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Le juge Hakim Karki, accusé de viol, devant les Assises de Paris

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Depuis ce mardi 6 décembre, l’ancien juge d’instruction de Mamoudzou comparaît devant la cour d’assises de Paris pour le viol d’une enseignante commis alors qu’il était en poste sur l’île en 2014. Il plaide non coupable en évoquant des rapports consentis et crie au complot.

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Pour l’accusé, cette histoire de viol est un complot pour l’écarter des enquêtes qu’il supervisait à Mayotte.

Sept ans après les faits, le juge d’instruction Hakim Karki est en passe d’être jugé. Son procès devant la cour d’assises de Paris a commencé, ce mardi 6 décembre, pour un verdict attendu le 16 décembre. Il comparaît pour le viol d’une enseignante, âgée aujourd’hui de 38 ans, qui aurait été commis dans la nuit du 1er au 2 juillet 2014 à Mayotte. Pour Hakim Karki, 50 ans, ce rapport sexuel était consenti. Selon lui, il s’agit d’un complot orchestré par le cimentier Lafarge, sur lequel il enquêtait au moment des faits. Ce magistrat exerçait au sein du tribunal de Mamoudzou, entre octobre 2010 et juillet 2014.
« Le viol aurait eu lieu après un dîner au Caribou », rapporte le journal Le Parisien. A la barre, l’homme précise qu’il se « consacrait à son travail » et que « sa compagne vivait à La Réunion ». Au cours de cette soirée, il aurait repéré deux jeunes femmes, une kiné et la plaignante, au sein du bar-restaurant, et se serait installé à leur table. Ensemble, ils auraient discuté des récentes apparitions médiatiques du juge. L’homme avait en effet fait parler de lui pour ses prises de position dans plusieurs dossiers en cours. C’est lui, par exemple, qui a fait éclater l’affaire Roukia, dans laquelle plusieurs membres du groupement d’intervention régional (GIR) de la gendarmerie ont été mis en examen pour avoir fourni la drogue à une jeune fille, provoquant sa mort par overdose. En 2021, ces derniers ont été jugés et relaxés. A ce moment-là, le bureau du juge d’instruction avait été placé sous surveillance suite à des fuites dans la presse. Il avait aussi été convoqué devant la justice pour des propos insultants sur l’appareil judiciaire, tenus face à un avocat.

« Des actes de violences pendant trois heures »

Après ces discussions, la kiné aurait quitté le bar. Le patron de l’établissement, qu’Hakim Karki connaissait bien, lui aurait alors demandé de raccompagner la victime présumée. Selon le prévenu, la femme se serait « jetée sur lui dans une 206 ». Il lui aurait alors proposé de monter chez lui. Dans son appartement, trois rapports sexuels auraient eu lieu. La plaignante aurait alors subi des violences, des gifles, des menaces et des actes forcés pendant trois heures. Cette dernière a porté plainte le lendemain et Hakim Karki a été placé en garde à vue quelques jours plus tard. Le médecin ayant examiné la femme aurait relevé des traces de coups. L’auteur présumé portait aussi des marques de cette soirée : des griffures, qui auraient eu lieu à l’occasion d’un jeu sexuel. Après trois jours derrière les barreaux, l’homme a été assigné à résidence chez sa compagne de l’époque, à La Réunion. Il n’aurait cessé de nier les faits qui lui sont reprochés depuis. « Elle ment, c’est de la folie, ça me fout en l’air », avait-il déclaré à la barre, selon Le Parisien.

En charge d’une information judiciaire visant le groupe Lafarge

Pour l’homme, il s’agit en effet d’un complot. Au moment des faits, il était en charge d’une information judiciaire visant le cimentier Lafarge après la découverte, en 2012, d’un stock de 6.000 tonnes de ciment pouvoir contenir des taux de chrome six fois plus élevés que ce qu’autorise la réglementation. Les matériaux avaient ainsi été placés sous-scellé pendant dix-huit mois, engendrant de lourdes pertes pour le groupe. En 2014, déjà, l’avocat d’Hakim Karki estimait que l’on cherchait à « déstabiliser un homme et à médiatiser une affaire ».

Au total, une cinquantaine de témoins doivent défiler à la barre durant ce procès. S’il est innocenté, le magistrat a confié vouloir « revenir à Mayotte, pour que la justice triomphe », concédant toutefois ne pas savoir s’il en « aurait la force ou la foi ».

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