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Mayotte veut aller vers la souveraineté alimentaire

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Les poissonneries mahoraises ont le bec dans l’eau

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Structurer l’agriculture mahoraise en industrialisant les filières, c’était le thème de l’après-midi de la deuxième et dernière journée du forum économique, ce jeudi 1er décembre, au cinéma Alpajoe. L’occasion pour les acteurs du territoire de faire le point sur les différents projets.

« Mayotte est la porte d’entrée sur le marché franco-africain et européen. Nous sommes convaincus que notre île est un territoire idéal pour jouer un rôle économique majeur via sa position. » C’est en ces termes que Sofiata Souffou, vice-présidente de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Mayotte, a introduit la deuxième après-midi du forum économique de Mayotte. Organisé par le Département de Mayotte et l’Adim (Agence de développement et de l’innovation de Mayotte), il se tenait au sein du cinéma Alpajoe de Mamoudzou. Pour la CCI, l’un des enjeux du développement économique de l’île est sa capacité à structurer son agriculture afin d’aller vers davantage de souveraineté alimentaire en industrialisant les filières.

L’une des priorités est ainsi la mise en place d’une cuisine centrale pour « fournir des repas équilibrés aux élèves, qui ne disposent pas de cantines scolaires ». Pour Sofiata Souffou, « cela répondrait à un besoin du territoire et permettrait de lutter contre l’obésité. Aujourd’hui, il y a un problème de qualité et de quantité ». Dans le même temps, ce projet permettrait de créer de l’emploi et de favoriser la production locale. Cette cuisine centrale pourrait en effet dynamiser la filière agricole, en lui proposant des débouchés.

« Une agriculture de subsistance »

En parallèle, le territoire veut donc développer des unités de transformation. « A Mayotte, il s’agit principalement d’une agriculture de subsistance, informelle. De nombreux agriculteurs ne vendent pas leur production », indique Philippe Emery, responsable service économie agricole de la direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Daaf) de Mayotte. Notamment parce que les contraintes sont nombreuses : insécurité, vols et surtout difficultés d’accès au foncier. « Le conseil départemental met en place des aides pour permettre aux agriculteurs de s’installer. Mais aujourd’hui, de nombreuses exploitations sont peu productives », complète-t-il.

Un abattoir de volaille a déjà été créé l’année dernière pour atteindre à terme 1.500 tonnes de denrées alimentaires. Et un second abattoir de boucherie devrait bientôt voir le jour pour les bovins et les ovins. « Normalement, les animaux doivent être abattus de cette manière. Aujourd’hui, tous les abattages de zébus, notamment, sont illégaux. Cela pose un problème de salubrité », souligne Patrick Garciachef du service de l’alimentation au sein de la Daaf de Mayotte. En parallèle, une plateforme de transformation de végétaux devrait également être créée. « Grâce aux produits locaux et à des filières de transformation sur le territoire, nous pouvons arriver à une autosuffisance », assure le responsable service économie agricole. « Pour les œufs, nous y sommes déjà et pour les fruits et légumes, nous ne sommes pas loin ».

Une stratégie d’ici mi-2023

Le conseil départemental souhaite, dans le même temps, développer la production de sel de Bandrélé pour limiter les importations. La collectivité prévoit d’ailleurs de missionner un cabinet pour construire un plan d’actions pour industrialiser des filières agricoles et espère mettre au point une stratégie d’ici mi 2023.

Au-delà de la souveraineté alimentaire, structurer l’agriculture mahoraise permettrait également de développer les importations. « La demande en termes de produits tropicaux est très forte au niveau international, et le made in France apporte un gage de qualité. C’est notamment le cas avec le café ou la vanille Bourbon à La Réunion », estime Jérôme Vuillemin, directeur du pôle de compétitivité Qualitropic, qui accompagne l’île voisine dans ces projets agricoles. Des produits hauts de gamme, à forte valeur ajoutée, qui pourraient être développés à Mayotte et commercialisés dans les hôtels des îles voisines.

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