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Une soixantaine de Mahorais envoyés aux Jeux olympiques

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Le viol, une perversion cachée dans la société mahoraise

Le viol est un mal invisible, et à Mayotte on profite de cette invisibilité pour ne pas en parler. Dans une société où le sexe est tabou, les victimes d’agressions sexuelles sont trop souvent réduites au silence. Cependant, les langues commencent à se délier, et les victimes veulent désormais se faire entendre malgré les nombreuses barrières qu’elles doivent franchir.

Pauvreté : La dichotomie mahoraise

Le chiffre est l’un des plus parlants pour décrire la situation de Mayotte. Régulièrement employé, il va désormais changer. La part de la population vivant sous le seuil de pauvreté national passe en effet de 84% à 77%. Une baisse qui ne doit pas masquer une autre réalité : les inégalités de vie se sont creusées.

Mayotte : “On veut que l’État nous prenne en charge comme tous les demandeurs d’asile qui vivent en France”

C’est un ras-le-bol qui a poussé les demandeurs d’asile africains à manifester ce lundi 20 juillet devant la mairie de Mamoudzou. Ils réclament de meilleures conditions de vie et une meilleure prise en charge de la part des associations et de l’État, mais les moyens mis à disposition à Mayotte ne sont pas suffisants. 

Avec France Travail, la communauté d’agglomération Dembéni-Mamoudzou est en train de recruter une soixantaine de jeunes pour intégrer une entreprise chargée de faire la sécurité pendant les Jeux olympiques et paralympiques, en juillet et août, à Paris. La Cadema espère faire des émules dans un secteur qui recrute à Mayotte.

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Rachadi Saindou, président de la Cadema (Communauté d’agglomération Dembéni-Mamoudzou), espère que les Mahorais recrutés saisiront l’opportunité pour assurer leur avenir professionnel.

Comment l’idée a germé ?

C’est un appel à projets qui a provoqué l’intérêt de la communauté d’agglomération Dembéni-Mamoudzou (Cadema). La Drajes (délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports) souhaitait développer des actions dans les territoires autour d’un thème qui va monopoliser l’attention du monde entier, les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. « C’est une initiative qui incarne l’espoir, la sécurité et la détermination de notre magnifique île », estime Rachadi Saindou, le président de la Cadema, qui voit ce projet comme « une action significative », et pas une simple participation. « Le sport a le pouvoir de changer le monde. Il a le pouvoir d’inspirer, de rassembler les gens d’une manière que peu d’autres choses peuvent faire. Il peut créer de l’espoir là où il n’y a que du désespoir », ajoute-il, en citant Nelson Mandela.

Qui est concerné ?

Actuellement en cours de recrutement, le profil des candidats retenus est entre 18 et 40 ans. Ces demandeurs d’emploi ont une caractéristique, ils doivent venir des deux communes de la collectivité, Dembéni et Mamoudzou. Ils ont été recrutés dans les structures locales comme les centres communaux d’action sociale (CCAS) ou auprès des inscrits à France Travail. « Ça va permettre d’offrir un avenir à des jeunes Mahorais et leur permettent d’acquérir une expérience professionnelle au sein d’un événement mondial », espère le président de la collectivité, rappelant que le chômage des jeunes est de 30% sur l’île.

Par qui ils sont formés ?

En même temps qu’elle finance le projet à hauteur de 228.000 euros, la collectivité a noué des partenariats avec France Travail et Ladom (L’agence de l’Outre-mer pour la mobilité). L’Organisation ingénierie développement formation (OIDF) assurera la formation en cinq groupes de douze. « Durant la formation de cinq mois, la rémunération des stagiaires sera prise en charge par France Travail. A l’issue des stages, l’acheminement en métropole des agents sera assuré par Ladom. »

A bout de la formation, ils auront droit à une carte d’agent de sécurité valable pendant cinq ans. Alors qu’ils seront sous la coupe de la société LPN, l’une des boîtes retenues pour l’événement, leurs contrats seront signés avec le consortium en charge de l’organisation des Jeux.

Et après ?

La société les recrutant étant basée en métropole, ils auront des opportunités d’être embauchés à plus long terme sur place. Sinon, les sociétés mahoraises se feront une joie d’embaucher des agents habitués aux grands événements. Même la Cadema pense également à ses projets comme le Caribus et les navettes maritimes. Pour le premier, qui sera en service cette année, il est acquis qu’il faudra des agents de sécurité aux terminus, tandis que les navettes maritimes (prévues en 2025) disposeront de contrôleurs.

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