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Métiers d’avenir : former… et scolariser la jeunesse pour répondre aux attentes des entreprises mahoraises

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Les poissonneries mahoraises ont le bec dans l’eau

À Mayotte, la préfecture a autorisé le maintien des activités de pêche. Une bonne nouvelle pour le secteur, qui se retrouve maintenant confronté à un problème de stockages des produits frais. Les poissonneries et les coopératives sont aujourd’hui les premières à faire les frais du manque de structures adaptées. 

En marge du Forum économique qui se tient ces mercredi et jeudi, une table ronde devait faire le tour des solutions pour répondre à la demande d’une main d’oeuvre qualifiée indispensable au territoire. Mais si l’accent a été mis sur le développement des filières professionnalisantes, il reste un défi de taille à relever : celui de la scolarisation de tous les enfants à Mayotte, dès 3 ans.

La phrase a presque valeur de proverbe. “Certains cabinets de consultants n’hésitent pas à dire que 85% des métiers de 2030 n’existent pas encore”, cite – en référence à cette étude de Dell et l’Institut pour le futur – Andry Ramaroson, enseignant-chercheur en sciences de gestion au Centre universitaire de formation et de recherche de Mayotte (CUFR). Visionnaire ? Peut-être. Mais avant de voir des intelligences artificielles débouler à chaque coin de padza, reste un certain de nombre d’étapes à franchir… ou de barrages à lever. Surtout à Mayotte, qui souffre encore aujourd’hui d’un manque de compétences indispensables pour permettre à des secteurs clés de son économie de se développer.

Justement, en préambule du Forum économique qui doit se tenir ce jour et jeudi, une table ronde faisait la part belle à ces “métiers d’avenir”, à l’école primaire de Mroalé ce mardi. À l’occasion de la journée “Mayotte, Acteur de son développement”, l’Agence de développement et d’innovation de Mayotte (ADIM), qui pilote ces différents événements, avait invité le rectorat, le Régiment du service militaire adapté (RSMA), le CUFR et le Département à échanger sur les axes de développement de la formation sur le territoire. Objectif : mettre en place des solutions pour répondre aux attentes des entreprises et des Mahorais.

Identifier les métiers en tension

Mais en guise de prospective, cette conférence a surtout été l’occasion de revenir sur les dispositifs mis en place par chacune des institutions : schéma régional de développement économique (SRDEII) pour le conseil départemental afin d’identifier les besoins des entreprises, dispositifs d’insertion pour les jeunes de 18 à 25 côté RSMA, ou encore développement de filières professionnalisantes pour le rectorat et entrepreneuriat pour le CUFR… Autant de pièces d’un puzzle qui doit dessiner le futur développement économique de Mayotte.

Avec une priorité : les métiers en tension, comme le BTP, et le transport. Les formations du RSMA à destination des publics non diplômés, sans emploi, ou à la recherche d’une première expérience professionnelle doivent fournir une partie de la main d’oeuvre pour ce secteur déterminant pour l’économie locale.

Filières professionnelles

Pour sa part, le recteur Gilles Halbout a vanté la création de plus de 2.000 places au lycée, la plupart pour des formations courtes et professionnelles. “Nous sommes dans une logique de spécialisation de nos établissements scolaires et de nos lycées”, a-t-il évoqué, en citant les exemples du futur lycée de Longoni pour les métiers du bâtiment ou encore le lycée de Petite-Terre pour l’aérien. Un “lycée de la mer” est aussi dans les cartons, pour former les jeunes, de la production de la ressource, à l’entretien des bateaux, en passant par le tourisme. De quoi répondre à la thématique du jour ; parmi les métiers d’avenir, ont en effet été évoqués ceux de l’agriculture, de la pêche ou encore de l’économie touristique, des services à la personne, ou des loisirs.

L’enjeu crucial de la scolarisation

Des filières qui ne demandent qu’à se développer mais qui souffrent donc du manque de qualifications sur un territoire où le taux de chômage frôle les 30%… et où les chiffres de la scolarisation et de l’illettrisme ont de quoi faire blêmir les bureaucrates parisiens de la rue de Grenelle. “Je reste sur ma soif, Monsieur le Recteur, car vous parlez de développer des filières, mais il y a toujours des enfants qui sont là et qui ne sont pas scolarisés”, pointe ainsi du doigt un membre de l’assistance. Une réalité que l’intéressé ne nie pas, tout en assurant mettre les bouchées doubles pour trouver des solutions. Comme la création des classes passerelles pour les jeunes de 15 ans qui quittent le collège sans alternative. Ou encore les programmes de construction d’écoles maternelles, à la charge des mairies mais que le rectorat, en lien avec la préfecture, surveille de près. “Laissez-nous encore quelques rentrées pour arriver enfin à la scolarisation complète de tous les enfants à partir de trois ans”, a ainsi plaidé Gilles Halbout. Qui sait ! Ceux-là travailleront peut-être dans ces métiers du futur…que nous ne connaissons pas encore.

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