Les créateurs d'entreprise récompensés par la couveuse

Les créateurs d'entreprise récompensés par la couveuse

Aurélio Lima Ferreira et Ali Papa Assoumanie sont les deux lauréats du concours “Lance ton business” qu’a organisé la Couveuse d’entreprise Oudjérébou.

Aurélio Lima Ferreira a été récompensé dans la catégorie “émergence”. Il gagne un suivi comptable d’une année ainsi que l’impression de ses cartes de visite. Le jeune réparateur et vendeur de produits électroniques se dit très surpris, mais visiblement heureux d’avoir été primé.

Ali Papa Assoumanie, est le lauréat de la catégorie développement. Il défendra les couleurs de Mayotte au mois de décembre prochain au ministère des Outremers, où il sera en concurrence avec d’autres entreprises ultramarines.

“Au conseil général et à la préfecture, il n’y a pas de place pour tout le monde”, a lancé Ali Papa Assoumanie aux étudiants présents. À la tête d’une entreprise spécialisée en entretien d’espaces verts et aménagement de jardins, il remercie la Couveuse, la Dieccte et l’Agefip pour le soutien notamment financier qu’il a reçu.

Il y a sans doute un monde entre l’idée de l’on se fait de la création d’entreprise et la réalité. La Couveuse d’entreprise se propose d’être, celle qui permet au rêve de devenir réalité, en évitant les pièges que peuvent rencontre les audacieux qui vont frapper à sa porte.

La particularité d’Oudjérébou, c’est qu’elle suit tous types de profils d’entreprises. En effet, que l’on soit psychologue libérale comme Nazzli Joma, qui a eu le prix spécial du jury ex aequo avec Hilda Mavouna, vendeuse de bijoux et de produits capillaires, la Couveuse apporte son soutien.

Les suivis sont surtout au niveau de la gestion et de la comptabilité comme l’explique Anne-Julie Brutout, coup de coeur du jury à la tête de l’école de musique “Ya utrunga”. Quand on est musicien ou psychologue, la comptabilité gestion est une notion très vague.
“Sans la couveuse, je n’aurai pas pu me mettre à mon compte”, concèdent-ils, reconnaissants.
De manière générale, les suivis durent un an, comme c’est le cas encore pour Nazzli Joma.

En plus de cet accompagnement, les couvées reçoivent conseils et soutien pour tenir en cas de baisse de motivation ou de situation difficile.

Katy Abdou, patronne de la société Déco-Event, la première couvée d’Oudjérébou est invitée à s’exprimer. Elle remercie, elle aussi du soutien très fort qu’ils lui ont manifesté et de la foi à son projet dont ils ont fait preuve.

Farah Hafidhou de Deltah Immo et Fayçoil Mouhoussoune de la société Etic ont livré leurs expériences et expliqué leurs parcours. Ouvrir son entreprise n’est pas un long chemin tranquille.
“Je ne me suis pas versé un salaire pendant six mois”, confie avec sourire Farah Hafidhou. “Je n’ai pas non plus pris de congé maternité avant et après mon accouchement” nous apprend celle qui dit aimer malgré tout être à son compte. “Il faut avoir de la rigueur et appréhender le marché”, conseille-t-elle aux futurs candidats à l’aventure de l’entrepreneuriat.

Kalathoumi Abdil-Hadi

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