’objet d’une déconstruction complète après des années d’attente. Si quelques habitants ont essayé de se réinstaller ailleurs, d’autres, en situation irrégulière, ont été renvoyés dans leur pays d’origine. Certains ont accepté d’être relogés temporairement. Le point avec le sous-préfet en charge de la lutte contre l’immigration clandestine, Julien Kerdoncuf. 

Suite à l’opération impressionnante menée mercredi dernier, conjointement par les forces de l’ordre et un huissier sur des terrains de Kawéni, la question du relogement des habitants se pose. Au lendemain de l’intervention, il ne reste que les stigmates du passage des tractopelles. Les cases en tôle laissent place à un véritable champ de ruine. Quelques courageux récupèrent leurs dernières affaires avant de quitter les lieux, pendant que d’autres, désespérés, sont encore dans l’inconnu. Joint par téléphone, le sous-préfet en charge de la lutte contre l’immigration clandestine, Julien Kerdoncuf, revient sur le devenir de ces hommes, femmes et enfants. En préambule de la déconstruction, des enquêtes sociales préventives ont été réalisées sur le site pour prévenir les occupants des choix qui s’offraient à eux. 

« Dimanche et lundi, nous avons placé au centre de rétention administratif 36 étrangers en situation irrégulière qui sont, depuis, déjà repartis vers les Comores », dévoile-t-il. Pour ceux qui possèdent des papiers en règle, un hébergement temporaire leur a été proposé sous la houlette de l’association départementale pour la condition féminine et aide aux victimes (ACFAV). Selon nos informations, ils ont la possibilité d’occuper les logements mis à leur disposition pendant une durée pouvant aller jusqu’à trois mois, le temps de se retourner. « Sauf que ces places ne sont pas forcément situées dans la même zone géographique de l’endroit où ils vivent. Donc les parents préfèrent bien souvent trouver une solution par eux-mêmes pour ne pas perdre leurs habitudes », explique Michel Henry, le directeur de la Croix Rouge, qui tient à jour toutes les demandes via le service d’accueil et d’orientation. Ainsi, si certains ont fait appel à des proches pour prendre un nouveau départ, d’autres n’ont pas hésité à reconstruire leurs cases en tôle dans les hauteurs de Kawéni. « Ils ont été délogés le jour-même », confie le sous-préfet. « Une trentaine de personnes qui avaient refusé notre aide quelques jours auparavant ont ensuite accepté notre proposition de relogement. »

Malgré tout, ce chiffre paraît bien maigre lorsque l’on sait qu’environ 80 familles vivaient sur les terrains Batrolo. Alors, où se trouvent-elles à l’heure actuelle ? Sans grande surprise, l’hypothèse la plus probable est de les voir s’implanter ailleurs. « Il est nécessaire que les propriétaires, les municipalités et les services de l’État travaillent main dans la main pour agir dans le cadre de la flagrance », insiste Julien Kerdoncuf. Dans le cas contraire, l’histoire risque de se répéter… 

 

 

 

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