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Wuambushu 2 : L’État lancé dans les derniers préparatifs de l’opération

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Après sa rencontre avec les maires, jeudi matin, Marie Guévenoux, la ministre déléguée aux Outremer, a filé à la préfecture de Mayotte pour une présentation de l’opération Wuambushu 2, prévue « après le ramadan ». Elle a donné peu d’éléments et aucun objectif chiffré, pour éviter les désillusions de l’année dernière.

Pas plus d’objectifs ni de détails sur le second volet de l’opération Wuambushu n’ont été donnés à l’issue de la réunion dans les locaux de la préfecture de Mayotte à Mamoudzou, jeudi midi. Même le nouveau nom n’a pas été dévoilé. Sa tenue confirmée « après le ramadan », celui-ci ne diffère pas du premier sur ses trois objectifs, lutter contre l’immigration clandestine, l’habitat insalubre et la délinquance via l’arrestation de « chefs de bande ».

« Cette opération mérite ce type de réunions internes où on échange sur des objectifs multiples et sur un aspect extrêmement soutenu de nos forces pendant plusieurs semaines », évoque vaguement Marie Guévenoux, la ministre chargée des Outremer. Selon elle, « l’essentiel est de produire les résultats tout le temps », avant de faire référence à une douzaine d’opérations de police et de gendarmerie qui ont permis l’interpellation de « 77 individus » ces dernières semaines. « Après, il ne faut pas faire du chiffre pour faire du chiffre. Il faut réussir à obtenir des résultats parce qu’ici, les « bangas » posent problème, et que ces individus doivent être interpellés », ajoute-t-elle, en refusant de donner des objectifs chiffrés justement.

FI - Wuambushu 2 Guevenoux
La ministre déléguée aux Outremer, Marie Guévenoux, n’a pas donné de détails de l’opération, mais rappelé simplement que les trois volets sont similaires à l’année dernière. Derrière elle, le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, le commandant de la gendarmerie de Mayotte, le général Lucien Barth, et le directeur territorial de la police nationale, le contrôleur général Hervé Derache.

Sur ce coup-là, le gouvernement veut sans doute éviter de parler une nouvelle fois trop vite. En juin 2023, le ministre de l’Intérieur et des Outremer, Gérald Darmanin, qui ambitionnait qu’un millier de cases soient détruites sur les deux mois de la première opération, avait livré le chiffre de « 1.250 à la fin de l’année ». Dans les faits, comme le rappelle la ministre, il y en a eu « 700 ». Pareil pour les expulsions, le blocage des ports comoriens pendant trois semaines (voir encadré) avait finalement débouché sur le chiffre de 25.000 en 2023, soit une année moyenne à Mayotte. Seule l’interpellation des 60 « chefs de bande » annoncée a semblé le résultat le plus probant, même si aucun détail n’a été donné sur leur devenir judiciaire.

« Des effectifs déjà soutenus »

L’an dernier, le déluge de moyens et d’hommes avait souffert du problème d’expulsions arrêtées pendant les trois premières semaines et des décasages repoussés par les différents tribunaux. Cette fois-ci, si des renforts sont bien annoncés, on ne verra pas de rangées de voitures ou camionnettes de forces de l’ordre débarquer au port de Longoni.

Pour l’instant, l’État souhaite capitaliser par exemple sur la présence actuelle de deux escadrons de gendarmerie mobile, en plus des quatre qui sont sur l’île en permanence. « La question des effectifs à Mayotte est déjà extrêmement soutenue. La première fois que je suis venue à Mayotte avec le ministre de l’Intérieur et des Outremer, il était accompagné par des policiers du Raid (N.D.L.R. il s’agissait de quinze gendarmes du GIGN en réalité) », fait valoir la ministre.

Elle avance qu’il y aura des « moyens supplémentaires » aériens, maritimes et terrestres. « Je ne vais pas vous parler de volume ou d’unité spécifique. On va renforcer quelques capacités, notamment dans certains domaines judiciaires qu’on n’avait pas explorés jusqu’à présent », admet le général Lucien Barth, le commandant de la gendarmerie de Mayotte.

Alors que les élus ont fait part de leur crainte au sujet de l’approche des Jeux olympiques et paralympiques à Paris qui devraient mobiliser de nombreuses forces de l’ordre, Marie Guévenoux promet d’être « vigilante » concernant celles qui resteront à Mayotte.

Un volet diplomatique primordial

L’an dernier, l’augmentation prévue du nombre d’expulsions avait provoqué la fermeture du port de Mutsamudu, à Anjouan, dès le premier jour de l’opération Wuambushu. Cette fois-ci, les Comores, qui « entretiennent un dialogue régulier et franc » avec la France dixit la ministre, devraient être moins revêches. Le nombre d’expulsions quotidiennes vers le pays voisin restera ainsi dans les standards habituels. En revanche, là où Frédéric Sautron se sait attendu, c’est sur la situation des migrants d’Afrique continentale qui divaguent par centaine à Cavani. Le sous-préfet en charge de la lutte contre l’immigration clandestine se montre optimiste sur le départ de ressortissants du Congo, Burundi ou Rwanda, comme il a pu l’organiser, il y a un mois. Il reconnaît que la difficulté reste entière pour ceux originaires de Somalie.

 

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