L'intérim prévu pour le 1er janvier 2017

L'intérim prévu pour le 1er janvier 2017

C'est en tout cas ce que nous a affirmé hier Thierry Galarme, le président du Medef Mayotte, qui a assisté mardi à une réunion avec la Dieccte et les autres partenaires sociaux à ce sujet. "L'ordonnance a déjà été rédigée", précise-t-il. "Elle est en cours de validation par les différents ministères concernés." Thierry Galarme ne cache pas sa satisfaction : la mise en oeuvre du travail intérimaire à Mayotte constitue l'une des deux revendications "historiques" du syndicat patronal (avec la mise en place d'une zone franche sur l'île au lagon). Il estime que le travail temporaire va permettre de créer des emplois, de procurer plus de souplesse pour les entreprises, de réduire la précarité (notamment dans le BTP où sont proposés des contrats de chantier) et le travail dissimulé. L'opération de « travail intérimaire » (ou « intérim » ou »travail temporaire«) consiste, selon l'Insee, à mettre à disposition provisoire d'entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail intérimaire (ou entreprise de travail temporaire). Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l'entreprise de travail temporaire, l'entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l'entreprise de travail temporaire et l'entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l'entreprise de travail temporaire et le salarié). En métropole, l'emploi intérimaire a progressé de 4,4 % en moyenne en 2015, correspondant à la création d'environ 25 000 emplois équivalents temps plein, selon Prism'emploi, la fédération professionnelle des entreprises du recrutement et de l'intérim.

Olivier Loyens

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