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Joyce Mena « espère convaincre le public mahorais »

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Avec ses titres comme « Tsis Tsis Coz », « Play game » ou encore « Hilefa », l’artiste malgache Joyce Mena compte bien conquérir le public mahorais. La chanteuse revient avec nous sur ses inspirations et sa volonté de faire partie de la scène musicale de Mayotte.

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Le premier album de la chanteuse devrait sortir en 2024.

Flash Infos : Comment a commencé votre aventure musicale ?

Joyce Mena : La musique, ça a toujours été en moi. Ma mère m’a raconté que, quand j’étais petite, je passais mon temps à pleurer, et plaisantait en me disant que, quand un enfant pleure, cela lui permet d’avoir un bon timbre vocal plus tard (elle rit). Quand j’avais 5 ans, elle a découvert que j’avais une voix et à chaque cérémonie familiale, elle me faisait chanter. Ça a commencé comme ça et puis c’est devenu une évidence de plus en plus grande au fur et à mesure que je grandissais. Puis, en 2009, j’ai été découverte par l’artiste Shyn, qui est très connu à Madagascar et fait beaucoup de choses pour la culture. J’étais encore en classe de seconde, et il m’a proposé de travailler avec lui, pour m’encadrer étant donné que j’étais encore petite et avec peu d’expérience. En 2014, on a sorti mon premier single : « Tsis Tsis Coz » et le clip qui va avec. C’est là que ça a décollé. Il y a eu beaucoup de réactions sur Facebook, qui commençait à être populaire chez nous. Je ne m’y attendais vraiment pas, cela a été très rapide. J’ai fait plusieurs festivals et des showcases, mais aussi des grandes scènes, comme au Palais des sports. Tout cela a fait que beaucoup de choses ont changé dans ma vie, j’ai fait une pause de cinq ans dans la musique avant de revenir, grâce notamment au soutien de mes fans.

F. I. : Vous êtes venue pour la première fois en concert à Mayotte au début du mois. Après Madagascar, c’est donc le public mahorais que vous souhaitez conquérir ?

J. M. : En effet, c’était même la première fois que je venais à Mayotte. J’ai chanté au Mahaba, à la Forge et au Bambo. On a eu une grosse partie du public qui était malgache, mais il y avait quelque Mahorais. Ils étaient très accueillants, dans l’ambiance et cela m’a beaucoup touché. J’espère sincèrement convaincre le public mahorais, car d’après ce que j’ai vu, leurs réactions étaient très encourageantes et inspirantes. À part les problèmes que Mayotte rencontre actuellement, c’est une île vraiment magnifique, j’ai vu des paysages magnifiques avec la plage Ngouja par exemple. Mamoudzou est une ville très active, cela me rappelle chez moi, j’ai vraiment beaucoup aimé mon séjour là-bas. J’ai toujours voulu élargir mon champ et ne pas rester qu’à un seul endroit avec ma musique, découvrir d’autres mondes. Mayotte est tout près de chez moi, je me suis dit : « pourquoi pas y faire découvrir ma musique ? ». Quand je suis arrivée, j’ai tout de suite été conquise, et j’ai envie de revenir. Je devais donner plusieurs concerts en cette fin d’année 2023, mais avec la crise de l’eau, ils sont reportés. La prochaine fois qu’on viendra, j’espère en début d’année 2024, on va essayer de proposer quelque chose de plus grand.

F. I. : Quelles sont vos inspirations musicales ?

J. M. : Je suis inspirée par beaucoup d’artistes. En ce moment, je suis en train de réécouter des chansons malgaches, car je pense qu’il est important de représenter d’où on vient. D’habitude, je suis très influencée par les artistes américains, mais avec le temps, j’ai compris que c’est plutôt soi et d’où on vient qui est important, de chercher un équilibre entre tout ça. J’ai un frère guitariste et on compose beaucoup ensemble. La plupart du temps, je me laisse aller pour trouver l’inspiration, qui vient comme ça, sans qu’on s’y attende. L’inspiration me vient souvent quand je fais la vaisselle (elle rit). La dernière fois, j’étais en train de balayer le salon, quand j’ai commencé à lancer des productions sur YouTube.

Je pense que c’est quand on est calme et concentré que l’inspiration vient. En ce moment, j’écris beaucoup sur l’amour à sens unique, mais aussi sur les questions sociales à Madagascar, comme les inégalités. Mon premier album devrait sortir en 2024.

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