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« Mayotte la frileuse, c’est du passé ! »

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Les poissonneries mahoraises ont le bec dans l’eau

À Mayotte, la préfecture a autorisé le maintien des activités de pêche. Une bonne nouvelle pour le secteur, qui se retrouve maintenant confronté à un problème de stockages des produits frais. Les poissonneries et les coopératives sont aujourd’hui les premières à faire les frais du manque de structures adaptées. 

La première journée du cinquième forum économique de Mayotte s’est tenue, ce mercredi 30 novembre, au cinéma Alpajoe à Mamoudzou, avec comme trame générale l’idée de propulser Mayotte au rang de « hub économique régional ». Représentants étatiques, institutionnels et chefs d’entreprises de la région ont pu échanger sur les stratégies à mettre en place pour faire de notre département – petit morceau d’Europe dans le canal du Mozambique – un carrefour économique à l’interface de l’Afrique de l’Est et de l’océan Indien.

« Mayotte la frileuse, c’est du passé ! Nous devons faire de ce territoire une locomotive du développement dans la région ! », s’exclame Mohamed Ali Hamid, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Mayotte. « C’est par l’économie que nous résoudrons nos problèmes, et que nous réussirons notre intégration. » Le ton est donné ! Ce mercredi, dans la salle du cinéma Alpajoe, Mayotte n’est pas examinée sous le prisme habituel du « département français » mais comme le futur fer de lance de l’économie régionale.
Premier constat partagé par l’ensemble des intervenants : le potentiel mahorais est indéniable. La situation géographique est idéale – un pied en Afrique de l’Est, l’autre dans l’océan Indien – et le statut d’unique région ultrapériphérique (RUP) de l’Union européenne dans le canal du Mozambique donne à Mayotte un poids politique certain. « Mayotte est un hub naturel, qu’il faut désormais structurer », lance Zamimou Ahamadi, qui intervient en sa qualité de présidente de l’Agence de développement et d’innovation de Mayotte (Adim).
Et l’exemple donné par la délégation des Canaries, représentée sur l’estrade par l’économiste et ancien membre du gouvernement, Luis Padilla Macabeo, fait rêver : 1.000 vols hebdomadaires y drainent, entre autres, quinze millions de touristes par an – et les retombées économiques qui vont avec ! Ensemble de territoires insulaires dispersés à quelques dizaines de kilomètres des côtes africaines (de l’ouest en l’occurrence) et bénéficiant d’un climat tropical et ensoleillé toute l’année, les Canaries sont se constituées en hub dans leur région respective en tablant sur deux axes : le tourisme et une fiscalité avantageuse, explique l’Espagnol. De quoi donner des pistes de réflexion à l’ensemble des acteurs mahorais présents dans l’assemblée.

Des freins à lever

Toutefois, pour faire pleinement valoir son rôle de hub, Mayotte doit lever un certain nombre de verrous, qui limitent aujourd’hui la coopération économique régionale. La libre circulation des personnes – et donc des compétences – a ainsi cristallisé les échanges. « C’est quand même dommage que Mayotte ne puisse profiter pleinement de la main d’œuvre qualifiée disponible dans la région, et notamment à Madagascar ! », plaide Augustin Andriamananoro, directeur en charge des projets présidentiels, qui regrette la difficulté d’obtention de visas pour ses concitoyens malgaches. Dans le public, Théophane « Guito » Narayanin, le patron d’IBS, abonde : « Nous Français, entrons à Madagascar ou aux Comores comme dans un moulin ! Combien de mes collaborateurs malgaches ou comoriens ont été bloqués et n’ont pu venir à Mayotte ? ».

« La question des déplacements est critique pour l’attractivité du territoire », admet Bibi Chanfi, vice-présidente du conseil départemental. Pour devenir hub économique, l’île doit donc se placer comme un carrefour maritime et aérien incontournable dans la région. Dans l’assemblée, plusieurs chefs d’entreprise font état de leur souhait qu’une ligne directe Dzaoudzi – Tananarive voit le jour. De son côté, Mohamed Ali Hamid certifie que « l’agenda de la compagnie maritime régionale s’accélère ! ».
La problématique des transports, et de leur importance dans le décollage d’un hub, sera abordée plus en détails ce jeudi, en ouverture de la deuxième journée de ce forum économique, à partir de 9h (voir le programme ci-contre). Pour rappel, tous les échanges peuvent être suivis en direct sur la page Facebook de l’Adim (facebook.com/AdimMayotte).

 

De la viande malgache dans nos assiettes « d’ici 2024 »

Siti Frahati Said Hachim, cheffe de service agriculture, pêche et programmation au conseil départemental l’a affirmé : le Département travaille au retour de l’agrément permettant d’importer la viande bovine malgache. « D’ici fin 2023, début 2024, on retrouvera la viande malgache dans nos assiettes ! » En effet, les normes européennes, auxquelles Mayotte doit se plier étant donné son statut de RUP, limitent certaines importations. Le laboratoire d’analyses départemental « multilab » de Dembéni, dont la mise en service est prévue à l’horizon 2025 se positionne donc comme une infrastructure clé pour faciliter les échanges à l’échelle régionale ; les entreprises de l’océan Indien pourront y faire appel pour mettre leurs produits en conformité avec les normes européennes.

 

Le programme de ce jeudi au forum économique

9h – 10h55, au cinéma Alpajoe : Le Hub de Mayotte en pratique : port et aéroport, au cœur de l’ambition de Mayotte hub régional (Quelle politique de transport aérien pour favoriser le développement de Mayotte dans la région ? Le transport maritime, enjeu de désenclavement du territoire et de coopération régionale)

11h30 – 12h55 : Les autres ingrédients de la formation d’un hub (l’emploi et la formation : enjeux majeurs pour relever les défis du développement de Mayotte, Mayotte vers une indépendance énergétique)

14h00 – 15h00 : Développement des filières économiques avec une perspective d’industrialisation

15h15 – 16h15 : L’innovation, accélérateur de l’attractivité et du développement économique (les infrastructures : plateformes de l’innovation dans la région (Data center, PER, technopole), l’innovation dans la région et la valorisation de la biodiversité mahoraise)

17h – 18h30 : Discours de clôture

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