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Le président de la CCI France voit à Mayotte « d’extraordinaires opportunités »

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Présent ce vendredi matin à l’inauguration du centre de formation d’apprentis (CFA) de la CCI Mayotte à Dzaoudzi – au planning quelque peu chamboulé par les perturbations de la barge  – Alain Di Crescenzo, président de la Chambre de commerce et d’industrie en France, prêche pour un développement accru de l’offre de formation à Mayotte pour concrétiser le potentiel économique du territoire. Entretien.

Flash Infos : Que retirez-vous de votre venue à Mayotte, et des échanges que vous avez pu avoir avec les acteurs économiques locaux ?

Alain Di Crescenzo : Exactement le contraire de ce qu’on m’avait dit ! Quand j’ai annoncé mon déplacement à Mayotte, on m’a dit « il ne faut surtout pas y aller, c’est très dangereux ! ». J’imagine qu’il y a certes des problèmes, mais ce que j’ai vu moi, ce sont d’extraordinaires opportunités ! Un taux de croissance deux à trois fois supérieur à celui de l’Hexagone, des entreprises aux carnets de commandes bien remplis, des projets d’investissements structuraux… et des entrepreneurs qui ont de l’envie !

F.I. : Quels défis avez-vous identifié ?

A.DC. : Le plus grand frein – et cela revient souvent dans les territoires français – ce sont les compétences ! On a du boulot, mais on n’arrive pas à recruter la bonne compétence au bon endroit et cela freine les activités. C’est vrai en France, et sans doute encore un peu plus à Mayotte : il faut absolument développer la formation. Et ce qu’il faut accélérer ici, comme partout ailleurs, c’est l’apprentissage. Cela a un double intérêt, puisque c’est faire rencontrer une entreprise qui a un besoin et un jeune qui veut travailler. Si le jeune s’intègre bien dans l’entreprise, c’est gagné !

F.I. : Vous inaugurez à ce titre le centre de formation d’apprentis (CFA) de la CCI à Dzaoudzi (voir encadré). Quels autres projets naîtront ensuite ?

A.DC. : On va travailler sur d’autres partenariats via le réseau Négoventis pour développer davantage de formations… mais je vise aussi l’enseignement supérieur ! Je souhaite établir des ponts avec les écoles d’ingénieur et de commerce… parce que si nous voulons monter en gamme et garder les talents sur le territoire, il faut certes que les entreprises embauchent, mais il faut surtout former les jeunes sur place !

FI : Quelles compétences sont à développer en priorité à Mayotte, selon vous ?

A.DC. : Globalement, ce qu’on cherche, c’est d’être capable de construire un produit, d’accueillir des clients, et de leur vendre des prestations. Il y a donc les métiers techniques, l’ingénierie, la gestion et le commerce. Autre chose, je suis frappé par la beauté de ce qui nous entoure. Cette île n’a rien à envier aux autres territoires d’outre-mer. Il faut absolument réussir à développer le tourisme. Je pense donc par exemple à des formations d’« hospitality management » (N.D.L.R. la gestion hôtelière). Enfin et surtout, nous devons apprendre à communiquer. Arrêtons de communiquer sur ce qui ne va pas. Communiquons sur ce qui marche, sur votre capacité d’accueil. Soyez fiers de votre île et de l’ambition que vous avez ! C’est le message que je fais passer tout au long de mes interventions ici, et que je ferai passer à mon retour en métropole.

F.I. : Vous nous ferez de la pub alors ?

A.DC. : Vous pouvez compter sur moi pour être votre ambassadeur, et votre défenseur ! (rires)

Le CFA officiellement inauguré à Dzaoudzi

Opérationnel depuis mai dernier, le centre de formation d’apprentis (CFA) de la Chambre de commerce et d’industrie de Mayotte (CCIM), situé juste en face du quai Issoufali à Dzaoudzi, a été officiellement inauguré ce vendredi matin, en présence du président de la CCI France, Alain Di Crescenzo. Le centre propose des formations en apprentissage, du niveau CAP (Équipier polyvalent du commerce) au niveau Bac+3 (Bachelor Responsable de développement commercial) dans le domaine de la vente. « La vente, c’est le démarrage de l’évolution professionnelle ! », estime Claude Raynaud, directrice de la formation de la CCI Limoges Haute-Vienne et marraine du CFA de Dzaoudzi. « On commence par bien connaître son point de vente, ses produits, ses clients, et ensuite on peut évoluer sur beaucoup de choses… jusqu’à la création d’entreprise ! En formant de bons profils commerciaux, on peut apporter une véritable plus-value au territoire », argue-t-elle. « Les jeunes, c’est vous l’avenir ! », abonde Mohamed Ali Hamid, président de la CCI Mayotte, à l’attention des quelques apprentis réunis pour accueillir la délégation. Le maire, Saïd Omar Oili, se ravit quant à lui de l’implantation de la structure dans sa commune. 90 jeunes y sont actuellement inscrits, et 180 y ont été formés en 2022, rapporte Rachid Ousseni, le coordinateur du CFA.

La délégation de la CCI s’est ensuite rendue sur le site de la technopole à Dembéni.

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