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Comores : de nombreux kofias contrefaits saisis par les douanes

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A l’approche de la fin du mois sacré de ramadan, les kofias made in china considérés comme une menace pour le bonnet traditionnel avaient envahi les marchés suscitant  par la même occasion un tollé. Les défenseurs du patrimoine  culturel de l’archipel appelaient même les autorités à prendre des mesures d’urgence. Mais, l’opération de confiscation menée dans les rues de la capitale ces derniers jours est jugée insuffisante.

Ils ont le vent en poupe depuis des mois  aussi bien dans les cérémonies religieuses que  culturelles. Bien qu’ils soient décriés par une partie de la population, les « kofias made in china » continuent de prendre tout de même une place importance au sein de la société. Nombreux citoyens les portent aujourd’hui fièrement. Ce qui n’aurait pas été envisageable il y a quelques années. Non seulement les kofias chinois différent de ceux cousus dans le pays, mais ils constituent aux yeux de certains une menace pour le bonnet traditionnel, confectionné à la main avec une méthode propre aux îles de la lune.  C’est d’ailleurs la raison pour laquelle des agents des douanes comoriennes mènent depuis mercredi une opération dans les rues de la capitale pour saisir les kofias fabriqués à l’extérieur. On se demande où étaient -ils lorsque ces marchandises passaient dans les frontières. Pour le moment, la saisie a débuté à Moroni et les vendeuses touchées n’en décolèrent pas. D’après elles, les agents demandaient les documents délivrés par les services douaniers et aéroportuaires.  » Pourquoi allions nous  les garder des mois après le dédouanement. C’est insensé« , fulminait, l’une des commerçantes dans une vidéo postée sur Facebook  par le média en ligne, Alcomorya.  » Ils nous ont invités à se rendre dans leurs bureaux si nous voulions les récupérer. Sans pour autant décliner leurs identités« , a-t-elle ajouté.

Partialité

Cette maman qui assure avoir payé ses taxes pendant le dédouanement dénonce le modus operandi choisi et estime que les autorités se seraient trompées de cible.  » Ils laissent les containers des gros importateurs pour venir embêter les petits commerçants qui achètent quelques kofias afin de  subvenir aux besoins de leurs  familles. Que vais-je faire pour rembourser les crédits contractés auprès des institutions financières« , s’interroge la dame, très remontée. Selon un responsable des douanes, cette opération entre dans le cadre de la lutte contre la contrefaçon, conformément au code des douanes. Il n’a en revanche pas cité les références des dispositions consacrées à ce délit, malgré nos relances.   » C’est une façon de protéger notre culture, car les kofias importés impactent les ressources de nos sœurs qui peinent à vendre leurs bonnets traditionnels« , fera-t-il valoir. Pendant le ramadan, de nombreuses voix s’élevaient déjà pour protester contre l’apparition des kofias contrefaits qui ayant inondé les marchés de la capitale. Moins original culturellement , le kofia chinois comme on l’appelle au pays, reste prisé pourtant. La raison : le bonnet traditionnel confectionné à la main devient chaque jour un produit de luxe, de plus en plus onéreux, donc pas accessible à tous.  Actuellement, celui-ci se vend jusqu’à 300 euros l’unité voire plus. En France, où ils sont très sollicités pendant les mariages, les kofias comoriens peuvent atteindre les 400 euros.

Politique de protection

Cette cherté justifiée par les défenseurs de la culture mais décriée par d’autres, a fini par faire la promotion du « kofia made in china », dont le prix ne dépasse pas 20 euros. Avant, a souligné notre informateur de la direction des douanes, peu de kofias contrefaits passaient à la douane  avant que les commerces ne soient inondés.  » Ainsi la confiscation va réduire l’importation et les quelques quantités  qui rentreront dans le territoire une fois sur le marché,  coûteront cher. Nous allons commencer par contrôler au niveau des frontières« , a détaillé  notre source qui a préféré s’exprimer sous le sceau de l’anonymat. Faisant partie de ceux qui appellent à une préservation du patrimoine de l’archipel, le Docteur Abdremane Wadjih, lui, n’est pas convaincu par les méthodes utilisées  mercredi.  » C’est une très mauvaise méthode, destinée à faire du buzz. Ces commerçants peuvent porter plainte car aucune disposition juridique n’interdit l’importation de ces kofias« , a rappelé cet anthropologue. Sa proposition pour un début : La mise en place d’une véritable politique de protection  au lieu d’agir sur un coup de tête comme ce fut le cas le 1 juin au risque de ruiner les petits commerçants. Nous avons essayé d’avoir la réaction du tout nouveau ministre de la Culture, Djaanfar Salim Allaoui, sans succès.

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