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Plusieurs passagers du Maria Galanta piégés à Anjouan

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Vendredi 5 mai, certains se sont présentés devant l’agence de la SGTM, située à Mutsamudu pour connaitre leur sort. Mais, le responsable n’était pas sur place et ignorait même les appels de ses clients qui ont menacé de porter plainte si la situation restait en l’état.

Ne supportant pas les nouvelles conditions imposées par le port de Mutsamudu, le Maria Galanta interdit de ramener des expulsés a préféré suspendre ses rotations. Cette décision n’est pas sans conséquence. Au sein de l’archipel, ce sont les résidents de Mayotte qui en font les frais de la crise diplomatique empoisonnant les relations entre les Comores et la France, depuis plus de dix jours sur fond de l’opération Wuambushu. Ceux-ci se trouvent aujourd’hui coincés à Anjouan. Vendredi, près d’une dizaine d’entre eux ont pris d’assaut le siège de la société SGTM, la seule compagnie maritime assurant la liaison entre l’île aux parfums et la partie indépendante des Comores.

Dans des témoignages relayés sur Facebook, par un médial social se faisant appeler Ngamwandzo infos, ces passagers de Maria Galanta, qui devaient rentrer le soir, ont fait part de leur ras-le-bol. Surtout lorsqu’ils ont constaté qu’il n’y avait personne à l’agence pour répondre à leurs questions. « Moi, je travaille à Mayotte, mais j’étais venu en vacances ici pour rendre visite à mes proches car je suis originaire d’Anjouan. Notre bateau aurait dû nous ramener à 21h. Sauf que l’agence est fermée. Nous avons appelé le chef, mais il ne répond pas », déplorait Abdouldjamil Djanfar.

Rejoindre nos familles

Devant les caméras, ils ont prévenu que s’il leur arrivait quelque chose, les États français et comorien seraient responsables. « Nous ne font pas de la politique. Les dissensions au sujet de refoulés ne nous regardent pas. C’est une affaire qui concerne deux états », ont insisté ces ressortissants français originaires d’Anjouan pour la plupart. « Nous ne voulons que rentrer parce qu’on ne peut pas rester ici car même l’antenne consulaire ne travaille pas. Et nous avons dépensé tout notre argent. Il nous reste plus qu’à rejoindre nos familles qui nous attendent là-bas », a ajouté l’un d’entre eux. Face à l’indifférence du responsable de l’agence, les voyageurs assurent qu’ils chercheront un moyen de se faire entendre. Vendredi, l’un des passagers avait commencé à établir une liste des résidents de Mayotte bloqués à Anjouan. « Si l’attitude reste la même, nous irons porter plainte contre Maria Galanta pour réclamer des dédommagements. Nous ne pouvons rester ici car si par exemple nous tombons malade, il n’y aucune assurance sociale qui nous prendra en charge. Pire, même le riz, il n’y en a pas. J’en ai fait le tour pour acheter un sac pour le laisser à mon père. Je suis rentré bredouille », a rappelé l’un des messieurs, la quarantaine. Difficile de donner un chiffre exact de ressortissants français piégés à cause de la crise.

Notons que le Maria Galanta est le seul bateau faisant la navette Anjouan-Mayotte. Par semaine, il effectue au moins trois rotations. Mais, depuis le 27 février, la compagnie SGTM a annoncé la suspension jusqu’à nouvel ordre de ses voyages vers les autres îles de l’Union. Certains pensent que cet arrêt temporaire des activités est lié à la publication par la société comorienne des ports deux jours plus tôt d’une batterie de conditions qui compliquent le transport d’expulsés vers Anjouan. Parmi ces mesures, figure la présentation obligatoire d’une pièce d’identité pour tout passager qui sera débarqué au port de Mutsamudu. Pour faire pression sur les autorités françaises, le gouvernement comorien refuse toujours le renvoi des ressortissants ne possédant pas les papiers français.

Une rencontre est prévue dans les prochains jours à Paris, entre Gérald Darmanin, ministre français de l’Intérieur et des Outre-mer, et son homologue comorien, Fakridine Mahamoud. Cette visite pourrait ainsi permettre de dénouer la crise parce que malgré les crispations, les deux pays poursuivent les discussions.

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