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Trophées de l’Environnement : Des candidats à la pointe de la transition énergétique

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Événement de la Somapresse (société éditrice de Flash Infos et Mayotte Hebdo), les Trophées de l’environnement mettent en valeur les actions et les acteurs qui œuvrent dans ce domaine si important sur l’île aux parfums. Jusqu’au dimanche 19 novembre, vous pouvez voter sur le site environnement.ytAujourd’hui, on vous présente les cinq nommés de la catégorie « transition énergétique ».

Albioma Mayotte lancée dans l’énergie photovoltaïque et géothermique

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Karim Halimo sur le site du stockage réseau. Crédit photo : Albioma

Présente à Mayotte depuis 2007, la société Albioma a pour but de proposer à l’île une énergie renouvelable, notamment à travers le photovoltaïque, et, à terme, la géothermie.

Albioma Mayotte a quatorze experts basés à l’immeuble Mega de Kawéni, qui travaillent sur différents projets en faveur de la transition énergétique de l’île. Cette année, la société a notamment travaillé sur des batteries permettant de stocker l’énergie des centrales et des panneaux photovoltaïques. Cet équipement est mis à disposition de la compagnie Électricité de Mayotte (EDM) afin qu’elle puisse stocker l’énergie et la distribuer lorsqu’elle est utile, notamment aux heures où les foyers consomment beaucoup d’électricité. Cela permet de réguler le coût de l’énergie, une énergie, par ailleurs, renouvelable. « C’est un outil assez innovant et fiable. Aujourd’hui, après une année d’utilisation, on se rend compte que ce système a fonctionné efficacement 99 % du temps », constate Karim Halimo, directeur de l’agence Albioma Mayotte.

L’entreprise a également travaillé sur un projet visant à produire de l’électricité grâce à la géothermie (technique permettant de produire de l’énergie grâce à la chaleur du sous-sol). Albioma Mayotte dispose d’un permis exclusif de recherche, grâce auquel elle a pu étudier le potentiel géothermique de l’île cette année. Ainsi, Albioma a fait de la sensibilisation auprès des collectivités pour présenter le projet, et a pu cartographier les zones ciblées. « Le potentiel géothermique est bien là et c’est une énergie renouvelable et locale. La prochaine étape consistera à effectuer des forages pour identifier la ressource et la caractériser. Une fois ces forages faits, et si les résultats sont satisfaisants, nous pourrons effectuer ceux qui permettront d’alimenter la future centrale géothermique », détaille Karim Halimo. « Enfin, Albioma travaille également, avec l’Etat, à la mise en place d’une centrale biomasse pour l’île : celle-ci permettra de fournir de l’électricité aux foyers en 2028. L’objectif d’Albioma est d’offrir aux Mahorais des solutions énergétiques viables et durables, leur permettant de disposer d’électricité en permanence. »

 

Électricité de Mayotte rend le système énergétique plus flexible

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Electricité de Mayotte développe depuis trois ans l’installation de panneaux photovoltaïques.

Le fournisseur d’électricité mahorais, Électicité de Mayotte (EDM), travaille sur différents projets visant à augmenter la part d’énergie renouvelable dans le mix énergétique de Mayotte, notamment à travers le projet Maesha.

Depuis 2020, Électricité de Mayotte (EDM) travaille sur le projet européen Maesha, qui a comme objectif de développer des solutions de flexibilité du réseau électrique afin de permettre aux énergies renouvelables de prendre une part importante dans le mix énergétique des îles, dont Mayotte. En effet, le réseau actuel, alimenté par des centrales de Longoni et des Badamiers elles-mêmes alimentées par du diesel ou du bioliquide, n’offre pas la flexibilité nécessaire à l’introduction des énergies renouvelables, qui, à l’image du photovoltaïque, sont intermittentes du fait de leur fluctuation en fonction de la météo. « EDM est le partenaire de ce projet européen qui a pour charge de développer des solutions logicielles et techniques pour rendre ce réseau flexible », explique Ben Wafique Omar, en charge du projet Maesha à EDM. C’est dans ce cadre que cette année, EDM a travaillé sur le développement d’une plateforme intelligente qui devrait permettre, à terme, d’atteindre 70 % d’énergie renouvelable dans le mix énergétique de l’île.

Les batteries de stockage d’énergie à Longoni sont un exemple de solution de flexibilité, car elles permettent de distribuer l’électricité dans le réseau quand c’est le plus utile. Améliorer les prévisions de consommation aide aussi à rendre le réseau plus flexible, en permettant de mieux anticiper les besoins en énergie. Ainsi, EDM effectue désormais des prévisions journalières.

De manière générale, EDM développe en propre des centrales photovoltaïques depuis 2020. Cette année, l’entreprise aura installé cinq centrales photovoltaïques, comme à Kawéni ou à Tsoundzou par exemple. D’ici la fin de l’année, la société aura également installé, pour son siège, la première ombrière photovoltaïque de l’île en autoconsommation. « Cela va permettre de couvrir les besoins en électricité du siège d’EDM », précise Mamadou Fofana, responsable de l’activité photovoltaïque d’EDM.

Le rectorat construit des bâtiments moins énergivores

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Le rectorat de Mayotte optimise la construction de ses nouveaux bâtiments pour qu’ils soient moins énergivores, comme le futur lycée des métiers du bâtiment de Longoni. Image d’archive.

Le rectorat de Mayotte œuvre pour la transition énergétique, notamment en s’engageant à construire des nouveaux bâtiments optimisés pour une plus faible consommation d’énergie.

Si le rectorat est engagé de manière globale dans le développement durable, notamment en ayant fait de l’éducation à cette question une priorité académique, il est également engagé dans la transition énergétique. Depuis le début de l’année, il forme de plus en plus d’agents à ce sujet et compte également participer au Concours Usages Bâtiment Efficace (CUBE) État. Ce concours demande de repenser la manière de consommer l’énergie dans ses bâtiments.

Désormais, dans chaque nouvel établissement construit par le rectorat, les plans et les matériaux sont choisis dans une logique de développement durable et de diminution de la consommation d’énergie. Sur les bâtiments existants, des réflexions sont en cours pour trouver un moyen, à travers des travaux, d’optimiser également cette consommation. « Par exemple, on construit des bâtiments pour qu’il puisse il y avoir du vent afin d’éviter d’utiliser la climatisation, ou bien, quand il y a besoin de climatisation, on en choisit une moins énergivore », précise Hadidja Mbae, directrice adjointe du pôle Innovation, recherche, mobilité du rectorat. Toutes les constructions en cours doivent respecter ce cahier des charges, à l’image du lycée des métiers du bâtiment de Longoni par exemple. Pour cette construction, des briques de terre mahoraises, connues pour leur capacité fortement isolante de la chaleur, sont utilisées. Si le prix de ces briques est plus élevé, elles sont beaucoup plus isolantes que les autres.

La mairie de Ouangani veut se mettre à l’énergie solaire

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La mairie de Ouangani souhaite mettre en place des projets liés à l’énergie solaire au sein de son territoire. Image d’archive.

La commune de Ouangani devrait, à terme, avoir plusieurs de ses bâtiments publics équipés de panneaux photovoltaïques, et ses rues, d’éclairage public solaire.

Dans le centre de l’île, la mairie de Ouangani a décidé de faire sa part dans la transition énergétique. Depuis trois ans, elle travaille sur un projet d’installation de panneaux photovoltaïques sur plusieurs bâtiments publics et écoles. « Ce projet devrait concerner entre cinq et six bâtiments, dont la mairie elle-même et des groupes scolaires », détaille Ibrahim Tounga, directeur général adjoint aménagement, développement et infrastructure pour la municipalité de Ouangani. « Cela va dans le sens de notre volonté d’aller dans le sens du développement durable et de lutter contre le réchauffement climatique », ajoute-il. Le but de la manœuvre est également d’être autonome au niveau de la consommation énergétique.

La mairie de Ouangani est également en cours de réflexion quant à l’installation d’un éclairage public solaire dans les parties de la commune où il n’y a pas encore d’éclairage public. L’ensemble de ces projets sera concrétisé lorsque la mairie aura reçu les financements nécessaires à leur mise en œuvre.

BAM veut mettre en avant le caractère isolant du bambou

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BAM construit des bâtiments moins énergivores grâce au bambou. Image d’archive.

BAM – Bambou Mayotte introduit le bambou dans des constructions de bâtiment. Ce matériau naturel permet une meilleure isolation, et donc, des économies d’énergie.

BAM – Bambou Mayotte est une association qui s’est donné comme objectif de revaloriser la filière du bambou à Mayotte. Si ce bois offre l’avantage d’être un matériau naturel et six fois plus solide mécaniquement que l’acier selon le co-président de l’association Éric Bellais, il permet également de construire des bâtiments moins énergivores. « Le bambou offre plus de fraîcheur. C’est un matériau plus respirant qui peut s’allier avec du torchis », assure celui qui a construit sa propre maison avec cette technique et assure ne pas avoir besoin d’utiliser la climatisation, même en plein après-midi. Cette combinaison bambou – torchis permet donc de réduire la consommation d’énergie des bâtiments.

La production de cette plante, qui pousse de plus d’un mètre par an, réduit également de fait la présence de gaz à effet de serre. De plus, le bambou est présent à Mayotte et est plus économique que les autres matériaux. L’association travaille sur plusieurs projets de construction, notamment de lycées. BAM a également construit du mobilier urbain cette année. Elle commence aussi à travailler sur des constructions individuelles, même si, selon Éric Bellais, le bambou, associé aux bangas, ne fait pas encore l’unanimité dans les mentalités.

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