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Jean-Pierre Redjekra : le proviseur globe-trotter

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Proviseur du lycée de Sada, Jean-Pierre Redjekra a toujours exercé au sein de l’Éducation nationale. Après avoir travaillé dans l’hexagone, en République Centrafricaine et en Guyane, il décide en 2016 de s’installer sur sa terre d’origine : Mayotte. Mais le proviseur a l’âme voyageuse, et s’apprête à faire ses valises pour s’envoler vers une nouvelle destination : Bamako.

Il avait promis qu’il ne serait « jamais professeur » à ses parents, tous deux enseignants. Et pourtant, Jean-Pierre Redjekra a fait toute sa carrière dans l’Éducation nationale, au service de laquelle il a parcouru les quatre coins du globe. Jeune adulte, il a l’opportunité de passer un concours de personnel de direction et d’encadrement de l’Education Nationale. Il  cède alors à la tradition familiale en se lançant en tant que secrétaire général de la coordination des élèves et étudiants en République Centrafricaine. Très vite, il met ses aprioris de côté. Il s’épanouit dans ses fonctions, et se projette dans le métier.

“L’appel du pays”

Tout au long de sa carrière, Jean-Pierre Redjekra bouge constamment. Pour lui, il est nécessaire de changer de lieu de travail tous les trois ou quatre ans, afin d’éviter de tomber dans la routine.  Alors qu’il est cadre en métropole, il ressent le besoin de changer d’air.  En 2006, le fonctionnaire met les voiles en Guyane pour exercer dans un collège en tant que Conseiller Principal d’Éducation. Trois ans plus tard, le voilà devenu principal adjoint… mais il décide pourtant de revenir dans l’hexagone, avant de partir pour Mayotte en 2016. Né en France métropolitaine, il désire visiter et connaître la terre d’origine de sa mère mahoraise. C’est au décès de cette dernière – en 2005 – qu’il décide qu’il ira y travailler un jour. “Je me sentais redevable envers ma mère et son pays d’origine. Elle était l’une des premières femmes enseignantes à Mayotte, je voulais continuer ce qu’elle avait commencé”.

Proviseur à Mayotte : une expérience humaine

Jean-Pierre Redjekra dirige d’abord le lycée de Petite Terre jusqu’en 2018, et devient ensuite chef de cabinet du recteur de Mayotte. L’année suivante, il prend la tête du lycée de Sada. Il observe sur l’île un rapport spécifique à l’Éducation nationale et à l’enseignement. “La population scolaire est très différente de celle de la métropole. Elle est jeune et en demande de l’école, respectueuse.” Le proviseur relève également une relation toute particulière entre le corps enseignant et les familles. “Il faut prendre le temps d’expliquer aux parents d’élèves comment fonctionne l’école, quelles sont les attentes. Mais ils sont très impliqués, et à l’écoute.”

 

En dépit de cette ambiance de travail plaisante, Jean-Pierre Redjekra reconnait qu’il est plus difficile d’exercer son métier à Mayotte que sur le reste du territoire. « En plus de l’éducation scolaire, on doit s’occuper de faits sociaux et de problématiques sociales colossales. Quand on n’a pas les moyens d’aider les élèves et les familles, ça peut être très dur humainement.» Une situation qui ne décourage pas le proviseur, bien déterminé à améliorer les conditions d’apprentissage des élèves sur l’île.

Engagé pour la jeunesse

Donner l’occasion aux lycéennes et aux jeunes filles d’expliquer ce qu’elles traversent et subissent à Mayotte est l’un des objectifs de Jean-Pierre Redjekra. En dehors de sa profession, il est directeur de la « Fondation Juliette Bébé », une association nommée d’après sa mère enseignante.  Son but : participer à « l’émancipation des femmes »  en donnant de la visibilité aux figures féminines de l’éducation mahoraise. Il souhaite lutter contre les discriminations, notamment celles subies par les élèves. Il explique avoir en effet remarqué une forte inégalité entre les femmes et les hommes à Mayotte. « Il y a une différence de traitement entre les garçons et les filles, qui sont souvent laissées derrière. En tant que chef d’établissement, c’est important pour moi de donner la parole aux filles. »  Jean-Pierre Redjekra finance et organise dans cette optique différents événements avec la Fondation Juliette Bébé, pour « promouvoir le droit à l’éducation des jeunes » et « l’épanouissement moral et physique de la jeunesse » . Au travers d’activités littéraires, de conférences ou encore de concours artistiques, le proviseur tente de lutter contre toute forme de violence.

En route pour le Mali

Après sept ans d’exercice à Mayotte, le fonctionnaire exprime un « besoin de changement ». Toujours assoiffé d’aventure et de découverte, Jean-Pierre Redjekra s’envolera bientôt vers un nouveau pays : le Mali. Il mettra le cap pour Bamako à la fin de l’année scolaire, où il dirigera le lycée international français Liberté. Un choix qui ne doit rien au hasard : le proviseur tient à poursuivre sa carrière dans un territoire francophone, où il pourra « représenter la France et à la faire rayonner avec honneur » au travers de l’enseignement. En attendant de rendre définitivement ses fonctions mahoraises, un pot de départ est organisé vendredi 30 juin au lycée de Sada.

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