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27/02/2009 – Lancement officiel du 3ème Concours Talent mahorais

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Quand la population mahoraise prépare la riposte

Sur les réseaux sociaux ou dans la rue, formellement ou spontanément, les initiatives se multiplient pour répondre à la délinquance qui flambe à nouveau sur l’île aux parfums. Au risque, parfois, de voir l’exaspération prendre le pas sur la loi. 

Mayotte : une naissance dont ils se souviendront

Une naissance dans la rue, ce n’est pas si courant. C’est pourtant ce qu’ont vécu Jonathan et Mouna, lundi 18 mai, date à laquelle Sarah, leur petite fille, a décidé d’arriver. Un évènement auquel ont participé quelques passants, sur les lieux par hasard. Et quand s’improvise une chaîne de soutien, cela donne une belle histoire. Récit. 

À Mayotte, “le confinement a révélé la capacité perverse de certains à faire du mal aux autres sans qu’ils ne s’en rendent compte”

Deux mois de confinement peuvent en dire long sur un individu, mais ils peuvent également dévoiler les pires et les meilleurs aspects d’une société. La crise sanitaire a mis en évidence les failles de la société mahoraise, partagée entre la conscience de certains et l’irresponsabilité des autres. Le sociologue Combo Abdallah Combo nous explique pourquoi il est urgent de tirer les leçons de ce confinement et essayer de changer la donne. 

Camille Miansoni, procureur de Mayotte : “Mon rôle est de protéger la société avant tout”

L’affaire du rapt en Petite-Terre qui suscite l’émoi dans l’ensemble du Département est révélatrice de nombre de maux dont souffre la société mahoraise au sein de laquelle nombre de personnes semblent valider l’idée que l’on puisse se faire justice soi-même à défaut d’une carence supposée de l’État. Le procureur de la République, Camille Miansoni, revient ici sur ces éléments. C’est aussi l’occasion pour lui de rappeler le rôle qu’il occupe et la vision qui l’anime alors que les critiques pleuvent sur sa personne.

 

{xtypo_dropcap}C{/xtypo_dropcap}e concours rencontre de plus en plus de succès. "L'an dernier déjà, le nombre de candidats avait doublé par rapport à 2007. Nous espérons faire encore mieux cette année", s'enthousiasme M. Demontis, directeur de la Boutique de gestion, organisatrice de l'événement avec le soutien de la préfecture. Une autre bonne nouvelle : la dotation régionale, qui s'élevait en 2008 à 27.000 €, devrait augmenter, comme le nombre de partenaires. La DJS aurait déjà témoigné sont intérêt à rejoindre l'aventure.

Cette année peuvent concourir tous les entrepreneurs qui se sont lancés entre le 1er janvier 2008 et le 31 mars 2009 (Kbis à fournir). Le dossier d'inscription est disponible auprès des structures d'accompagnement ou téléchargeable sur le site www.concours-talents.com. Une fois complété, vous devrez le déposer à la Boutique de gestion avant le 30 avril 2009.

Pour chacune des trois catégories, les dotations des prix s'ordonnent comme suit : 5000€ pour le lauréat (dont le dossier est envoyé à Paris pour participer au concours national), 300€ pour le prix spécial du jury, 1000€ pour les coups de cœur. Les jurys des trois catégories sont composés d'acteurs locaux de la création et du soutien au développement économique mahorais.

Mais l'on aurait tort de croire que l'avantage de participer à ce concours n'est que financier : il permet aussi de nouer des relations avec les différents partenaires de la création d'entreprises et de se faire connaître des principaux acteurs économiques. La promotion de ces nouveaux talents met également en lumière le rôle de nombreuses structures d'accompagnent à la création, et permet d'échanger entre acteurs du tissu économique local.

La compétions risque d'être serrée. D'autant que désormais, tout le monde sait que la victoire donne des ailes. Lors des deux premières éditions, deux lauréat locaux ont été récompensés au niveau national. La preuve qu'à Mayotte, dans de nombreux secteurs, il reste des parts de marché à s'approprier et beaucoup de talents. Alors pourquoi pas vous ?

 

François Macone

 


 

Témoignages

 

Yannick Hassan, "le visionnaire". Créateur du Maoré Burger

"Après avoir obtenu un master en finances à l'Université de Toulouse, je pensais déjà à m'installer à mon compte. J'avais envie d'entreprendre, mais je ne me sentais pas complètement prêt. J'ai donc décidé de suivre un deuxième master, en création d'entreprise cette fois, pour maîtriser tous les aspects de la gestion. En 2006, je me suis lancé dans une étude de marché sur l'implantation d'un fast-food à Mayotte. J'ai commencé à plancher sur cette étude durant mes vacances, puis j'ai continué à mon retour en Métropole. Comme je manquais de lisibilité concernant les donnés économique mahoraises, j'ai construit mon étude qui est entre temps devenu mon mémoire de fin d'étude, sur des postulats métropolitains.

Je suis rentré en contact avec la Boutique de gestion, à Toulouse, qui a transmis mon dossier à la BG de Mayotte. Ils se sont occupés d'adapter l'étude financière avec les données économiques et sociales locales, un réajustement en somme. Nous étions souvent en contact et nos rapports étaient très productifs. Ensuite, tout est allé très vite. La BG a proposé mon dossier au PIJ, il a été reçu ce qui m'a permis d'obtenir dans la foulée une aide du CG et un prêt bancaire. J'ai ouvert mon enseigne en avril 2008".

 

Omar Boitcha, "le passionné". Lauréat des Concours Talent local et national 2008 dans la catégorie "dynamiques rurales", prix spécial du jury national, dirigeant de l'entreprise "De sa gloire", spécialisée dans la production d'ylang-ylang et de vanille.

"Depuis tout petit, mon rêve était de m'installer ici et de reprendre l'activité exercée par mon père, et avant lui par mon grand-père. J'ai donc fait des études pour le réaliser; ma famille et mes formateurs m'ont tous très bien entouré. Après le collège à Chiconi, j'ai obtenu le BEPA (Brevet d'études professionnelles agricoles) au lycée agricole de Coconi. Le conseil général a ensuite financé mon billet d'avion pour que je poursuive mes études en Métropole. J'ai décroché le bac professionnel horticulture après deux ans passés à Saint-Etienne.

Je pensais déjà à rentrer à Mayotte, mais mes parents et mes formateurs m'ont poussé à continuer ma formation. J'ai ainsi passé quatre ans à Villefranche-sur-Saône dans le Rhône : deux ans pour obtenir le BPREA (Brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole), puis deux autres années à la SEA "La Grenière" où je faisais de l'horticulture, du maraîchage plein champ et pousser des fleurs.

Pendant mes vacances à Mayotte, j'ai contacté le Cnasea (Centre national pour l'aménagement des structures des exploitants agricoles) qui m'a mis en relation avec la Boutique de gestion. Ils ont commencé les procédures pour mon installation, et dans le même temps je pouvais avoir l'esprit tranquille pour finir ma formation. Avant mon retour définitif, en juin 2006, j'ai préparé le dossier Epi (Etude prévisionnelle d'installation). Il est passé devant la CDOA (Commission départementale d'orientation agricole) en juin 2007, qui m'a accordé une DIA (dotation à l'installation agricole) de 57.000 euros (35.000 de l'Etat et 22.000 du CG) et permis d'avoir un fonds de roulement. Je n'ai jamais bénéficié de prêts bancaires. Les banquiers que j'ai sollicité m'ont répondu qu'ils étaient "sceptiques sur les projets agricoles". On est sur de l'autofinancement, sans le soutien des banques, c'est dangereux mais je m'en sort. Il faut y aller doucement mais ça va."

 

Said Mohamed Ansaf, "le branché". Dirigeant d'une entreprise de commercialisation et pose d'accessoires tunning.

"Après mon BTS Mava, j'ai travaillé six mois pour un concessionnaire Mitsubishi, et ensuite cinq mois dans une boite de tunning, en Métropole. Lorsque je suis revenu, en 2007, je me suis rendu compte que le marché de l'accessoire Tunning n'existait pas localement. Avec mon projet en tête, je suis allez frapper à la porte de la DTEFP, qui m'a redirigé vers la Boutique de gestion. J'ai rencontré une équipe vraiment motivée, qui s'est réellement investie pour mon projet. Ils m'ont expliqué toutes les démarches que je devais accomplir, qu'elles soient techniques, administratives, financières… Grâce à leur soutien, j'ai pu suivre une formation "micro activité" dispensée par l'organisme Allo-Allo, ce qui m'a permis d'approfondir mes compétences en gestion et appréhender la création et le développement au quotidien d'une boite.

Par la suite, je me suis présenté au concours Défis Jeune, organisé par la DJS, et j'ai gagné. La prime m'a beaucoup aidé, car avoir des fonds propres est la seule façon d'obtenir un prêt bancaire. Mon activité tourne depuis juillet 2008. Je vends des accessoires tunning pour les voitures et du matériel audio. Je m'occupe du montage du son, mais je sous-traite les parties mécanique et carrosserie.

 


 

La Boutique de gestion part dénicher les talents en Métropole

Au cours de ce mois de mars, Jean-François Demontis, directeur de la Boutique de gestion de Mayotte, partira à la rencontre des associations mahoraises dans différentes villes de l'Hexagone. Il interviendra dans le cadre d'une mission d'information sur la création d’entreprise à Mayotte, en expliquant ce que peut apporter le réseau d'accompagnement à la création d'entreprise de notre île. Fidèles lecteurs métropolitains, n'hésitez pas à aller à sa rencontre.

Nantes

En attente de confirmation de l'association "climat" (Proposition de la BG pour le vendredi 6/03/09) – Correspondant : Ahmed Boinamani, vice président. Mail : ahmedb44@hotmail.fr – Tel : 0613 32 83 73

Bordeaux

Le samedi 7 mars à 14 heures à la salle socioculturelle rue François Roganeau – Les Aubiers 33000 Bordeaux – Correspondants : Soidri Al Assad, président de l'association Mayotte Gironde. Mail : mlawano@hotmail.com. Taendhum Anassi, président de l'Association socioculturelle des Mahorais en Gironde". Mail : moudjtahid@yahoo.fr. Tel : 0667 25 99 68

Marseille

Le dimanche 8 mars à 14 heures à l’adresse suivante : Le Gyptis II – 25, rue Lautard Lot 34.6 Bât H25 13003 Marseille – Correspondant : Abdallah Ali Baco, président de l'association Remma (Regroupement des Mahorais de Marseille). Mail : association.remma@free.fr. Tel : 0666 54 90 55 ou 0491 07 23 92

Paris

Le mardi 10 mars à 10 heures, au Réseau des Boutiques de gestion, rencontre avec le président Frédéric Cameo Pons, la déléguée nationale Brigitte Ferry et le secrétaire national Marc Mery.

Paris

Le mardi 10 mars à 18 heures, dans les bureaux de la Famm : 33, avenue de l’Opéra – 75002 Paris. Correspondante : Sitti Binti Moussa, présidente, Melle Fardah Said, vice-présidente de la Famm. Tel : 0618 72 85 33. Mail : fardahsaid@yahoo.fr.

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