Le personnel des PMI manifeste dans les couloirs du Département

Le personnel des PMI manifeste dans les couloirs du Département

Scène peu habituelle au Conseil départemental : des salariés ont manifesté dans les locaux de l'institution pour exprimer leur colère face au manque de moyens dont ils souffrent actuellement.

 

Une trentaine de salariés des PMI (Protection maternelle et infantile) service départemental, ont manifesté dans les couloirs du Conseil départemental. Ils réclament depuis plusieurs mois du matériel de base (exemple : du savon) dont ils manquent. Le vice-président en charge du social Issa Abdou a rencontré le personnel médical en colère afin d'entendre leurs revendications. D'après le conseiller départemental, un problème au niveau des bons de commande serait à l'origine de la pénurie. “J'ai pourtant signé ces bons, mais visiblement ils ne sont pas partis. Nous allons donc nous réunir lundi avec les délégués du personnel pour réaliser une liste exhaustive des produits à acheter. Ça, c'est l'urgence absolue”, explique l'élu départemental. À moyen terme, le viceprésident s'est engagé également à ce que des petits travaux soient réalisés dans les deux mois dans divers centres de PMI. “On nous a signalé des fenêtres cassées que nous allons réparer. Nous allons également élaguer les espaces verts des PMI”, détaille-t-il. Enfin à long terme, le vice-président rappelle que 10 nouvelles PMI doivent voir le jour d'ici 2021. Un engagement qui s'inscrit dans le plan de mandature du président Soibahadine Ibrahim. E nfin, Issa Abdou souligne que le Département doit faire face à des obstacles de taille comme l'absence de compensation financière pour les PMI depuis le transfert en 2006 de l'État au département. “C'est une compensation que nous réclamons corps et âme depuis des années”, lance-t-il. Enfin, à noter également l'absence d'aide médicale d'État. Une subvention qui serait pourtant bienvenue pour couvrir la demande liée à l'immigration sanitaire en provenance principalement de l'Union des Comores. “On ne dit pas cela pour se dérober, mais à l'heure actuelle, on essaie de se débrouiller avec les moyens qu'on a”, constate le conseiller départemental. 

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