Délivrances au compte-gouttes, médicaments essentiels indisponibles, tarifs opaques : au Centre hospitalier de Mayotte (CHM), des médecins décrivent une organisation de la pharmacie hospitalière qui, selon eux, compromet la continuité des soins pour les patients non affiliés à la sécurité sociale.
Au CHM, la pharmacie hospitalière est un passage obligé. Elle fournit les traitements aux patients hospitalisés, assure la rétrocession de certains médicaments, et constitue, pour les patients non affiliés à la sécurité sociale, la seule possibilité d’accéder gratuitement à des traitements médicaux. Ces patients, exclus des pharmacies de ville faute de couverture sociale – l’Aide médicale de l’État (AME) n’existant pas à Mayotte – dépendent entièrement de l’hôpital public.
Mais cette dépendance s’accompagne de règles que les soignants peinent à comprendre et à expliquer à leurs patients. « On ne sait pas qui décide, ni sur quels critères », confie un médecin. Les décisions seraient communiquées oralement au fil des situations sans jamais être formalisées par écrit…
Passionnée par la petite et la grande histoire d'hier et d'aujourd'hui j'aime raconter le quotidien des personnes qui fondent un territoire.





































