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04/12/2009 – Ce que j’en pense

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Quand la population mahoraise prépare la riposte

Sur les réseaux sociaux ou dans la rue, formellement ou spontanément, les initiatives se multiplient pour répondre à la délinquance qui flambe à nouveau sur l’île aux parfums. Au risque, parfois, de voir l’exaspération prendre le pas sur la loi. 

Mayotte : une naissance dont ils se souviendront

Une naissance dans la rue, ce n’est pas si courant. C’est pourtant ce qu’ont vécu Jonathan et Mouna, lundi 18 mai, date à laquelle Sarah, leur petite fille, a décidé d’arriver. Un évènement auquel ont participé quelques passants, sur les lieux par hasard. Et quand s’improvise une chaîne de soutien, cela donne une belle histoire. Récit. 

À Mayotte, “le confinement a révélé la capacité perverse de certains à faire du mal aux autres sans qu’ils ne s’en rendent compte”

Deux mois de confinement peuvent en dire long sur un individu, mais ils peuvent également dévoiler les pires et les meilleurs aspects d’une société. La crise sanitaire a mis en évidence les failles de la société mahoraise, partagée entre la conscience de certains et l’irresponsabilité des autres. Le sociologue Combo Abdallah Combo nous explique pourquoi il est urgent de tirer les leçons de ce confinement et essayer de changer la donne. 

Camille Miansoni, procureur de Mayotte : “Mon rôle est de protéger la société avant tout”

L’affaire du rapt en Petite-Terre qui suscite l’émoi dans l’ensemble du Département est révélatrice de nombre de maux dont souffre la société mahoraise au sein de laquelle nombre de personnes semblent valider l’idée que l’on puisse se faire justice soi-même à défaut d’une carence supposée de l’État. Le procureur de la République, Camille Miansoni, revient ici sur ces éléments. C’est aussi l’occasion pour lui de rappeler le rôle qu’il occupe et la vision qui l’anime alors que les critiques pleuvent sur sa personne.

 

 

{xtypo_dropcap}I{/xtypo_dropcap}l y a d'un côté, dans les administrations locale une pléthore d'agents, embauchés pour beaucoup sans aucun critère de compétences et donc des services dus à la population qui ne fonctionnent pas. Ce n'est pas la faute de ces personnes, bien contentes de trouver un revenu en échange de voix aux élections. A défaut d'autres perspectives d'emplois ou par facilité. A force d'avoir engorgé tous ces services, ils croulent, s'étouffent. Il faut de toute urgence sortir de cette situation pour relancer la machine et disposer de bases saines et solides pour avancer sereinement sur la voie de la départementalisation.

Le problème essentiel, principal, est donc la gestion du personnel. Il faut là mettre immédiatement des personnes (très) compétentes, capables de gérer 6.000 dossiers personnels comme au CG. Ce n'est sûrement pas un mince affaire. Le STM pourrait fonctionner avec 50 personnes. Ils se retrouvent à 300 dans la barque, et elle coule. Le panier est percé, ça ne sert à rien de continuer à le remplir avec de l'argent public. Il faut donc assainir la situation. Augmenter le tarif ne règlera absolument pas le problème, ni demander à l'Etat de l'argent pour cela. Cet argent pourrait être utilisé ailleurs. Mais licencier tout le personnel devenu "inutile" ne serait pas très évident socialement, tant que l'économie n'est pas assez développée pour les absorber. Il faut donc repartir avec 50 agents compétents, au top, et trouver quoi faire pour les autres.

Il conviendrait donc d'étudier, à la direction des ressources humaines, comment affecter ce personnel à d'autres taches, dans d'autres services à créer, dans l'environnement, la propreté, la surveillance et l'entretien des plages, du lagon, des réserves forestières. Cela pourrait aussi passer par la mise en place d'un grand programme de pré-retraites anticipées, pour tous les anciens. Il est important là de réussir la transition entre les "anciens" et les plus jeunes, à même de répondre aux problématiques nouvelles, avec les outils et les compétences d'aujourd'hui.

Il pourrait y avoir aussi un vaste programme de formation avec des réorientations pour les personnes intéressées, en fonction des besoins à venir dans le social, l'éducation, le sport, la culture ou l'encadrement de la jeunesse de manière large. Il pourrait y avoir un plan de préparation des concours pour la fonction publique, car le chantier de l'intégration dans la fonction publique territoriale n'est pas vraiment lancé, malgré les engagements.

Ce levier pourrait être utilisé pour réorienter les agents intéressés, avec des passerelles à mettre en place, des validations d'acquis à négocier. Il pourrait aussi être proposé aux agents intéressés de se lancer… dans le privé, avec des aides, une facilité pour la création d'une activité économique. Le chantier est vaste, nécessaire, indispensable. Mais quand aujourd'hui le président du CG reconnaît qu'il ne connaît pas le nombre exact de ses agents, on se rend compte de l'étendue du chantier. Et c'est là que réside à mon avis le cœur du problème, dans les communes aussi. Il faut redonner confiance aux agents, mais surtout dessiner avec chacun un plan de carrière, un espoir, et préciser clairement ce qui est attendu par la population en échange du salaire qui leur est versé chaque mois.

La fonction publique, l'administration constituent le fondement des institutions. Elles assurent sa pérennité. On ne peut pas les négliger, les critiquer sans cesse et sans offrir de perspective, les prendre pour quantité négligeable.

Il convient là aussi d'être ferme : il y a le rôle des politiques et le rôle des services techniques et administratifs. Chacun doit bien rester à sa place pour que ça fonctionne. L'élu ne doit pas s'immiscer dans la gestion quotidienne. Il ne doit pas imposer des embauches de complaisance, il ne doit pas fausser les règles à son avantage. Il n'est pas du ressort du président du conseil général de surveiller les véhicules de services. Il doit en revanche fixer les règles à ses directeurs de services qui doivent faire appliquer ses directives. Faute de quoi les sanctions doivent tomber, fermement, pour insubordination (ou incompétence).

Face à ce problème de ressources humaines qu'il convient de commencer à prendre à bras le corps, la situation de la Collectivité est dramatique par manque de moyens. Il convient là aussi de trouver des solutions. Elles sont au moins double. Il faut créer des richesses en développant l'économie et donc les entreprises locales. Il convient aussi clairement de solliciter l'Etat. Au vu de la situation dans les communes, dans les quartiers, dans les écoles, des dossiers suffisamment bien construits et des élus suffisamment forts, soutenus par la population, pourraient négocier avec l'Etat des moyens conséquents. A la hauteur des enjeux qu'une réussite de la départementalisation impose. A la mesure des besoins conséquents qu'il convient de bien expliquer.

Une remise à plat des ressources humaines des collectivités locales, pour débloquer des places pour les jeunes et moins jeunes, compétents, qui frappent à la porte, et un soutien fort de l'Etat constituent à mon avis deux pistes à creuser pour sortir de l'ornière dans laquelle nous sommes encore. Et les deux dossiers sont liés, car demander de l'argent sans avoir des services efficaces pour le gérer et l'investir ne servira à rien. Ou tout verser en salaires inutiles ne résoudra pas les problèmes d'aujourd'hui et encore moins de demain. Et la tension monte…

 

Laurent Canavate

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1097

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