« L’accès aux soins à Mayotte reste un paradoxe : la population augmente, mais les moyens restent insuffisants. » La journée de l’éthique au Centre hospitalier de Mayotte (CHM) s’est déroulée le 26 janvier en présence de la direction, de soignants et du parquet. Trois mots d’ordre pour cette journée : comprendre, analyser et construire. Les échanges ont permis d’évoquer le contexte social très particulier de Mayotte qui complique l’accès aux soins.
Le séminaire s’est ouvert sur le témoignage de la cheffe du service de médecine. Tiraillés entre bonne volonté et épuisement professionnel, les soignants s’efforcent de soigner les patients du mieux qu’ils peuvent au vu des conditions de travail. La cheffe de service évoque un « sous-effectif inadmissible » pour les médecins mais aussi pour le personnel paramédical. L’objectif commun du personnel du CHM ? Que le renoncement aux soins ne soit plus d’actualité sur cette île.
Le directeur des soins, Aynoudine Salime, a mis l’accent sur deux paradoxes mahorais dans le secteur médical. « Le premier, c’est que la population n’arrête pas d’augmenter alors que le nombre de soignants ne suit pas. » Un décalage qui rend l’accès aux soins déjà difficile. Second paradoxe : la méconnaissance du système de santé français par les étrangers. « Sur cette île, certaines personnes rencontrent des difficultés pour se faire soigner, car les soins sont coûteux, alors que, dans leur représentation sociale, les soins sont censés être gratuits. »…
Journaliste passionnée par les sujets de société, vous me retrouverez souvent dans les rubriques éducation, santé et environnement. Quand je ne suis pas sur le terrain ou en train de rédiger un article, j'explore les merveilles naturelles de Mayotte.





































