Le rectorat de Mayotte et la CCI s’engagent dans l’insertion professionnelle des jeunes

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La semaine école-entreprise se poursuit avec la signature d’une convention entre le rectorat et la chambre de commerce et de l’industrie de Mayotte ce jeudi 8 octobre. Par cette initiative, les deux instituions s’engagent à optimiser et à faciliter l’insertion professionnelle des élèves du second degré par le biais de différentes actions. 

“À travers ce partenariat, nous souhaitons mettre ensemble tous les moyens pour développer les relations entre les jeunes du second degré et pourvoir les formations.” Le ton est donné par le président de la chambre de commerce et de l’industrie (CCI) de Mayotte, Mohamed Ali Hamid. Selon lui, la formation professionnelle est l’avenir de la jeunesse mahoraise. Elle augmentera leurs chances d’obtenir un travail à la fin de leurs études, mais encore faudrait-il réussir à démocratiser le sujet… Si les filières générales sont les plus convoitées par les élèves, il n’y a pas de place pour tout le monde ! Actuellement, sur les 50.000 élèves du second degré, seulement 17.000 suivent une formation professionnelle. L’objectif de cette convention entre le rectorat et la CCI est donc d’impliquer d’avantage les 33.000 restants. “Nous allons accroître l’insertion professionnelle des jeunes par la découverte des métiers, l’immersion en entreprise, les stages et formations en alternance”, indique le président de la CCI. À travers ces actions, les deux signataires de la convention espèrent développer le goût d’entreprendre chez le public visé. Particulièrement chez les jeunes filles qui sont confrontées à certaines limites. “Nous devons mener un travail autour de l’égalité homme-femme. Les jeunes fille doivent voir qu’aujourd’hui tout est possible pour elles. Pour cela, il est important de montrer des exemples de femmes cheffes d’entreprise”, rappelle le recteur Gilles Halbout.

Inciter les entreprises à s’aligner

Les entreprises à Mayotte sont encore très réticentes à l’idée de signer des contrats à des alternants. Cela ne date pas d’aujourd’hui, mais la crise sanitaire a amplifié leurs doutes. Les charges seront-elles élevées ? Les élèves auront-ils les compétences nécessaires ? Le rectorat et la CCI essayent de rendre possible ces insertions professionnelles en facilitant le travail des entreprises. “Nous avons un dispositif qui permet d’accueillir les jeunes pendant 6 mois en formation avec un statut d’étudiant et ce jusqu’à la signature des contrats”, souligne Philippe Lefebre, délégué académique à la formation professionnelle initiale et continue au rectorat. Concernant les charges salariales, là aussi tout est fait pour inciter les entreprises à embaucher les jeunes alternants. “Durant la première année, le coût pour l’entreprise est quasiment nul puisqu’elle touche les aides de l’État. Pour la deuxième année, il y a un peu de charges salariales, mais c’est une stratégie de recrutement de leurs futurs collaborateurs”, rajoute Philippe Lefebre. Il y a encore beaucoup de retard à rattraper. La formation professionnelle est souvent considérée à Mayotte comme une voie secondaire, quand la filière générale n’est pas possible. Ces immersions en entreprises peuvent changer la donne à condition que tous les acteurs s’investissent réellement.

 

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