Non, un porteur du Covid n'est pas confiné au RSMA

Non, un porteur du Covid n'est pas confiné au RSMA

L'un des 69 rapatriés des Comores a été dépisté positif au Covid-19, a révélé le préfet mardi. Mais ce patient n'a jamais, contrairement aux autres voyageurs, intégré la caserne militaire de Combani afin d'y être placé en quatorzaine. En revanche, cette personne ayant contracté le virus depuis l'Union des Comores, les autres confinés du RSMA deviennent à leur tour de potentiels porteurs.

L'information dévoilée hier matin par le préfet n'est pas passée inaperçue : « Une personne rentrée des Comores lundi soir a été testée positive au Covid-19 », a annoncé Jean-François Colombet au cours d'une audioconférence. Face au manque de précisions apportées sur le sujet par le délégué au gouvernement, certains ont d'abord cru que cette personne avait ou était encore placée en quatorzaine au sein du RSMA, avec les 65 autres rapatriés. Mais il n'en est rien.

Comme nous l'expliquions dans l'édition de Flash Infos du mercredi 15 avril, tous ces voyageurs ont été médicalement contrôlées dès leur arrivée sur le tarmac. Cet examen sanitaire avait ainsi conduit trois personnes au CHM, l'une d'entre elles présentant effectivement des symptômes inquiétants, qui se sont effectivement avérés être ceux du Coronavirus. En bon état de santé général, le patient n'a ensuite non pas rejoint la caserne de Combani, mais bel et bien son domicile où il est évidemment soumis au confinement strict. « Nous nous sommes assurés que ses conditions de vie permettaient de rester confiné chez soi », a assuré Dominique Voynet, directrice de l'agence régionale de santé. « Comme tous les autres porteurs, nous suivons régulièrement cette personne », à propos de laquelle aucune information plus précise n'a été communiquée, si ce n'est qu'elle avait séjourné un mois aux Comores avant de regagner Mayotte. Autrement dit, c'est bien sur le sol des îles voisines que le Coronavirus a été contracté, alors que le gouvernement comorien assurait jusqu'alors que la maladie ne circulait pas dans le pays.

Mais, quid des autres voyageurs qui deviennent alors de potentiels cas contacts ? « Nous n'avons pas d’inquiétude particulière les concernant », a tempéré Dominique Voynet. « Ils portaient tous un masque au moment de monter dans l'avion. Mais cela n'exclue pas que d'autres personnes aient pu contracter la maladie aux Comores. » Ainsi, en plus du passage quotidien d'une infirmière entre les murs de la caserne militaire, d'autres médecins assureront le suivi des confinés. « Avec l'infectiologue et l'épidémiologiste de notre équipe, nous envisageons de tous les dépister d'ici la semaine, ce qui nous laisserait le temps d'avoir, potentiellement, de premiers cas positifs. », a commenté encore l'ARS. Auquel cas, aucun autre dépistage systématique n'aura lieu dans 14 jours, quand les rapatriés pourront regagner leurs domiciles.

Deux évacuations du RSMA en moins de 24 heures

Comme nous le dévoilions hier, un enfant âgé non pas de trois mais de quatre ans a effectivement été évacué par ambulance du RSMA mardi soir, alors qu'il était fiévreux et sembler présenter quelques difficultés respiratoires. Sa mère, également confinée dans la caserne de Combani n'avait alors pas pu l'accompagner jusqu'au CHM, où le garçonnet a pu retrouver son père, infirmier, avant d'être dépisté négativement et de regagner le domicile familial.

Un octogénaire atteint de maladie chronique grave a également quitté le RSMA mercredi matin après avoir été ausculté par un médecin. Cette personne, munie lors du débarquement de plusieurs attestions médicales faisant état du risque que pouvait représentait pour sa santé un confinement collectif, avait été contrôlée à l'aéroport et les médecins avaient estimé que son état n'allait pas à l'encontre de son transfert à Combani. Mais toutefois fragile, il a lui aussi, été prise en charge au CHM, sans y être toutefois dépisté puisque non fiévreux. L'homme a également été placé en confinement à domicile.

 

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