Journée mondiale de l’océan : 40 millions d’euros pour la recherche française

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Ce mardi 8 juin 2021, le centre national de la recherche scientifique (CNRS) et l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) ont lancé officiellement le programme prioritaire de recherche (PPR) “Océan et climat”, pour financer des projets scientifiques structurants sur l’analyse des zones maritimes. Avec 11km2 de zone économique exclusive, dont 97% relèvent des Outre-mer, la France doit être “moteur de la recherche”.

Bonne nouvelle pour nos coraux ! Ce mardi, la planète bleue était mise à l’honneur à l’occasion de la journée mondiale de l’océan. Une date spéciale qui a signé en France le lancement d’un vaste programme de recherche, annoncé il y a maintenant deux ans par la président de la République Emmanuel Macron. Piloté par le CNRS et l’Ifremer, ce PPR (programme prioritaire de recherche), appelé “Océan et climat”, sera doté d’une enveloppe de 40 millions d’euros. Ces fonds permettront aux deux institutions de financer plusieurs appels à projet dans le domaine de la recherche, sur une période de six ans, entre 2021 et 2027, avec trois axes principaux : la prévision de la réponse de l’océan aux changements climatiques, l’exploitation durable dans une vue de préservation de sa biodiversité, et la réduction de la pollution océanique.

Il convient de rappeler qu’avec 11 km2, la France constitue le deuxième État en termes de zone économique exclusive (ZEE)”, a rappelé lors d’une conférence de presse le directeur général délégué à la science du CNRS, Alain Schuhl. “Présente dans la plupart des mers du globe, la France doit rester moteur au niveau de la recherche mondiale”, a-t-il poursuivi. Ajoutons à cela que 97% de ces territoires marins relèvent des Outre-mer. Et avec sa ZEE de 74.000 km2, Mayotte, qui offre à la France une voie d’accès stratégique au canal du Mozambique et à l’océan Indien, n’est d’ailleurs pas en reste. Pas étonnant que l’Outre-mer constitue ainsi à lui seul l’une des quatre zones ciblées par ce nouveau PPR, avec l’océan profond, les océans polaires et les écosystèmes côtiers de métropole.

 

Les sept défis du grand bleu

 

Objectif pour les équipes scientifiques qui souhaiteraient postuler à ces appels à projet : relever les sept défis élaborés par le conseil scientifique du PPR. Avec, en haut de la pile, une question qui intéresse tout particulièrement les Outre-mer : les impacts des phénomènes extrêmes liés au changement climatique. À Mayotte, la protection du lagon et de sa barrière de corail de 140 km, premier rempart contre d’éventuels cyclones ou tsunamis, découle naturellement de ce premier défi.

Mais ce n’est pas la seule piste de réflexion scientifique qui pourrait bien intéresser notre petit caillou de l’océan Indien. Parmi les autres défis qui trouvent une résonance particulière pour l’île au lagon, l’on notera aussi la nécessité de caractériser l’“exposome” océanique pour protéger les écosystèmes marins, c’est-à-dire l’exposition aux polluants ; le développement des programmes d’observation et de modélisation pour mieux cartographier les océans ; l’amélioration de la protection et de la résilience des milieux marins via notamment les aires marines protégées (AMP) – le parc naturel marin de Mayotte est l’une des plus grandes AMP françaises ; l’exploitation des ressources basée sur la science de la durabilité – et enfin le partage de ces découvertes avec le grand public.

 

Focus sur les changements d’origine humaine

 

Un domaine brille par son absence – et c’est bien dommage, alors que des scientifiques se passionnent pour le nouveau volcan sous-marin à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Mayotte : la sismologie. “Ce programme se focalisant sur l’anticipation des changements globaux d’origine anthropique impactant les océans, les géosciences relatives à la tectonique ou à la sismologie ne sont pas incluses dans le périmètre de ce programme”, peut-on lire dans la feuille de route du PPR. Enfin, il faut noter que si toutes les équipes de recherche françaises, en métropole comme dans les Outre-mer, peuvent répondre, les projets présentés doivent, compte tenu de l’enveloppe allouée, être structurants. Sorti ce mardi, le premier appel à projet doit rester ouvert jusqu’à la mi-novembre, pour un lancement des financements début 2022. Gageons que les équipes sélectionnées orienteront (parfois) leur microscope en direction de Mayotte !

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