La soirée de l’élection de Miss Mayotte 2021 a été haute en couleurs. Le couronne-ment d’Anna Ousseni n’est pas le seul événement qui a marqué les esprits. Le défilé de mode de la marque Sunday a surpris les téléspectateurs et le public présent. Des femmes ont défilé en petite lingerie sur le podium ce soir-là, créant immédiatement la polémique.

Le comité Miss Mayotte, gênée par l’ampleur de la polémique, n’a pas souhaité faire de commentaire à ce sujet, mais de son côté, la représentante de la marque ne comprend pas cette réaction puisque tout aurait été fait dans les règles. « C’est l’organisation Miss Mayotte qui m’a contactée et m’a demandée de faire un show de lingerie. Ils savaient que je faisais de la lingerie, je n’allais pas faire défiler les filles en chaussons ! » Des filles qui n’étaient pas candidates au concours de beauté comme cela a été affirmé. Il s’agit de modèles qui travaillent avec Klervi Pigeard depuis le début.
« Le body qui fait la polémique est le must de ma collection »
La gérante de la marque Sunday ne s’attendait pas à faire autant de bruit puisque les tenues qui ont choqué la sensibilité de certains sont les plus convoitées par la gente féminine mahoraise. « Je ne pensais pas que l’on allait s’arrêter sur un body. Le body qui fait la polémique est le must de ma collection et je l’ai vendu à des Mahoraises », affirme la représentante de la marque. Accusée de ne pas respecter les mœurs mahoraises, Klervi Pigeard tient un tout autre discours. « Cela fait quatre ans que je suis à Mayotte, 18 ans que je suis en couple avec un Mahorais. Je baigne dans la culture mahoraise depuis tout ce temps. J’en connais les coutumes et les traditions et j’en prends compte » précise-t-elle.
Et si certains se consolent en pensant que les femmes qui ont défilé ne sont pas Mahoraises, ils ont tort. « Les filles qui ont défilé sont d’ici, ce sont des Mahoraises. Il y a aussi celles qui viennent des pays de la région comme Madagascar, et Maurice et toutes sont heureuses d’avoir participé à l’évènement. Elles assument ce qu’elles ont fait », soutient Klervi Pigeard. Cette dernière assume également son défilé de lingerie. « Si c’était à re-faire, je referais la même chose, mais je ne pense pas que le comité Miss Mayotte voudra encore de moi. »



































