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Fête de la Nature : « Notre rôle est de mettre en avant ce patrimoine »

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Pour sa dixième édition à Mayotte, le grand public a pu participer à la fête de la Nature au jardin botanique de Coconi, ce samedi 21 mai 2022. Un événement organisé par l’association Mayotte Nature Environnement. L’objectif ? Sensibiliser la population aux problématiques environnementales afin de changer les comportements néfastes pour la biodiversité.

Concours photo, jeux pédagogiques, expériences scientifiques, visites guidées, randonnée ou encore tombola, la fête de la Nature a été cette année encore riche en émotions. Dès 8h30, les dix-sept structures présentes au beau milieu du jardin botanique de Coconi accueillent les curieux pour leur faire découvrir l’environnement de Mayotte et ses enjeux. “Cette journée est plurithématique” explique Manuella Grimault, coordinatrice de l’association Mayotte nature environnement et du réseau d’éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD). L’air, l’énergie, les déchets, la biodiversité, les forêts, l’agriculture, l’apiculture, il y en a pour tous les goûts.

Les petits nouveaux de l’édition 2022

Derrière un panel d’échantillon de végétaux, Abdallah Abdermane, chargé de culture au conservatoire botanique national de Mascarin (CBN), est prêt à répondre à toutes les questions des passionnés de la flore mahoraise. “Notre mission se résume en trois mots : connaître, conserver et communiquer”, affirme le titulaire d’un baccalauréat aménagement et gestion des milieux naturels, gestion de la flore et de la faune sauvage. Afin de présenter les différents rôles de leurs structures, les employés du CBN ont prévu diverses activités.

Initiation aux techniques de création d’un herbier, explication de l’importance d’une banque de semences végétales, visite commentée du jardin botanique, tout est prévu pour mettre en avant les plantes indigènes de l’île aux parfums. “Il est primordial de préserver les milieux naturels et leur flore”, avance Abdallah, “Notre rôle est de mettre en avant ce patrimoine en sensibilisant le grand public, de protéger les espèces de Mayotte plutôt que les espèces exotiques.” Une mission que les botanistes pourront mener à bien en participant pour la première fois à la fête de la Nature au sein du 101e département.

Les forces vives en action

“Lutter contre les atteintes à l’environnement, la destruction de la forêt primaire, la mise en culture des espaces naturels, le braconnage d’espèces protégées mais aussi la prolifération de déchets industriels et professionnels et ménagers”. Tel est le rôle très complet et les missions opérationnelles effectuées par la brigade de police intercommunale de l’environnement de la communauté de communes du Sud. “Nous avons rarement l’occasion de discuter avec le grand public. Cet événement est l’occasion rêvée pour communiquer sur notre travail et nos objectifs”, explique Jean-Pierre Cadière, chef de service au sein de ladite brigade.

A terre ou en mer, les agents travaillent chaque jour à faire respecter la législation en matière d’environnement. “Nous ne sommes pas de simples verbalisateurs. Notre but est de faire baisser les infractions contre l’environnement et arrêter l’atteinte à la biodiversité et pour cela tous les moyens sont bons.” Ancien inspecteur de l’environnement de l’office français de la biodiversité (OFB), le représentant des forces de l’ordre a rejoint l’équipe d’intervention de la CCSud dès sa création en 2019. “Nos élus se mobilisent pour protéger les écosystèmes fragiles de Mayotte et aujourd’hui notre travail paye avec la diminution de certains délits », dit le policier avec enthousiasme. Rappelant ainsi que même si l’uniforme peut impressionner, “nous allons tous dans le même sens, la protection de la nature”.

Des ateliers au cœur de l’actualité

Mondialement célèbre, le volcan de Mayotte n’a pas fini de faire parler de lui. “Notre île se situe sur une zone volcanique. Il y a plein de petits volcans au fond de l’océan, mais ce qui est vraiment extraordinaire c’est d’observer c’est d’assister à naissance d’un volcan de notre vivant”, se réjouit Ludivine Sadeski ingénieure en géophysique au bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Au beau milieu de maquettes représentant les reliefs mahorais, la scientifique et son collègue Pierre Bonne, hydrogéologue, exposent aux curieux les domaines étudiés par le BRGM. Glissement de terrain, gestion et qualité des eaux souterraines, surveillance du volcan, les risques naturels n’ont pas de secret pour eux. “Aujourd’hui, nous souhaitons sensibiliser la population aux problématiques du territoire”, indique Ludivine. Parmi ceux-ci, l’érosion se pose comme un enjeu majeur de l’île aux parfums. Grâce à un bassin versant modélisé à petite échelle, toutes les générations apprennent l’importance de la végétalisation des sols et les risques des terrains laissés nus. Un bon moyen de sensibiliser l’ensemble de la population aux diverses problématiques environnementales que connaît l’île.

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