La question de la participation de Mayotte aux Jeux des îles de l’océan Indien ressurgit avec force à l’approche de la prochaine édition organisée aux Comores. À l’initiative de l’Assemblée de Mayotte, une phase de concertation a été lancée afin de recueillir les avis des élus, du mouvement sportif et des forces vives du territoire, avant toute décision relative au financement de la délégation mahoraise.
En visio-conférence, Madi Vitta, ancien président du Comité régional olympique et sportif (CROS) de Mayotte, a marqué les esprits. Engagé pendant près de 24 ans au sein du mouvement sportif – d’abord comme trésorier puis comme président – et membre du Conseil international des Jeux des îles de 2006 à 2025, il a livré un récit précis, dense et sans concession de l’histoire des Jeux, des blocages politiques et des compromis successifs imposés à Mayotte. Un témoignage de “vécu”, loin des raccourcis et des lectures émotionnelles qu’il a accepté de nous partager.
Pouvez-vous retracer l’historique des Jeux des îles et la place qu’y a occupée Mayotte ?
Les Jeux des îles de l’océan Indien débutent en 1979, avec une première édition organisée à La Réunion. Leur création répond avant tout à une promesse politique. À la suite d’une visite du président Valéry Giscard d’Estaing à La Réunion, l’idée est avancée d’organiser un événement sportif régional pour renforcer l’amitié et la compréhension entre les peuples de l’océan Indien. À l’époque, on parle de La Réunion, Maurice, les Seychelles, mais aussi du Sri Lanka et des Maldives, qui faisaient partie des membres fondateurs, même si on les oublie souvent aujourd’hui…
Passionnée par la petite et la grande histoire d'hier et d'aujourd'hui j'aime raconter le quotidien des personnes qui fondent un territoire.





































