À l’origine, les Jeux des îles de l’océan Indien se veulent une fête : celle de la jeunesse, du dépassement de soi et du rapprochement entre des territoires liés par la géographie, l’histoire et la culture. Pourtant, à l’approche de la prochaine édition, attribuée aux Comores, l’esprit sportif se trouve une nouvelle fois rattrapé par une rivalité politique ancienne et douloureuse : celle qui oppose l’Union des Comores et Mayotte. Une rivalité qui, une fois encore, fait peser sur les athlètes le poids d’un conflit qui les dépasse.
La simple évocation de la participation de Mayotte à ces Jeux régionaux a suffi à raviver des prises de position publiques parfois virulentes. Elles traduisent un malaise profond, nourri par des années de tensions diplomatiques et par un sentiment persistant d’humiliation ressenti par de nombreux sportifs mahorais lors de compétitions précédentes. Derrière les débats protocolaires, ce sont des femmes et des hommes, des jeunes pour la plupart, qui voient leurs rêves sportifs se heurter aux réalités géopolitiques…
Soidiki Mohamed El Mounir, connu sous le nom de "Soldat", est une figure du journalisme mahorais. Après ses débuts à la fin des années 1980 au sein du magazine Jana na Léo, il participe à l’aventure du Journal de Mayotte, premier hebdomadaire de l’île, avant de rejoindre le Journal Kwezi. En 2000, il cofonde la Somapresse, société éditrice de Mayotte Hebdo et Flash Infos, contribuant ainsi à structurer et enrichir le paysage médiatique de Mayotte.





































