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La grève des employés de Somiva rentre dans son cinquième jour

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Les négociations restent compliquées chez le garagiste de Kawéni. 90% des salariés sont en grève depuis lundi. Ils ont même créé un bouchon sur la route nationale, jeudi matin, en faisant une marche. Ils réclament une augmentation de salaires en fonction de l’inflation, un treizième mois pour tous et une prime de transport de cinq euros par jour.

Peu de monde travaille dans l’atelier de Somiva, cette semaine. Le garage, qui dépend de Renault et qui se situe dans le centre de Kawéni, tourne au ralenti depuis lundi. En cause, une grève d’une bonne partie des 77 salariés, à la suite d’une première réunion de NAO (négociation annuelle obligatoire) en juillet qui n’a pas abouti. Direction et syndicats n’ont, en effet, pas réussi à s’entendre sur différents points. Les plus importants concernent une augmentation des salaires de 10% pour prendre en compte l’inflation récente, un treizième mois sans conditions et une prime de transport de cinq euros par jour. Comme la deuxième réunion, le vendredi 5 août, n’a rien donné non plus, 90% des salariés ont entamé un mouvement social.

Pourtant, ils disent être ouverts aux négociations. L’augmentation des salaires a été ramenée à 8% dans leurs demandes et plusieurs doléances concernant le manque de véhicules de fonction ou un protocole de passage aux 35 heures ont été abandonnées par exemple. Sur la prime de transport aussi, ils se disent prêts à réétudier leurs exigences. « C’est honteux que la Somiva laisse nos revendications à zéro. Tous les salariés sont payés au Smic », défend Asmaoul Combo, déléguée CFDT.

Côté direction, on rappelle que « quatre augmentations de salaire ont eu lieu au cours des douze derniers mois » et que l’entreprise subissant une baisse importante de son chiffre d’affaires en raison de l’envolée des coûts des matières premières et du transport, elle peut difficilement faire de nouveaux efforts. Une nouvelle réunion organisée ce jeudi, après une marche organisée à Kawéni en début de matinée, « n’a pas donné satisfaction », considère la syndicaliste.

Les salariés fatigués « des objectifs trop élevés »

Point de crispation des négociations, le treizième mois existe déjà à la Somiva. Seulement, il est conditionné au rendement des salariés. Ainsi, un employé peut toucher un demi-mois de salaire, un treizième mois, voire un quatorzième. Un système mis en place en 2017 qui ne convient plus aux grévistes, à la grande surprise de la direction qui le pensait bien ancré dans l’entreprise. Selon ses détracteurs, les objectifs seraient « trop élevés », des services étant parfois exclus de toute prime. En carrosserie par exemple, aucun salarié n’a réussi atteindre les objectifs fixés l’an dernier par la direction. Surtout, la politique de rendement serait « dure humainement » à moyen et long termes.  « C’est comme une voiture. Si vous ne mettez pas la bonne huile, vous allez finir par user le turbo », image l’un des garagistes.

Du côté de la direction, on souhaite que le dispositif reste en l’état. « C’est un levier de motivation », estime Maxime Gandolfi, le directeur des ressources humaines. Il rappelle qu’en 2021, les salariés n’ayant pas atteint leurs objectifs ont quand même obtenu un demi-mois de salaire en plus. Reconnaissant que les carrossiers n’ont pas eu de treizième mois en 2021, il explique que les paliers peuvent être revus pour créer un équilibre entre les services. Selon lui, ce système « coûte même plus cher à l’entreprise qu’un treizième mois donné à tout le monde ».

Les salariés entament un cinquième jour de grève, ce vendredi, mais une nouvelle réunion entre les deux parties pourrait avoir lieu dans la journée.

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