Alors que le gouvernement a payé deux des dix mois d’arriérés réclamés par les agents de l’aérodrome de Mohéli la semaine dernière, les femmes de ménage travaillant à Ouani demandent elles aussi la régularisation de leur situation, au même titre qu’un prestataire de nettoyage qui compte également douze mois d’impayés.
Plus d’une semaine après leurs collègues de l’aéroport de Mohéli, les agents d’entretien de l’aérodrome de Ouani, à Anjouan, sont montés au créneau vendredi pour réclamer la régularisation de leur situation salariale, dont le volume des arriérés donne déjà le tournis. Selon les cinq femmes de ménage qui organisaient la conférence, cela fait deux ans qu’elles n’ont pas été payées.
Recrutées depuis 2008 pour l’entretien de l’aéroport de Ouani, elles assurent qu’entre 2024 et 2026, seuls quatre mois de salaire leur ont été versés.
« Nous sommes les femmes de ménage de l’aéroport de Ouani. Cela fait un peu plus de deux ans que nous ne sommes pas payées. Nous ne sommes pas des personnes venant de l’extérieur, mais des employées de l’aéroport, disposant de Au total, elles sont huit femmes à assurer l’entretien, mais l’une d’entre elles, actuellement malade, se trouverait à Mayotte pour des soins. Il faut savoir que cette énième conférence sur les impayés intervient quelques jours après la sortie médiatique des agents de l’aérodrome de Mohéli, qui réclamaient dix mois d’arriérés. Eux ont promis de ne pas faire grève. Au lendemain de leur déclaration, l’État a versé seulement deux mois de salaire. C’est d’ailleurs à cause de cette méthode que les arriérés se sont accumulés, avait expliqué Baco Style, agent de l’aérodrome de Mohéli, dans une intervention filmée et publiée en ligne. Les femmes de ménage de l’aérodrome de Ouani en appellent elles aussi au président Azali Assoumani et à la ministre des Transports aérien et maritime, Yasmine Hassane Alfeine, originaire d’Anjouan. Les conférencières assurent que, malgré le passage d’un prestataire de nettoyage qui a fini par partir à cause des impayés, aucune décision de licenciement ne leur a jamais été notifiée. « Dernièrement, nous avons entendu que les employés des trois aérodromes ont perçu deux mois de salaire. Mais, à la surprise générale, sur nos comptes, il n’y avait rien. On nous fait travailler gratuitement, ce n’est pas juste. Nous sommes des mères avec des enfants, certaines sont des veuves. Aujourd’hui, nous sommes là devant l’État, devant le Président, pour lui faire part de nos revendications. Nous souffrons. Quand on appelle Moroni, on nous dit que ce sont la ministre des Transports et la directrice régionale qui ont les signatures. Or nous savons que la direction de l’aéroport de Ouani n’a pas les moyens, car les recettes ne rentrent pas directement dans ses caisses », a poursuivi Chakila Said. Journaliste presse écrite basé aux #Comores. Travaille chez @alwatwancomoreJamais licenciées
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