test

L'ACTUALITÉ DE MAYOTTE 100 % NUMÉRIQUE

Les infos de Mayotte depuis plus de 20 ans !

Avec Mudu, le rappeur Reed Blowz voit les choses en grand

À lire également

Ramadan à Mayotte : Un mois sacré sous le signe du confinement

Ce soir se déroule la “nuit du doute” pour les fidèles musulmans. Traditionnellement, si le croissant de la nouvelle lune est observé, alors débute le mois du ramadan. Une période avant tout sacrée pour les musulmans, mais aussi ponctuée de festivités quotidiennes, rupture du jeûne en tête. Cette année toutefois, c’est un ramadan confiné qui aura lieu. De quoi bouleverser les habitudes.

La Meiitod d’Adrien

À Mayotte, presque tout le monde sait qui il est et ce qu’il chante. Il faut dire qu’aucun autre artiste mahorais ne peut se...

Mayotte TV Islam, la nouvelle web TV qui parle de l’Islam à Mayotte

Le paysage audiovisuel mahorais compte désormais une nouvelle chaîne. Mayotte TV Islam fait son entrée en proposant un programme consacré entièrement à la pratique de l’Islam sur l’île. La chaîne est pour le moment une web TV, mais elle a l’ambition de se développer rapidement.

Magic System et Koba LaD à la deuxième édition du festival Sanaa

La deuxième édition du festival Sanaa est centrée autour des musiques à tendance urbaine et World music. Cette année, cinq artistes internationaux, trois régionaux...

Au détour d’une vadrouille sur l’île, vous avez sans aucun doute aperçu dix grands panneaux publicitaires pour annoncer la sortie du son Mudu. L’origine de cette campagne de communication ? Reed Blowz, un jeune artiste mahorais qui fait vibrer toutes les générations avec les premiers extraits de son EP intitulé Rissala. Rencontre avec un jeune homme qui entremèle ambitions personnelle et collective.

Originaire de Kawéni, Reed Blowz a toujours été un artiste. Danseur à ses débuts, puis topliner, il commence à chanter plus tard, avec un groupe d’amis. En 2018, à l’époque toujours dans son groupe, il sort son premier son solo, Bastui. Rapidement un succès, le son comptabilise trois ans plus tard plus d’un million de vues sur Youtube. “Ca a explosé, mais je ne me voyais pas encore dans la notoriété”, se remémore Reed Blowz. Car sur un territoire aussi petit que Mayotte, un visage ne reste jamais inconnu très longtemps… Pas encore prêt à enchaîner les selfies en pleine rue avec ses fans, le jeune homme préfère se recentrer sur lui-même et sa famille, dans l’optique de déterminer ses ambitions et de choisir le chemin qu’il voulait suivre.

 

Pallier la méconnaissance du milieu musical sur l’île

 

Pour trouver sa voie, Reed Blowz suit donc plusieurs formations “pour comprendre ce monde”. Rapidement, il déplore le manque de connaissance sur l’industrie musicale. Et selon lui, à cause de ces lacunes, beaucoup de jeunes mahorais se font avoir. “On me proposait des contrats, mais dans les petites lignes, je comprenais que moi, je ne ferais pas d’argent”, raconte le rappeur. Alors pour changer la situation et inverser la tendance, il prône une certaine solidarité entre les artistes de l’île aux parfums. “Est-ce qu’on a le luxe de se chamailler alors que dans le top 200.000 Billboard il n’y a pas un Mahorais ?”, s’interroge Reed Blowz pour défendre sa position. Et c’est justement pendant cette période de flou que l’envie de créer un label taraude l’esprit du jeune papa. Un projet qui se concrétise aujourd’hui avec Rissala Records. Un label indépendant, dont le premier titre est le fameux Mudu, sorti le 15 mai dernier.

 

Une promotion en grand

 

Mudu”, qui signifie “noir”, est un son aux paroles engagés contre le colorisme à Mayotte. “Je ne voulais pas de victimisation ! Je voulais simplement exprimer la fierté d’être noir.” À travers ce titre, Reed Blowz cherche à sensibiliser sur le sujet, qui est complexe et presque tabou dans le 101ème département. Car oui, le shimaoré comporte de nombreuses expressions qui s’attaquent à la couleur de peau, en fonction des carnations. Peu importe les reproches et les raccourcis sur son éventuelle “musique communautaire”, il se lance dans cette chanson, qui lui tient tout bonnement à cœur.

Pour cela, il met même les petits plats dans les grands ! Loin de se contenter d’une banale promotion sur les réseaux sociaux, Reed Blowz préfère faire poser des Mahorais et des Mahoraises, vétus d’un tissu africain, devant un banga. Dix de ces photos se trouvent actuellement aux quatre coins de l’île : certaines à Kawéni, d’autres à Chirongui, sans oublier la Petite-Terre… Cerise sur le gâteau, l’artiste décide d’organiser une interview en live sur Instagram, le jour de la sortie de son titre. La veille de la sortie de son clip. “Je voulais montrer qu’on pouvait faire mieux que ce qu’on fait sur l’île, pour que la barre soit poussée plus haut par les autres”, insiste le rappeur, derrière ses lunettes. Un pari réussi pour le moment puisque le clip de Mudu comptabilise déjà 80.000 vues sur Youtube.

 

Un son qu’on entend partout sur l’île

 

Après deux ans d’absence, Reed Blowz revient avec le titre Tsena en décembre 2020. De retour sur l’île, le rappeur renoue avec son public. Et le son devient rapidement viral avec plus de 800.000 vues, en l’espace de quelques mois ! Intergénérationnel, Tsena se retrouve aussi bien dans les soirées des plus jeunes que dans les radios des plus âgés. “J’ai laissé mon public faire ma promotion”, sourit l’artiste. Et avec Mudu, il espère recevoir un tout aussi bel accueil de la part de ses admirateurs. C’est d’ailleurs un point sur lequel Reed Blowz souhaite insister : au-delà de son équipe, en qui il a totalement confiance, il est fan de son public, qu’il qualifie de “très respectueux”. Ne reste plus qu’à finaliser son EP intitulé Rissala, dont la date de sortie reste encore inconnue. Entre le lancement du label et sa carrière musicale prometteuse, le jeune homme de 28 ans n’a pas fini de faire parler de lui.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1097

Le journal des jeunes

À la Une

Coupure d’eau ce dimanche 14 juillet pour les travaux du Caribus

Pour permettre la réalisation de travaux dans le cadre du Caribus, la Société mahoraise des eaux (SMAE) annonce la nécessité de procéder à une...

Les maires reprennent la main sur la Cadema

En élisant Moudjibou Saïdi et Ambdilwahedou Soumaïla en tant que président et premier vice-président de la communauté d’agglomération de Dembéni-Mamoudzou, les élus communautaires tirent...

« Un lieu d’accueil pour écouter le malade et sa famille »

L’esprit était à la fête, ce jeudi 11 juillet, au centre hospitalier de Mayotte (CHM), une partie des équipes fêtait l’inauguration du Bureau des...

A Passamaïnty, l’excellence synonyme de nouveau complexe sportif

Un grand projet d’aménagement est prévu pour le village de Passamaïnty, situé dans la commune de Mamoudzou. Ce dernier vise à créer un complexe...

Les nouveaux infirmiers célèbrent leurs diplômes dans la joie

On peut croire à un manzaraka, il s’agit en réalité de la cérémonie de remise des diplômes des infirmières et infirmiers. L’Institut des études...