Publicités

Rendez-vous au Voulé pour fêter les 40 ans de carrière du musicien Démo

À lire également

Ramadan à Mayotte : Un mois sacré sous le signe du confinement

Ce soir se déroule la “nuit du doute” pour les fidèles musulmans. Traditionnellement, si le croissant de la nouvelle lune est observé, alors débute le mois du ramadan. Une période avant tout sacrée pour les musulmans, mais aussi ponctuée de festivités quotidiennes, rupture du jeûne en tête. Cette année toutefois, c’est un ramadan confiné qui aura lieu. De quoi bouleverser les habitudes.

Mayotte TV Islam, la nouvelle web TV qui parle de l’Islam à Mayotte

Le paysage audiovisuel mahorais compte désormais une nouvelle chaîne. Mayotte TV Islam fait son entrée en proposant un programme consacré entièrement à la pratique de l’Islam sur l’île. La chaîne est pour le moment une web TV, mais elle a l’ambition de se développer rapidement.

À Mayotte, le grand flou artistique autour des mesures de soutien

Les acteurs mahorais du spectacle restent dans la tourmente : alors que le gouvernement a déployé des aides aux intermittents lésés par l’annulation des événements culturels, leurs homologues locaux ne pourront pas y prétendre, ce statut juridique n’existant pas au sein du 101ème département. 

Flou artistique autour des arts de la scène

Les artistes et intermittents du spectacle ne peuvent, à Mayotte, prétendre au statut juridique spécifique pourtant de vigueur en métropole, du fait de l’application tardive du droit du travail dans le 101ème département. Une situation qui complique encore un peu plus l’avenir de ces professionnels, souvent écartés des décisions politiques.

 

Djounaid Abdourraquib, plus connu sous le nom de scène de Démo, célèbre ce samedi au restaurant-bar musical Le Voulé une grande partie de sa vie, entourée d’une vingtaine de musiciens. Une carrière d’artiste longue de 40 ans qui pourrait en faire pâlir plus d’un. Mais l’idée avant tout de cet événement consiste à définitivement oublier les conséquences de la crise sanitaire sur la culture et à retrouver le public pour faire une belle fête.

Sourire malicieux, Démo dégage un charisme rare. Une sympathie contagieuse. Et un talent évident. Âgé de 60 ans depuis ce jeudi, l’artiste traîne derrière lui une carrière de musicien longue de 40 ans. Alors, au moment de regarder dans le rétroviseur, Djounaid Abdourraquib se la joue pensif, un poil marqué par l’émotion. Ses premiers pas dans le milieu, il les partage avec son grand-frère et ses cousins. Mais le véritable top départ de cette folle aventure sonne lorsqu’il rejoint l’école Folk Comores Océan à Moroni, avec son pote de toujours, Maalesh. Sous la houlette de son mentor Abu Chihabi. « On avait 14-15 ans », rembobine le natif de M’Tsapéré, qui n’a lui aussi jamais cessé de transmettre son savoir à qui le veut, « sans contrepartie financière ». À l’instar de M’Toro Chamou, « que j’ai envoyé sur scène », ou encore de Alpha Dini.

Quarante années marquées par « le folk inspiré du folklore des îles ». De retour à Mayotte en 1980, il fonde son groupe « Démo Music », avec qui il enchaîne les shows jusqu’en 1995. « Depuis cette année-là, je fais cavalier seul », s’amuse-t-il aujourd’hui. Pas rancunier pour un sou, fidèle en amitié, Djounaid Abdourraquib ne retient que le positif. Et notamment ses deux albums : l’un sorti en 1999, l’autre en 2016. « Le premier, Kiyasi Ivo, qui veut dire Ras-le-bol, est mon plus beau souvenir », clame-t-il, sans une once d’hésitation. Sans oublier ses tournées aux Comores à ses débuts, à La Réunion, aux Seychelles et dans quelques villes de France. Mais aussi et surtout son deuxième prix en 1990 au concours organisé par la banque internationale de l’Afrique de l’Ouest. « Mon but était simplement de participer ! Il y avait tout de même plusieurs dizaines d’artistes venus de 14 pays de l’Afrique de l’Est », rappelle-t-il fièrement.

 

Technicien en « in », musicien en « off »

 

Sauf que la réalité revient rapidement au galop. Il lui est impossible de vivre de la musique. « J’ai vécu une partie de mon existence comme intermittent du spectacle après avoir suivi une formation de régisseur », précise-t-il. Mais cela ne l’empêche en aucun cas de toujours garder sa guitare à portée de main. Bien au contraire. Au cours de huit éditions au festival d’Avignon, Démo alterne comme technicien en « in » et musicien en « off ». Un exemple parmi tant d’autres qui démontre sa volonté de continuellement partager son goût pour les accords et les mélodies !

Quoi de mieux alors pour célébrer ses 40 ans de carrière que de proposer un nouveau moment de communion. D’autant plus après avoir traversé une crise sanitaire qui aura complètement mis à mal le champ de la culture. Pas question de marquer le coup avec un énième concert privé comme il a l’habitude de faire, plutôt un rendez-vous officiel au restaurant-bar musical Le Voulé. « C’est son idée », précise Paul Tibere, le gérant. « Je lui ai donné carte blanche : il invite qui il veut ! » Au total, pas moins d’une vingtaine de musiciens doivent l’accompagner tout au long de cette soirée du samedi 26 juin. « Il a envie d’encourager ma démarche qui se résume à favoriser l’émergence d’artistes Il a compris ma philosophie. » Une manière aussi de clôturer de la meilleure des manières une semaine riche en festivité pour l’établissement, entre la scène ouverte ce lundi à l’occasion de la fête de la musique et la présentation du nouvel album Yellow Tears de C.C ce vendredi. Et ainsi de « chasser les mauvais esprits » et de « repartir du bon pied ». Pour qu’enfin, la culture musicale résonne de nouveau sur l’île aux parfums.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°963

Le journal des jeunes

À la Une

Un avenir incertain pour les taxis de Mayotte

La chambre des métiers et de l’artisanat a tenu un séminaire porté sur l’avenir des taxis à Mayotte ce mercredi. L’occasion de parler des...

À Mayotte, le retour des soirées signe celui du sexisme ordinaire

On dit souvent de Mayotte qu’elle est une société matriarcale. Pourtant, tout comme en métropole, si ce n’est plus, le sexisme est ici aussi...

Balades artistiques et patrimoniales à Mamoudzou

Le projet “Nouveau regard sur ma ville 2021” mis en œuvre par la communauté d'agglomération de Dembéni-Mamoudzou (Cadema) a pour objectif de faire découvrir...

Ces mahorais qui quittent l’île aux parfums pour se construire une carrière

Asma* vit à Paris. Originaire de Mamoudzou, la Mahoraise de 28 ans affirme aujourd’hui ne pas regretter un instant avoir quitté le 101ème département...

Au conseil départemental, “l’opposition constructive” ne lâchera rien

Toujours privés d’hémicycle, les nouveaux élus du conseil départemental étaient réunis ce lundi 19 juillet dans l’Hôtel de ville de Mamoudzou pour une assemblée...